Il est des ouvrages qui paraissent à point nommé. Tel est le cas du recueil d’éditoriaux publiés en 1967, dans L’Orient, par René Aggiouri et qui paraît aujourd’hui aux Éditions Inter-Arabe (Paris). 1967, en effet, éclaire et explique 2002. À la lecture des textes réunis dans ce recueil, et qui remontent à 35 ans, on peut mesurer, par comparaison avec la situation en 2002, tout le chemin qui reste à parcourir aussi bien au Liban qu’au Proche-Orient. Sur le plan intérieur libanais, en 1967 comme aujourd’hui, un débat était engagé avec intensité sur la réforme de l’État et on pouvait constater l’émergence d’une opinion nouvelle qui laissait espérer le rajeunissement et la modernisation de la classe politique. Sur le plan régional, les efforts diplomatiques sont toujours aussi infructueux et, sur le terrain, en Palestine, les événements sont toujours aussi sanglants. À la lumière des commentaires et des analyses de Aggiouri, le temps présent reçoit un éclairage saisissant. Dès 1967, les États-Unis manifestaient leur volonté de monopoliser la recherche d’une solution au conflit arabo-israélien et d’imposer un nouvel ordre régional. Ils ont le monopole, mais toujours pas le résultat. Israël refuse toujours de rétrocéder les territoires conquis en 1967 à l’issue d’une guerre menée en partie pour le compte des États-Unis contre des régimes arabes accusés alors d’être inféodés à l’Union soviétique. Dans sa nouvelle guerre, cette fois contre le terrorisme, l’Amérique compte encore sur les services de son protégé : Israël. Comme en 1967 et avec la même partialité. Sleiman Frangié : témoignages et souvenirs Toujours dans le registre des livres politiques, il faut signaler la parution du très bel ouvrage (en arabe) de notre confrère, Georges Farchakh : Sleiman Frangié, témoignages et souvenirs. Ce livre couvre la période allant du 13 juin 1978 (date de la tuerie d’Ehden) au 23 juillet 1992 (date du décès de l’ancien président de la République (1970-1976). Pour les politologues, chercheurs et journalistes, comme pour le grand public, il s’agit là d’un travail présentant un intérêt majeur. En ces temps troublés, il est hautement souhaitable de revenir au passé pour comprendre le présent et tenter de préparer un avenir moins chargé d’orages qu’en ces jours sombres.
Il est des ouvrages qui paraissent à point nommé. Tel est le cas du recueil d’éditoriaux publiés en 1967, dans L’Orient, par René Aggiouri et qui paraît aujourd’hui aux Éditions Inter-Arabe (Paris). 1967, en effet, éclaire et explique 2002. À la lecture des textes réunis dans ce recueil, et qui remontent à 35 ans, on peut mesurer, par comparaison avec la situation en 2002, tout le chemin qui reste à parcourir aussi bien au Liban qu’au Proche-Orient. Sur le plan intérieur libanais, en 1967 comme aujourd’hui, un débat était engagé avec intensité sur la réforme de l’État et on pouvait constater l’émergence d’une opinion nouvelle qui laissait espérer le rajeunissement et la modernisation de la classe politique. Sur le plan régional, les efforts diplomatiques sont toujours aussi infructueux et, sur le...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
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