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Actualités - Chronologie

Basques La justice espagnole veut s’attaquer aux sièges de Batasuna à l’étranger

La police continue de fermer des locaux du parti indépendantiste Batasuna au Pays basque espagnol et en Navarre, tandis que la justice espagnole cherche désormais le moyen de fermer les sièges du bras politique de l’ETA à l’étranger ainsi que sa page Internet. Le parquet de l’Audience nationale, principale instance pénale espagnole, va demander au juge Baltasar Garzon, qui a dicté lundi l’ordre de suspension de Batasuna, de délivrer des commissions rogatoires, afin de faire fermer les sièges de Batasuna à l’étranger et en particulier en France, de source judiciaire. De même source, « il n’y a pas de problème de légalité » pour effectuer cette demande, car le délit d’intégration en bande armée qui figure dans l’ordonnance du juge Garzon, permet de solliciter la collaboration judiciaire internationale. La justice espagnole veut ainsi empêcher Batasuna, qui dispose d’un siège à Bayonne, de contourner sa suspension en Espagne. Madrid cherche également, en application de l’ordonnance du juge Garzon, à fermer la page Internet du bras politique de l’ETA. Le site www.batasuna.org est administré depuis Bayonne, a été enregistré par une entreprise australienne et est hébergé sur le serveur d’une compagnie américaine en Californie, selon la presse espagnole. Entre-temps, la police continue de clore des sièges de Batasuna en Euskadi (Pays basque). Un total de 21 sièges et locaux ont été fermés sur ordre judiciaire, de lundi à hier, par la police qui a dispersé des manifestants après quelques incidents à Durango et Renteria mercredi soir, a-t-on appris de source policière. À Durango (36 km au sud-est de Bilbao), un groupe de personnes encagoulées a renversé des conteneurs d’ordures et des voitures et a rompu les vitres d’un local du Parti nationaliste basque (PNV, au pouvoir au Pays basque espagnol), dans la nuit de mercredi à jeudi, à l’issue d’une manifestation non autorisée de sympathisants de Batasuna. La Ertzaintza (police basque) a dispersé les manifestants et a ensuite chargé contre le groupe d’indépendantistes radicaux qui a jeté des pierres sur les policiers antiémeutes. À Renteria (banlieue est de Saint-Sébastien), un autre groupe d’indépendantistes a également renversé des véhicules et des conteneurs d’ordures en travers de la chaussée. Ce groupe a lui aussi été dispersé par la police basque, de source policière. Au total, neuf sièges et locaux de Batasuna ont été fermés par la police basque en Euskadi, notamment à Saint-Sébastien, Bilbao et Vitoria, depuis lundi. Douze autres sièges, dont le siège national de Batasuna à Pampelune, et locaux ont été fermés par la police nationale espagnole et la garde civile dans la région limitrophe de Navarre. Les nationalistes basques, quoique minoritaires en Navarre, revendiquent le rattachement de cette région autonome au Pays basque.
La police continue de fermer des locaux du parti indépendantiste Batasuna au Pays basque espagnol et en Navarre, tandis que la justice espagnole cherche désormais le moyen de fermer les sièges du bras politique de l’ETA à l’étranger ainsi que sa page Internet. Le parquet de l’Audience nationale, principale instance pénale espagnole, va demander au juge Baltasar Garzon, qui a dicté lundi l’ordre de suspension de Batasuna, de délivrer des commissions rogatoires, afin de faire fermer les sièges de Batasuna à l’étranger et en particulier en France, de source judiciaire. De même source, « il n’y a pas de problème de légalité » pour effectuer cette demande, car le délit d’intégration en bande armée qui figure dans l’ordonnance du juge Garzon, permet de solliciter la collaboration judiciaire internationale....