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Actualités - Analyse

Ciseaux et canifs suspects font le bonheur du tiers-monde

Ciseaux, canifs et autres nécessaires de manucure saisis sur les passagers en partance dans les aéroports de Milan, au nord de l’Italie, depuis les attentats du 11 septembre font le bonheur du tiers-monde, rapporte la presse italienne. Don Arturo, aumônier de l’aéroport de Milan-Malpensa, a eu l’idée de les récupérer pour les envoyer en Afrique, en Asie, en Amérique latine, là où dit-il « ce qui pour beaucoup d’entre nous est un accessoire de beauté, qu’on peut acheter partout et coûte autant qu’une place de cinéma, devient un instrument précieux pour des travaux d’artisans et de couture. Voire dans les hôpitaux ». « Les missions du monde entier me demandaient des petits ciseaux et moi je pouvais à peine en acheter une douzaine par an. Après les attentats de New York, j’ai vu qu’on en retirait des kilos à Malpensa qui finissaient au rebus. J’ai pris mon courage à deux mains et je suis allé les réclamer », a-t-il raconté au quotidien Corriere della Sera. L’aumônier catholique a ainsi récupéré et expédié 60000 pièces, soit deux tonnes de matériel issues des dons involontaires de passagers des deux aéroports de la grande ville du nord de l’Italie, Milan-Malpensa et Milan-Linate, ayant négligé la consigne de sécurité interdisant de monter dans l’avion avec des objets contondants. Gain de cette opération: 500000 euros, selon les calculs de Don Arturo, qui a fait des émules à Rome. La direction de l’aéroport de Fiumicino, à Rome, a donné la consigne de récupérer les petites lames séquestrées et a déjà livré deux camions entiers à des associations caritatives, selon le Corriere della Sera.
Ciseaux, canifs et autres nécessaires de manucure saisis sur les passagers en partance dans les aéroports de Milan, au nord de l’Italie, depuis les attentats du 11 septembre font le bonheur du tiers-monde, rapporte la presse italienne. Don Arturo, aumônier de l’aéroport de Milan-Malpensa, a eu l’idée de les récupérer pour les envoyer en Afrique, en Asie, en Amérique latine, là où dit-il « ce qui pour beaucoup d’entre nous est un accessoire de beauté, qu’on peut acheter partout et coûte autant qu’une place de cinéma, devient un instrument précieux pour des travaux d’artisans et de couture. Voire dans les hôpitaux ». « Les missions du monde entier me demandaient des petits ciseaux et moi je pouvais à peine en acheter une douzaine par an. Après les attentats de New York, j’ai vu qu’on en retirait des...