La chute des cours du brut après le revirement spectaculaire de l’Irak a soulagé l’Opep, qui s’achemine vers l’annonce, aujourd’hui à Osaka, d’un maintien du plafond de production pour encore deux ou trois mois. Selon des sources proches de l’Opep, le cartel pourrait se retrouver à nouveau avant la fin de l’année – soit avant le mois de jeûne musulman du ramadan qui tombe la première semaine de novembre, soit après – pour réexaminer la situation du marché et décider de la conduite à suivre pour la période suivante. L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a été pressée par les pays consommateurs d’assurer une offre suffisante sur le marché à l’approche de l’hiver, arguant d’une hausse saisonnière de la demande. Pour le marché, l’absence d’une offre suffisante de brut au dernier trimestre, associée à des prix élevés, risquerait de compromettre une reprise économique fragile. Or, un consensus commence à se dégager au sein de l’Opep pour ne pas modifier le plafond de production, fixé depuis janvier à 21,7 millions de barils par jour (mbj), en estimant que le marché est surapprovisionné et qu’il n’est pas nécessaire de libérer une plus grande quantité de pétrole. L’Opep s’est fixé ce plafond pour soutenir les prix et les maintenir dans une fourchette comprise entre 22 et 28 dollars le baril. Le ministre koweïtien du Pétrole par intérim, Ahmad Fahd al-Ahmad al-Sabah, a fait état mercredi soir d’un « accord de principe » obtenu au sein de l’Opep pour maintenir inchangé le niveau de production. Il s’exprimait à la sortie d’une rencontre informelle avec le ministre saoudien du Pétrole, Ali al-Nouaïmi, en présence de son homologue algérien, Chakib Khélil, et de son homologue qatariote, Abdallah ben Hamad al-Attiyah. En outre, plusieurs ministres de l’Opep ont affirmé que la hausse des prix du brut, qui ont flirté dernièrement avec les 30 dollars le baril à New York, est due à une « prime de guerre », dont une partie a disparu après la volte-face de l’Irak, et ne reflète pas le prix réel. Cette prime est estimée entre 3 et 5 dollars, selon les analystes, entre 0 et 8 dollars, selon l’Agence internationale de l’énergie. Dans ce concert de déclarations, deux pays manquent à l’appel : l’Arabie saoudite, chef du file du cartel, et l’Algérie. Le ministre saoudien du Pétrole a déjà indiqué à son arrivée qu’il ne ferait de déclaration qu’à l’issue de la réunion de jeudi. Jusqu’à présent, on prêtait à l’Arabie l’intention d’augmenter la production pour pouvoir, d’un côté, adresser un geste conciliant aux marchés et aux États-Unis, et satisfaire, de l’autre, les exigences de l’Algérie et du Nigeria d’une augmentation de leurs quotas. On a appris toutefois, de source proche d’une délégation de l’Opep, que la requête déposée par l’Algérie pour inscrire la question d’une meilleure répartition des quotas parmi les pays membres n’est pas encore officiellement à l’ordre du jour de la conférence. En effet, souligne-t-on, l’ordre du jour de la conférence a été discuté en août dernier à Genève par le conseil des gouverneurs de l’Opep, mais n’a pas encore été approuvé. Il doit l’être avant jeudi après-midi et on ignore donc encore si la question de la répartition des quotas y figurera.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La chute des cours du brut après le revirement spectaculaire de l’Irak a soulagé l’Opep, qui s’achemine vers l’annonce, aujourd’hui à Osaka, d’un maintien du plafond de production pour encore deux ou trois mois. Selon des sources proches de l’Opep, le cartel pourrait se retrouver à nouveau avant la fin de l’année – soit avant le mois de jeûne musulman du ramadan qui tombe la première semaine de novembre, soit après – pour réexaminer la situation du marché et décider de la conduite à suivre pour la période suivante. L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a été pressée par les pays consommateurs d’assurer une offre suffisante sur le marché à l’approche de l’hiver, arguant d’une hausse saisonnière de la demande. Pour le marché, l’absence d’une offre suffisante de brut au...