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Actualités - Chronologie

PAKISTAN Washington inquiet des pouvoirs que s’octroie Musharraf

La Maison-Blanche et le département d’État américain ont mis en garde jeudi le président pakistanais Pervez Musharraf contre une réforme constitutionnelle lui octroyant, à lui-même ainsi qu’à l’armée pakistanaise, d’importants pouvoirs, faisant valoir qu’une telle réforme rendrait plus difficile le renforcement de la démocratie dans le pays. « Il est important que le Pakistan suive le chemin de la démocratie. Le président (George W. Bush) pense que le chemin de la démocratie est le meilleur pour tous les pays », a déclaré le porte-parole de la Maison-Blanche Ari Fleischer à Medford (Oregon, Nord-Ouest). « Nous nous inquiétons de ce que cette décision récente puisse rendre plus difficile l’établissement d’institutions démocratiques solides au Pakistan », a déclaré pour sa part le porte-parole adjoint du département d’État Philip Reeker. M. Reeker a indiqué que le secrétaire d’État adjoint Richard Armitage, en tournée dans la région, aurait des entretiens à ce sujet avec les responsables pakistanais samedi à Islamabad. Le président Musharraf, arrivé au pouvoir à la suite d’un coup d’État sans effusion de sang en octobre 1999, a annoncé mercredi une modification de la Constitution pour se doter du pouvoir de dissoudre le Parlement à sa convenance. Cette réforme, qui selon M. Musharraf peut entrer en vigueur sans être avalisée par le Parlement, prévoit également la création d’un Conseil de sécurité nationale au sein duquel quatre chefs militaires et huit responsables civils siégeront pour surveiller le gouvernement. Depuis le début de la campagne antiterroriste engagée à la suite des attentats du 11 septembre, le président Musharraf, dont le pays est voisin de l’Afghanistan où s’était établi le réseau el-Qaëda, est considéré comme un allié essentiel des États-Unis.
La Maison-Blanche et le département d’État américain ont mis en garde jeudi le président pakistanais Pervez Musharraf contre une réforme constitutionnelle lui octroyant, à lui-même ainsi qu’à l’armée pakistanaise, d’importants pouvoirs, faisant valoir qu’une telle réforme rendrait plus difficile le renforcement de la démocratie dans le pays. « Il est important que le Pakistan suive le chemin de la démocratie. Le président (George W. Bush) pense que le chemin de la démocratie est le meilleur pour tous les pays », a déclaré le porte-parole de la Maison-Blanche Ari Fleischer à Medford (Oregon, Nord-Ouest). « Nous nous inquiétons de ce que cette décision récente puisse rendre plus difficile l’établissement d’institutions démocratiques solides au Pakistan », a déclaré pour sa part le porte-parole...