Le dollar s’est tassé hier sur les marchés des changes internationaux, affaibli par la bourse, des indicateurs économiques américains décevants et le risque d’une guerre des États-Unis contre l’Irak. Il s’agit en fait d’un environnement négatif sous plus d’un rapport pour le dollar que de nouvelles positives pour les autres monnaies, notamment l’euro. À cet égard, les opérateurs ont relevé la faiblesse de Wall Street après les avertissements sur résultats publiés par de grands groupes américains. Il en est de même de la baisse de 2,2 % des mises en chantier de logements aux États-Unis en août et le niveau élevé des demandes d’allocations chômage la semaine dernière (424 000) supérieur aux attentes. Et enfin les risques d’une guerre menée par les États-Unis seuls ou avec la Grande-Bretagne contre l’Irak, après que le président George W. Bush eut demandé hier au Congrès l’autorisation d’utiliser l’armée américaine contre Bagdad, avertissant que Washington agirait si l’Onu ne le faisait pas. Dans ce contexte, la monnaie unique européenne n’a guère pâti hier de la nette baisse de 0,9 % de la production industrielle dans la zone euro en juillet ni de l’avertissement de la BCE qu’il existe actuellement des risques de dégradation des perspectives économiques dans cette zone. Il en est de même du sterling qui ne s’est pas ressenti aussi de l’annonce par l’Office national des statistiques que les finances publiques britanniques ont enregistré un déficit de 2,236 mds £ en août contre un excédent de 6,863 mds £ en juillet. En effet, le dollar est retombé à New York à 0,9865 pour un euro contre 0,9775 la veille, à 1,5565 pour un sterling contre 1,5495, à 1,4830 FS contre 1,5020 et à 121,35 yens contre 121,65. Les Bourses mises à mal par les avertissements des sociétés et l’économie En Bourse, les marchés américains des valeurs mobilières sont restés obstinément dans le rouge hier, Wall Street perdant 2,82 % et le Nasdaq 2,85 %. La cote américaine a été plombée par les mauvais résultats de sociétés dont Electronic Data Systems et Morgan Stanley, des chiffres économiques médiocres sur le plan de la construction et de l’emploi et une instabilité persistante en Israël et en Irak. Cela étant, l’annonce par la banque de Réserve de Philadelphie que son indice d’activité des entreprises industrielles a affiché +2,3 en septembre contre -3,1 en août est passée comme inaperçue, bien que la hausse de cet indice au-dessus de zéro signifie que l’économie progresse. De leur côté, les Bourses européennes ont terminé une nouvelle fois en baisse, souffrant des « profit warnings » émanant d’importantes sociétés, dont Sodexho Alliance, et du ralentissement économique dans la zone euro. À Beyrouth, l’activité s’est nettement contractée hier sur le marché des changes, l’offre du dollar demeurant très réticente alors que la demande se limitait toujours aux besoins commerciaux courants. L’action de la BDL est venue encore une fois déterminer la tendance du billet vert, le faisant fixer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL d’un côté, pendant qu’il se négociait d’un autre côté entre 1 513,75 et 1 514,25 LL. À la Bourse de Beyrouth, toujours désertée, la séance d’hier s’est limitée à la négociation de 4 741 actions A de Solidere seulement à 4 1/8 $ (inch). Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le dollar s’est tassé hier sur les marchés des changes internationaux, affaibli par la bourse, des indicateurs économiques américains décevants et le risque d’une guerre des États-Unis contre l’Irak. Il s’agit en fait d’un environnement négatif sous plus d’un rapport pour le dollar que de nouvelles positives pour les autres monnaies, notamment l’euro. À cet égard, les opérateurs ont relevé la faiblesse de Wall Street après les avertissements sur résultats publiés par de grands groupes américains. Il en est de même de la baisse de 2,2 % des mises en chantier de logements aux États-Unis en août et le niveau élevé des demandes d’allocations chômage la semaine dernière (424 000) supérieur aux attentes. Et enfin les risques d’une guerre menée par les États-Unis seuls ou avec la Grande-Bretagne contre...