La publication hier d’une série d’indicateurs économiques américains encourageants est venue soutenir le dollar face aux autres grandes monnaies, surtout l’euro. À cet égard, les opérateurs ont évoqué la hausse de 1,9 % des ventes de logements neufs aux États-Unis en août avec un volume de 996 000 unités, au plus haut depuis 1992, ainsi que la baisse moins forte que prévu de 0,6 % des commandes de biens durables pendant la même période, alors que les analystes tablaient sur une chute de 2,9 %. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre que le nombre des demandeurs d’allocations chômage aux États-Unis a diminué de 24 000 la semaine dernière pour ne pas dépasser 406 000, à la suite de plusieurs créations d’emplois non agricoles entraînées vraisemblablement par une reprise de l’économie. L’euro, qui s’échangeait donc au-dessus du seuil de 0,98 $ peu avant la publication de ces chiffres américains, a immédiatement décroché. Il devait aussi souffrir de la perspective d’un creusement des déficits budgétaires des pays de la zone euro, après que l’Allemagne eut fait savoir hier que son déficit public s’est creusé au premier semestre pour atteindre 58 mds EUR, soit 20 mds EUR de plus qu’à la même période de 2001. Pourtant, les craintes d’une guerre en Irak et le retournement de la tendance à la Bourse électronique Nasdaq ont empêché le dollar de se renforcer davantage. En effet, il s’est finalement négocié à New York à 0,9768 pour un euro contre 0,9775 la veille, à 1,5570 pour un sterling contre 1,5580, à 1,5015 FS contre 1,4990 et à 122,25 yens contre 122,80. Les grandes Bourses poursuivent leur hausse mais le Nasdaq décroche En Bourse, les marchés américains des actions ont été diversement orientés hier, Wall Street regagnant finalement 1,98 % et le Nasdaq retombant dans le rouge sur des ventes bénéficiaires pour céder 0,05 % en clôture. Selon les professionnels, la cote continuait de bénéficier d’achats d’embellissement de portefeuilles à l’approche de la fin du trimestre. Mais le plongeon du premier équipementier mondial en télécoms Nortel, après avoir révisé en nette baisse ses prévisions de chiffre d’affaires et de résultats au 3e trimestre est venu affecter le secteur de la haute technologie, ajoute-t-on dans ces mêmes milieux. Pour ce qui est des Bourses européennes, elles ont poursuivi leur mouvement ascensionnel de la veille en l’accentuant, après la publication de statistiques américaines rassurantes sur l’état de la première économie mondiale. Dans ce contexte de soulagement, les valeurs qui ont le plus souffert ces derniers temps étaient celles qui avaient enregistré le plus fort rebond. À Beyrouth, l’offre du dollar s’est un peu développée hier à la suite d’ajustements de positions de change à l’approche de la clôture mensuelle et trimestrielle des comptes bancaires. Mais, avec le maintien de la BDL de sa fourchette d’intervention en l’état, il continuait à être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié autour de 1 514 LL. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la hausse de 11 851 actions A de Solidere de 4 1/8 à 4 1/4 $ et de 1 000 actions C de la Byblos Bank de 1 4/32 à 1 8/32 $ d’un côté, et la baisse de 1 250 actions B de Solidere de 4 1/2 à 4 3/8 $ et de 30 000 actions de Holcim de 19/32 à 18/32 $ d’un autre côté. Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La publication hier d’une série d’indicateurs économiques américains encourageants est venue soutenir le dollar face aux autres grandes monnaies, surtout l’euro. À cet égard, les opérateurs ont évoqué la hausse de 1,9 % des ventes de logements neufs aux États-Unis en août avec un volume de 996 000 unités, au plus haut depuis 1992, ainsi que la baisse moins forte que prévu de 0,6 % des commandes de biens durables pendant la même période, alors que les analystes tablaient sur une chute de 2,9 %. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre que le nombre des demandeurs d’allocations chômage aux États-Unis a diminué de 24 000 la semaine dernière pour ne pas dépasser 406 000, à la suite de plusieurs créations d’emplois non agricoles entraînées vraisemblablement par une reprise de l’économie. L’euro,...