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Athlétisme - Golden League de Bruxelles L’énigme Maurice Greene

La prestation fantomatique de l’Américain Maurice Greene, vendredi lors du 100 m de la réunion de Bruxelles, sixième étape de la Golden League d’a- thlétisme, a une nouvelle fois mis en évidence les limites actuelles du champion olympique. Sixième seulement d’une course remportée par son compatriote Tim Montgomery en 9 secondes 91/100, Greene s’est contenté d’un chrono de 10’’11, bien loin de son record du monde (9’’79). Son dernier chrono sous les 10 secondes remonte à la réunion de Monaco (9’’97), le 19 juillet. Pire, sur la piste du stade Roi Baudouin, le « Pitbull » du HSI (son groupe d’entraînement) a subi sa cinquième défaite cette année. Humiliant quand on prétend être « le roi du sprint ». La question revient donc de plus en plus souvent dans la bouche des observateurs : Greene, 28 ans, est-il sur le déclin ou bien, comme le prétend le sprinteur du Kansas lui-même, a-t-il volontairement levé le pied en 2002 ? « L’important, c’est 2003 » « Après ma victoire aux championnats du monde d’Edmonton l’an dernier, j’ai fait un break de sept mois. Avec ce type de préparation, c’est impossible de gagner les grandes courses comme celle de Bruxelles », assure « Mo ». « Pour moi, l’année prochaine sera bien plus importante que cette saison. Il y aura le Mondial à Paris. Mes adversaires doivent donc considérer leurs victoires de cette année comme autant de cadeaux de ma part », poursuit-il sans se détacher d’un sourire arrogant. Les victoires début juillet lors des réunions de Paris et de Rome (où il avait tout de même établi la meilleure performance de l’année en 9’’89) ont certes démontré que Greene n’avait rien perdu de sa pointe de vitesse. Mais la fusée du Kansas a perdu sa constance. Et ses adversaires en ont profité, à l’image de Tim Montgomery et du Britannique Dwain Chambers qui l’ont plusieurs fois dominé ces dernières semaines. « Je crois de plus en plus en moi, ce qui me permet de courir de façon plus relâchée et cela paie. Je ne vois pas ce qui pourrait m’empêcher de rapidement devenir le numéro un », affirmait Montgomery après sa démonstration bruxelloise. « Cette année, je me suis libéré et je sais désormais que Greene n’est plus imbattable », déclare régulièrement Chambers, le Londonien absent à Bruxelles en raison d’un refroidissement. Ce dernier, champion d’Europe, est de quatre ans le cadet de Greene. Sa marge de progression est encore importante. De quoi en faire une réelle menace pour Greene ces prochaines saisons. L’année 2003 devrait donc être chaude sur l’hectomètre. « Avec des garçons comme Maurice, Tim et Dwain, le record du monde pourrait tomber plusieurs fois dans les prochains mois », prétend en tout cas John Smith, l’entraîneur gourou de Greene, apparemment peu inquiet vendredi soir à Bruxelles après l’échec de son poulain.
La prestation fantomatique de l’Américain Maurice Greene, vendredi lors du 100 m de la réunion de Bruxelles, sixième étape de la Golden League d’a- thlétisme, a une nouvelle fois mis en évidence les limites actuelles du champion olympique. Sixième seulement d’une course remportée par son compatriote Tim Montgomery en 9 secondes 91/100, Greene s’est contenté d’un chrono de 10’’11, bien loin de son record du monde (9’’79). Son dernier chrono sous les 10 secondes remonte à la réunion de Monaco (9’’97), le 19 juillet. Pire, sur la piste du stade Roi Baudouin, le « Pitbull » du HSI (son groupe d’entraînement) a subi sa cinquième défaite cette année. Humiliant quand on prétend être « le roi du sprint ». La question revient donc de plus en plus souvent dans la bouche des observateurs : Greene, 28...