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Actualités - Chronologie

RUSSIE Un hélicoptère militaire abattu par les rebelles en Tchétchénie

Moins de quinze jours après la mort de 118 hommes à bord d’un hélicoptère géant Mi-26 abattu par les rebelles en Tchétchénie, la Russie a perdu samedi un hélicoptère de combat Mi-24, également touché par un missile, avec deux pilotes à bord. La destruction de l’appareil, annoncée par le ministère russe de la Défense, a été immédiatement revendiquée par le service de presse du président indépendantiste tchétchène Aslan Maskhadov. « La garde présidentielle a abattu un hélicoptère près du village de Bechil-Irzu », dans la région de Nojaï-Iourt, à une centaine de kilomètres au sud-est de Grozny, a-t-on précisé de même source. Deux hélicoptères Mi-24 convoyaient un hélicoptère de transport Mi-8 chargé notamment de provisions pour des unités russes stationnées dans la montagne. Le pilote du premier des Mi-24 a remarqué l’absence du second appareil et, après avoir rebroussé chemin, a vu l’appareil écrasé au sol, selon des sources militaires citées par Itar-Tass. Une équipe de sauveteurs qui s’est rendue sur place à bord d’un Mi-8 a constaté que l’appareil avait été abattu par un missile et que les deux pilotes étaient morts, selon une source à l’état-major des forces russes dans le Caucase du Nord. Le 19 août dernier, un hélicoptère géant Mi-26 a été abattu près de Grozny par un missile tiré par les rebelles indépendantistes tchétchènes, selon les conclusions de l’enquête. 118 des 147 personnes présentes à bord ont péri dans la chute de l’appareil, ce qui constitue à ce jour le revers militaire ponctuel le plus lourd pour les forces fédérales russes depuis leur entrée en Tchétchénie le 1er octobre 1999. Ces deux attaques consécutives paraissent annoncer une intensification d’opérations offensives des rebelles visant l’aviation russe. Elles interviennent peu de temps après la réconciliation du président indépendantiste tchétchène Aslan Maskhadov avec les islamistes radicaux, Movladi Oudougov et Zelimkhan Iandarbiïev, qu’il a récemment intégrés à ses services, selon un de ses proches collaborateurs, Akhmed Zakaïev. Un rapprochement est également intervenu entre la présidence indépendantiste et le chef de guerre radical Chamil Bassaïev, qualifié dans un communiqué récent de M. Maskhadov de « chef du comité pour la direction opérationnelle des forces tchétchènes ». Selon un collaborateur de l’agence d’information des rebelles Tchétchène-press, Ilias Moussaev, cette manœuvre de réunification de toutes les ailes de la résistance sous l’égide de M. Maskhadov a été imposée par l’attitude intransigeante des autorités de Moscou refusant toute négociation. « Il ne restait plus d’autre possibilité que d’intensifier les opérations de combat », a-t-il dit. Depuis que le Kremlin a offert un soutien sans réserve aux États-Unis dans leur guerre au terrorisme déclenchée après les attentats du 11 septembre, les critiques occidentales concernant « l’opération antiterroriste » des forces fédérales russes en Tchétchénie ont sensiblement faibli.
Moins de quinze jours après la mort de 118 hommes à bord d’un hélicoptère géant Mi-26 abattu par les rebelles en Tchétchénie, la Russie a perdu samedi un hélicoptère de combat Mi-24, également touché par un missile, avec deux pilotes à bord. La destruction de l’appareil, annoncée par le ministère russe de la Défense, a été immédiatement revendiquée par le service de presse du président indépendantiste tchétchène Aslan Maskhadov. « La garde présidentielle a abattu un hélicoptère près du village de Bechil-Irzu », dans la région de Nojaï-Iourt, à une centaine de kilomètres au sud-est de Grozny, a-t-on précisé de même source. Deux hélicoptères Mi-24 convoyaient un hélicoptère de transport Mi-8 chargé notamment de provisions pour des unités russes stationnées dans la montagne. Le pilote du...