Guus Hiddink, adulé par toute la Corée du Sud pour avoir emmené la sélection nationale en demi-finale du Mondial en juin, retrouve la scène européenne aux commandes du PSV Eindhoven, ce soir à Auxerre pour la 1re journée de la Ligue des champions de football. « Coupe du monde ou Ligue des champions, il faut toujours se rapprocher de la perfection », assure le plus « Coréen » des Néerlandais, le seul entraîneur à avoir disputé deux demi-finales de Coupe du monde avec des sélections différentes, les Pays-Bas en 1998 et la Corée en 2002. Couvert d’honneurs en Corée – il a été fait citoyen d’honneur, a signé des contrats publicitaires mirifiques et profité de privilèges luxueux comme une maison de campagne, des billets d’avion première classe ou une limousine –, Hiddink a pourtant souhaité retrouver après le Mondial le quotidien d’un club, si possible européen. Vœu exaucé par le PSV Eindhoven, à la quête d’un successeur au Belge Eric Gerets. Un retour aux sources pour Hiddink, 55 ans, qui a apporté au PSV, en 1988, sa seule victoire en Coupe d’Europe des clubs champions, en plus de trois titres de champion des Pays-Bas (1987, 1988, 1989) et trois Coupes nationales (1988, 1989, 1990). Perfectionniste Déjà, la griffe du technicien néerlandais fait merveille sur l’équipe patronnée par la firme Philips où son passage sur le banc (1987-90) n’a laissé que de bons souvenirs. « Je n’entraîne pas le PSV de façon différente de la Corée du Sud. Je suis et je reste perfectionniste », insiste-t-il. Comme Guy Roux à Auxerre, Hiddink a le don de mettre ses joueurs en confiance en les poussant vers l’avant et de responsabiliser les jeunes. Du coup, le PSV a retrouvé cette saison une nouvelle âme alors que l’effectif est resté quasiment inchangé et a débuté son championnat par quatre victoires en quatre rencontres. Mais, alors que Guy Roux a voué sa vie au même club depuis 41 ans, Hiddink, après ses premiers succès avec le PSV, a multiplié les expériences en club (Fenerbahçe, Valence, Real Madrid et Betis Séville) et en sélection. Une vie de globe-trotter pour un personnage qui ne rechigne ni aux mondanités – la presse sud-coréenne lui reprochait avant le Mondial son goût pour les pages people des magazines au côté de sa petite amie – ni aux confidences – il a écrit son autobiographie, My way.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Guus Hiddink, adulé par toute la Corée du Sud pour avoir emmené la sélection nationale en demi-finale du Mondial en juin, retrouve la scène européenne aux commandes du PSV Eindhoven, ce soir à Auxerre pour la 1re journée de la Ligue des champions de football. « Coupe du monde ou Ligue des champions, il faut toujours se rapprocher de la perfection », assure le plus « Coréen » des Néerlandais, le seul entraîneur à avoir disputé deux demi-finales de Coupe du monde avec des sélections différentes, les Pays-Bas en 1998 et la Corée en 2002. Couvert d’honneurs en Corée – il a été fait citoyen d’honneur, a signé des contrats publicitaires mirifiques et profité de privilèges luxueux comme une maison de campagne, des billets d’avion première classe ou une limousine –, Hiddink a pourtant souhaité retrouver...