Le chef des inspecteurs en désarmement a présenté jeudi la nuit au Conseil de sécurité les arrangements pratiques et un calendrier qui devraient permettre aux premiers membres de son équipe d’arriver à pied d’œuvre à Bagdad le 15 octobre prochain. Pendant près de deux heures, Hans Blix, le chef de la Commission de contrôle, de vérification et d’inspection des Nations unies (Cocovinu) a rendu compte du premier entretien qu’il a eu mardi dernier avec les responsables irakiens au lendemain de l’annonce surprise du gouvernement de Bagdad qu’il acceptait le retour, après une absence de quatre ans, des inspecteurs en désarmement. M. Blix, selon ses propres déclarations ainsi que les informations recueillies auprès de diplomates ayant participé à la réunion, a présenté un calendrier, basé sur les résolutions du Conseil de sécurité, détaillant la tâche de la Cocovinu. « L’équipe avancée » devrait arriver à Bagdad le 15 octobre et commencer immédiatement les premières inspections. Cette arrivée aura été précédée, du 30 septembre au 2 octobre à Vienne (Autriche), d’entretiens entre Hans Blix et ses interlocuteurs irakiens sur les modalités pratiques du travail de la Cocovinu. L’idée de Blix, a indiqué un diplomate sous le couvert de l’anonymat, est « de clarifier toutes les difficultés envisageables, de bien fixer la règle du jeu pour éviter les malentendus ». Les deux premiers mois seront ensuite, selon ce calendrier, consacrés essentiellement au recrutement des inspecteurs, à la mise en place des communications et du système de transport aérien. Cette période permettra également de commencer l’analyse des rapports que l’Irak doit fournir tout les six mois sur l’État de son désarmement et dont il avait arrêté la livraison en décembre 1998 lors du retrait des inspecteurs à la veille d’une campagne anglo-américaines de bombardements aériens. Durant les soixante jours suivants, les inspecteurs compareront l’État actuel des sites avec celui qui prévalait lors de leur dernier passage et remettront en place les matériels de mesure et de surveillance. C’est aussi alors que sera établie l’étape suivante du programme de travail qui devra être soumise pour discussion et adoption au Conseil de sécurité le 15 février. Le délai de 120 jours à l’issue duquel doit être annoncé que le régime de contrôle et vérification est « pleinement opérationnel » et confirmer la coopération des autorités irakiennes commencera à courir à partir de ce moment-là. John Negroponte, l’ambassadeur des États-Unis à l’Onu, a été le premier à prendre la parole après Hans Blix, et, affirme un diplomate présent dans la salle, il n’a pas élevé de protestations sur le plan de travail et le calendrier. La prochaine occasion des quinze membres du Conseil de discuter ensemble de l’Irak sera, lundi prochain, lors du déjeuner mensuel traditionnel avec le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan. La question d’une nouvelle résolution musclée demandée par les États-Unis y tiendra la place principale. Même la Russie, qui s’est jusqu’ici opposée à une intervention militaire, pourrait accepter un nouveau texte, selon des indications de diverses sources.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le chef des inspecteurs en désarmement a présenté jeudi la nuit au Conseil de sécurité les arrangements pratiques et un calendrier qui devraient permettre aux premiers membres de son équipe d’arriver à pied d’œuvre à Bagdad le 15 octobre prochain. Pendant près de deux heures, Hans Blix, le chef de la Commission de contrôle, de vérification et d’inspection des Nations unies (Cocovinu) a rendu compte du premier entretien qu’il a eu mardi dernier avec les responsables irakiens au lendemain de l’annonce surprise du gouvernement de Bagdad qu’il acceptait le retour, après une absence de quatre ans, des inspecteurs en désarmement. M. Blix, selon ses propres déclarations ainsi que les informations recueillies auprès de diplomates ayant participé à la réunion, a présenté un calendrier, basé sur les résolutions...