Aucun Libanais de Côte d’Ivoire n’a encore demandé à être évacué de ce pays, a indiqué hier le président de la branche africaine de l’Union libanais culturelle dans le monde (ULCM) Négib Zaher, lui-même résidant à Abidjan. Tant que les médiations internationales sont en cours, les Libanais ont tendance à vouloir rester sur place. Ils observent et attendent, a-t-il ajouté. M. Zaher a demandé à Beyrouth d’envoyer un émissaire chargé de rassurer les Libanais résidant en Côte d’Ivoire et de prendre contact avec les officiels ivoiriens. Sur une colonie évaluée à plus de vingt mille personnes, seuls quelque 350 Libanais se trouvent dans une situation plutôt incertaine, à l’heure actuelle, apprend-on de source diplomatique. Ces Libanais habitent dans les provinces contrôlées par les mutins.Ils sont localisés, essentiellement, dans les villes de Courrougou (46) et de Bouaké (290), à environ 500 kilomètres de la capitale ivoirienne. Le directeur général des Émigrés au ministère des Affaires étrangères, Haytham Jomaa, est parvenu à les joindre tous et à se rassurer sur leur sort. Des contacts sont pris afin qu’en cas de danger, ils soient évacués avec d’autres ressortissants étrangers, notamment des Français et des Américains. Ainsi, les Libanais de Bouaké pourraient êre évacués incessamment vers la capitale par les troupes héliportées françaises stationnant à Yamoussoukro. Les chiffres Le nombre de Libanais résidant en Côte d’Ivoire varie selon les sources. Vingt mille d’entre eux sont enregistrés à l’ambassade du Liban, mais selon la direction des Émigrés, leur nombre effectif serait de 50 000. Le président de la branche africaine de l’Union libanaise culturelle dans le monde (ULCM), lui, évalue cette présence à 70 000. Le président de la branche africaine de l’ULCM a toutefois indiqué qu’un plan de sauvetage d’urgence a été mis au point, à Abidjan, en coopération avec l’ambassadeur du Liban Issam Moustapha. L’évacuation de quelque 15 000 ressortissants sur un total de 70 000 coûterait près de 15 millions de dollars, a-t-il précisé, évoquant le précédent de Sierra Leone, où l’évacuation en catastrophe de la colonie libanaise avait été très coûteuse et désordonnée. Seuls le prince al-Walid ben Talal, Rafic Hariri et Nabih Berry avaient alors aidé financièrement les familles évacuées, a-t-il précisé. M. Zaher a conclu en demandant aux médias de soulever le cas des Libanais d’Abidjan et aux autres branches de l’ULCM de s’intéresser à leurs compatriotes du continent africain, « plutôt que de perdre leur énergie dans des congrès et des questions qui n’intéressent qu’eux ». « Le rôle des médias, dans ce domaine, est crucial », a-t-il conclu, demandant aux télévisions et aux journaux de faire connaître aux Libanais la situation de leurs compatriotes en Afrique.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Aucun Libanais de Côte d’Ivoire n’a encore demandé à être évacué de ce pays, a indiqué hier le président de la branche africaine de l’Union libanais culturelle dans le monde (ULCM) Négib Zaher, lui-même résidant à Abidjan. Tant que les médiations internationales sont en cours, les Libanais ont tendance à vouloir rester sur place. Ils observent et attendent, a-t-il ajouté. M. Zaher a demandé à Beyrouth d’envoyer un émissaire chargé de rassurer les Libanais résidant en Côte d’Ivoire et de prendre contact avec les officiels ivoiriens. Sur une colonie évaluée à plus de vingt mille personnes, seuls quelque 350 Libanais se trouvent dans une situation plutôt incertaine, à l’heure actuelle, apprend-on de source diplomatique. Ces Libanais habitent dans les provinces contrôlées par les mutins.Ils sont...