Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Israël autorise sous condition une réunion du Parlement palestinien

Israël a autorisé mardi la réunion du Conseil législatif palestinien (Parlement) le 9 septembre à Ramallah, tout en se réservant le droit d’en interdire l’accès aux personnes impliquées dans le « terrorisme », a indiqué un responsable israélien. Des responsables palestiniens ont aussitôt rejeté cette condition affirmant qu’Israël cherchait ainsi un prétexte pour empêcher la tenue de la réunion. Le Premier ministre israélien Ariel Sharon a autorisé cette réunion à la demande du ministre de la Défense Binyamin Ben Eliezer, a indiqué le responsable israélien qui a requis l’anonymat. Mais le coordinateur des activités israéliennes dans les territoires palestiniens, le général Amos Gilad, « a été chargé de s’assurer que les membres du Conseil impliqués dans des activités terroristes ne participent pas à cette réunion », a-t-il ajouté. « Le coordinateur, qui est le représentant du gouvernement israélien auprès des Palestiniens, est le seul qui puisse accorder les autorisations nécessaires pour permettre à un membre du Conseil législatif de se rendre de la bande de Gaza à Ramallah ou de se déplacer en Cisjordanie », a poursuivi ce responsable. « Il est évident que Sharon ne veut pas de la réunion du Conseil législatif et qu’il fait tout son possible pour la prévenir en posant des conditions », a déclaré le ministre palestinien de l’Information Yasser Abed Rabbo. Il a assuré néanmoins que « tous les membres du Conseil législatif participeront à la session », sans expliquer comment ils parviendraient à le faire en cas de refus israélien. L’armée israélienne occupe en effet depuis 10 semaines Ramallah et les autres villes palestiniennes de Cisjordanie et empêche la libre circulation des Palestiniens, y compris des députés. Le président de la commission politique du Parlement, Ziad Abou Amr, a estimé pour sa part que le Conseil « rejettera la condition israélienne qui transforme ses membres en cibles et leur interdit de se rendre à Ramallah ». « Nous n’irons pas à la réunion sans garantie internationale contre des arrestations par Israël », a-t-il souligné. Au cours de cette session, le Parlement doit notamment entériner la composition du nouveau gouvernement, mis en place par l’Autorité palestinienne à la suite de fortes pressions, notamment des États-Unis et d’Israël, pour des réformes au sein des institutions. M. Sharon s’était exprimé dimanche en Conseil des ministres contre la réunion du Parlement palestinien estimant qu’elle fournirait une « plate-forme » au président Yasser Arafat, dont Israël exige la mise à l’écart. En revanche, les deux principaux ministres travaillistes, M. Ben Eliezer et Shimon Peres (Affaires étrangères), avaient estimé que cette instance devait pouvoir se réunir.
Israël a autorisé mardi la réunion du Conseil législatif palestinien (Parlement) le 9 septembre à Ramallah, tout en se réservant le droit d’en interdire l’accès aux personnes impliquées dans le « terrorisme », a indiqué un responsable israélien. Des responsables palestiniens ont aussitôt rejeté cette condition affirmant qu’Israël cherchait ainsi un prétexte pour empêcher la tenue de la réunion. Le Premier ministre israélien Ariel Sharon a autorisé cette réunion à la demande du ministre de la Défense Binyamin Ben Eliezer, a indiqué le responsable israélien qui a requis l’anonymat. Mais le coordinateur des activités israéliennes dans les territoires palestiniens, le général Amos Gilad, « a été chargé de s’assurer que les membres du Conseil impliqués dans des activités terroristes ne participent...