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Actualités - Chronologie

Un projet gazier semble enfin sur le point d’aboutir en Asie centrale

Après deux décennies d’intrigues géopolitiques et commerciales, plusieurs faux départs et de nombreux espoirs déçus, un important projet gazier, susceptible de constituer une manne pour le Turkménistan, l’Afghanistan et le Pakistan semble enfin sur le point d’aboutir. Depuis plus de 20 ans, les plans visant à construire un gazoduc de 1 500 km pour un coût de deux milliards de dollars afin de relier les vastes ressources du sous-sol turkmène au Pakistan, via l’Afghanistan, avaient été contrariés par la guerre. Mais la Banque asiatique de développement (ADB) affirme qu’en dépit de l’insécurité persistante en Afghanistan, le projet a progressé au cours des six derniers mois. « Nous sommes plus près de le lancer que nous ne l’avons jamais été au cours des 20 dernières années », dit Marshuk Ali Shah, directeur de l’ADB pour le Pakistan. « Ce projet a le potentiel de transformer l’économie régionale, apportant une prospérité sans précédent et une stabilité inconnue depuis très longtemps », ajoute-t-il. Les réserves en gaz de l’Asie centrale sont estimées à 235 trillions de mètres cubes, dont la plus grande partie se trouve au Turkménistan. Depuis l’éclatement de l’Union soviétique, l’intérêt des compagnies énergétiques occidentales pour l’Asie centrale est comparable à la ruée vers le pétrole du Moyen-Orient dans les années 1920. La chute des talibans fin 2001 a fait renaître les espoirs des compagnies pétrolières et gazières, et les négociations ont repris de plus belle. En mai, le nouveau président afghan Hamid Karzaï a signé un accord de principe avec ses homologues turkmène et pakistanais sur une participation au projet. En juillet, des représentants des trois pays se sont rencontrés pour poursuivre les négociations. Ils doivent se retrouver à Kaboul en septembre. De son côté, l’ADB a investi plus d’un million de dollars dans une étude de faisabilité. « Les choses progressent très vite (...) Ce projet n’appartient plus au domaine du fantasme. Nous pensons qu’il est viable », dit Naved Hamid, conseiller économique de l’ADB au Pakistan. Les investisseurs potentiels sont pourtant nerveux devant la poursuite de l’instabilité en Afghanistan, reconnaît M. Hamid. Ils seraient plus facilement convaincus « si le gazoduc allait jusqu’en Inde ».
Après deux décennies d’intrigues géopolitiques et commerciales, plusieurs faux départs et de nombreux espoirs déçus, un important projet gazier, susceptible de constituer une manne pour le Turkménistan, l’Afghanistan et le Pakistan semble enfin sur le point d’aboutir. Depuis plus de 20 ans, les plans visant à construire un gazoduc de 1 500 km pour un coût de deux milliards de dollars afin de relier les vastes ressources du sous-sol turkmène au Pakistan, via l’Afghanistan, avaient été contrariés par la guerre. Mais la Banque asiatique de développement (ADB) affirme qu’en dépit de l’insécurité persistante en Afghanistan, le projet a progressé au cours des six derniers mois. « Nous sommes plus près de le lancer que nous ne l’avons jamais été au cours des 20 dernières années », dit Marshuk Ali Shah,...