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L’écho des tambours de guerre affole les cours du pétrole

Chute mardi, nouvelle flambée mercredi et jeudi, les cours du pétrole sont de plus en plus volatils et approchent les niveaux atteints après le 11 septembre 2001, sur un marché rendu très nerveux par les menaces grandissantes d’une attaque contre l’Irak. Vers 13h00 GMT, le baril de Brent s’échangeait hier à 27,28 dollars à Londres, en hausse de 18 cents. Un cours qui se rapproche des pointes à 28 ou 29 dollars le baril atteintes à Londres après les attentats contre les États-Unis. Les dernières déclarations mercredi du président américain George W. Bush affirmant que Saddam Hussein représente « une menace sérieuse pour les États-Unis et aussi pour le monde » et que « ne rien faire face à cette sérieuse menace n’est tout simplement pas une option pour les États-Unis » ont été ressenties sur le marché pétrolier comme le début du compte à rebours. La hausse des cours est liée à plusieurs facteurs, selon les analystes. « Le premier est qu’une attaque contre l’Irak perturberait évidemment les exportations de Bagdad », explique Leo Drollas, économiste en chef du Centre for Global Energy Studies (CGES). Mais cet argument n’est pas fondamental, selon les experts. Le niveau des exportations irakiennes est actuellement faible, légèrement inférieur à un million de barils par jour. Une interruption pourrait être facilement compensée par le recours aux stocks stratégiques européens ou américains ou une hausse de production de l’Organisation des pays producteurs de pétrole (Opep). L’Arabie saoudite à elle seule possède une capacité de production inutilisée de 3 millions de barils par jour, rappelle cet expert. Toute la question est de savoir si elle est disposée à le faire. « Une hausse de la production saoudienne à la suite d’une attaque contre l’Irak est très difficile à défendre politiquement » pour Ryad confronté à une opinion publique largement antiaméricaine, souligne Leo Drollas. Plus inquiétante encore, pour le marché, est la possibilité d’un embargo, alors que les vingt-deux membres de la Ligue arabe ont proclamé hier au Caire leur opposition à une frappe contre l’Irak. « Le danger est que si les pays arabes et du Golfe continuent à s’opposer à toute attaque contre l’Irak et si les États-Unis passent à l’acte, les pays producteurs pourraient décider d’utiliser le pétrole comme moyen de pression sur Washington », juge Lawrence Eagles, analyste de la maison de courtage GNI. Même si ce scénario catastrophe a peu de chance de se produire, « il faut savoir qu’en cas d’embargo, les prix du pétrole pourraient flamber sans limite, à 60 ou même 100 dollars le baril », prévient cet analyste. C’est surtout ce risque que reflète la « prime de guerre » d’environ trois dollars, actuellement comprise dans les cours du brut. La volatilité des marchés « va continuer jusqu’à ce qu’on sache quelle action militaire va être entreprise », estime Leo Drollas. Parmi les facteurs-clés figure également la réunion de l’Opep le 19 septembre à Osaka au Japon, qui décidera d’un maintien ou d’une hausse de sa production. Les marchés suivront notamment avec attention l’Arabie saoudite, dont l’attitude donnera une indication sur l’état d’esprit de ce pays vis-à-vis des États-Unis.
Chute mardi, nouvelle flambée mercredi et jeudi, les cours du pétrole sont de plus en plus volatils et approchent les niveaux atteints après le 11 septembre 2001, sur un marché rendu très nerveux par les menaces grandissantes d’une attaque contre l’Irak. Vers 13h00 GMT, le baril de Brent s’échangeait hier à 27,28 dollars à Londres, en hausse de 18 cents. Un cours qui se rapproche des pointes à 28 ou 29 dollars le baril atteintes à Londres après les attentats contre les États-Unis. Les dernières déclarations mercredi du président américain George W. Bush affirmant que Saddam Hussein représente « une menace sérieuse pour les États-Unis et aussi pour le monde » et que « ne rien faire face à cette sérieuse menace n’est tout simplement pas une option pour les États-Unis » ont été ressenties sur le marché...