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Actualités - Chronologie

Des extrémistes auraient cherché à instaurer un régime islamique en Malaisie

Les déclarations des autorités de Singapour et les aveux d’un activiste emprisonné à Manille tendent à montrer qu’une organisation radicale nourrirait ou aurait nourri un projet de guerre sainte destiné à créer un État islamique en Malaisie. Les autorités singapouriennes ont annoncé hier que les activistes musulmans arrêtés depuis décembre dernier dans leur ville avaient pour dessein de semer la discorde entre Singapour et la Malaisie en vue de porter au pouvoir un régime islamique à Kuala Lumpur. Certains des 21 hommes arrêtés le mois dernier – tous de nationalité singapourienne – avaient établi une étroite surveillance de l’aéroport Changi de Singapour, d’un bâtiment de la marine américaine, de plusieurs usines chimiques et réservoirs d’eau, qui auraient pu devenir des cibles, affirme le ministère singapourien de l’Intérieur. « L’objectif était de créer en Malaisie et à Singapour une situation propice au renversement du gouvernement de Kuala Lumpur et à faire de la Malaisie un État islamique », a déclaré le ministère dans un communiqué. Singapour, qui abrite une base de soutien logistique de la marine américaine, a également arrêté depuis décembre 12 de ses ressortissants ainsi qu’un Malaisien qui préparaient des attentats contre l’ambassade des États-Unis et d’autres objectifs. La Malaisie a arrêté pour sa part plusieurs dizaines de personnes. Les deux pays estiment que tous ces suspects appartiennent au Jemaah Islamiah (JI), organisation qui entretiendrait des liens avec le réseau el-Qaëda. Non loin de là, à Manille, un responsable indonésien du JI a informé la police philippine des projets d’attentats de son organisation contre des objectifs occidentaux en vue de créer un État islamique dans la région. Fathur Rohman al-Ghozi, qui a lui-même avoué appartenir au JI, a fait ces révélations à la police en juillet, mais la copie de ses déclarations n’a été obtenue qu’hier, alors que l’homme comparaissait devant des procureurs du ministère de la Justice. Cet homme de 31 ans purge à Manille une peine de 18 ans de prison pour détention illégale d’explosifs et pour faux et usage de faux. « Les personnes qui m’ont ordonné d’acheter les explosifs sont Faiz et Hambali, qui voulaient les utiliser dans leur projet de jihad dans le Sud-Est asiatique », déclare al-Ghozi. Ce dernier avait l’intention d’acheter, au total, cinq à sept tonnes d’explosifs pour les acheminer ensuite à Singapour. Al-Ghozi devait aussi se mettre en quête de contacts aux Philippines concernant le projet d’État islamique, qui aurait compris des régions des Philippines, de Malaisie ainsi que Singapour.
Les déclarations des autorités de Singapour et les aveux d’un activiste emprisonné à Manille tendent à montrer qu’une organisation radicale nourrirait ou aurait nourri un projet de guerre sainte destiné à créer un État islamique en Malaisie. Les autorités singapouriennes ont annoncé hier que les activistes musulmans arrêtés depuis décembre dernier dans leur ville avaient pour dessein de semer la discorde entre Singapour et la Malaisie en vue de porter au pouvoir un régime islamique à Kuala Lumpur. Certains des 21 hommes arrêtés le mois dernier – tous de nationalité singapourienne – avaient établi une étroite surveillance de l’aéroport Changi de Singapour, d’un bâtiment de la marine américaine, de plusieurs usines chimiques et réservoirs d’eau, qui auraient pu devenir des cibles, affirme le...