Avec sa ligne étirée et ses nombreux équipements technologiques, la Maybach du XXIe siècle, revisitée par DaimlerChrysler et présentée pour la première fois au Mondial de l’automobile à Paris, détonne dans le monde conventionnel des voitures de prestige. La nouvelle Maybach existe en deux versions : La « 62 », 6,16 mètres de longueur et 465 000 euros pièce, et la « 57 », 5,73 mètres et 375 000 euros, soit 130 000 de plus qu’une Rolls Silver Seraph. DaimlerChrysler va produire cinq exemplaires par jour, dans son fief de Sindelfingen (sud-ouest de l’Allemagne) et compte vendre environ un millier de Maybach par an, dans un marché des voitures de luxe évalué à 8 000 unités. Bentley et Rolls avaient quelque peu figé le genre, faute de réelle concurrence : calandre verticale, capot immense, formes plutôt carrées. La Maybach quant à elle montre des contours étirés et plus fluides. La limousine fait la part belle aux aménagements intérieurs avec une débauche de confort : siège complètement inclinable, comme ceux des « première classe » en avion, habitacle orné de plus de 100 pièces en bois et 200 étoffes de cuir, le tout assemblé à la main, toit panoramique vitré à base de cristaux liquides devenant transparent ou opaque sous simple pression. Bar réfrigéré, deux écrans vidéo, deux téléphones, climatisation, système audio de 600 watts et 21 haut-parleurs, sans oublier le clip censé retenir la flûte à champagne : Daimler veut avoir pensé à tout. La limousine, dont le logo représente un double M pour Maybach Manufaktur enserrés dans un triangle, n’est pas exactement un modèle de vertu environnementale : son moteur V12 de 5 500 centimètres cubes à double turbo consomme 25 litres aux 100 kilomètres. En circulation urbaine. La nouvelle Maybach ressemble peu à son illustre ancêtre, dont quelque 1 800 exemplaires seulement ont été produits au cours des deux décennies 1920 et 1930. Son créateur, l’ingénieur Wilhem Maybach (1846-1929), était un proche collaborateur de l’entrepreneur Gottlieb Daimler, l’un des fondateurs du groupe Daimler-Benz, devenu depuis DaimlerChrysler. Avec son fils Karl, il fonde en 1909 la Maybach Motorenbau, qui fabrique les moteurs des dirigeables Zeppelin. Le Traité de Versailles, qui interdit à l’Allemagne de produire du matériel militaire, incite Karl Maybach à se tourner vers l’automobile de luxe. Le groupe connaîtra son apogée au début des années 30, avec son modèle DS 8 Zeppelin à moteur V12 qui pouvait atteindre 170 km/h, avant de sombrer avec la Seconde Guerre mondiale.
Avec sa ligne étirée et ses nombreux équipements technologiques, la Maybach du XXIe siècle, revisitée par DaimlerChrysler et présentée pour la première fois au Mondial de l’automobile à Paris, détonne dans le monde conventionnel des voitures de prestige. La nouvelle Maybach existe en deux versions : La « 62 », 6,16 mètres de longueur et 465 000 euros pièce, et la « 57 », 5,73 mètres et 375 000 euros, soit 130 000 de plus qu’une Rolls Silver Seraph. DaimlerChrysler va produire cinq exemplaires par jour, dans son fief de Sindelfingen (sud-ouest de l’Allemagne) et compte vendre environ un millier de Maybach par an, dans un marché des voitures de luxe évalué à 8 000 unités. Bentley et Rolls avaient quelque peu figé le genre, faute de réelle concurrence : calandre verticale, capot immense, formes plutôt...
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