« Gaza d’abord » risque de provoquer des troubles interpalestiniens
le 20 août 2002 à 00h00
Le refus des groupes radicaux palestiniens de souscrire à l’accord conclu par l’Autorité palestinienne avec Israël sur la fin des attentats en échange d’un retrait partiel israélien des secteurs autonomes réoccupés risque d’entraîner des troubles interpalestiniens, estiment des analystes. « Les conditions non annoncées dans ce plan prévoient que l’Autorité collecte toutes les armes aux mains des groupes armés, interpellent et emprisonnent les activistes, ce qui risque d’aiguiser les tensions interpalestiniennes », estime l’analyste palestinien Abdallah Hourani, ancien membre du Comité exécutif de l’OLP, qui craint même un danger de guerre civile. Pour Iyad Sarraj, activiste palestinien des droits de l’homme, le Jihad et le Hamas « doivent arrêter la violence et se transformer en mouvements politiques ». Des récents sondages ont montré que les mouvements islamistes jouissaient d’un fort soutien des Palestiniens, leur popularité atteignant parfois celle du Fateh, le mouvement de Yasser Arafat, président de l’Autorité palestinienne. Selon M. Sarraj, l’Autorité, dont les forces de sécurité ont été largement décapitées par les multiples offensives israéliennes, notamment depuis mars 2002, « ne doit pas tolérer l’existence de milices parallèles ». « Si nous voulons édifier un État, il nous faut une seule autorité et il ne faut pas qu’il y ait des milices parallèles », a-t-il estimé. L’analyste palestinien Hassan al-Kachef craint pour sa part que l’accord ne torpille les discussions actuelles entre les principaux mouvements palestiniens sur la constitution d’une direction unifiée. Ces discussions achoppent notamment du fait que les islamistes refusent toute idée de cesser les attaques en Israël, comme l’a proposé le Fateh. L’accord « va affecter le dialogue national interpalestinien, et le rapprochement opéré entre les différents mouvements sur la question d’une direction unifiée sera torpillé », a-t-il dit.
Le refus des groupes radicaux palestiniens de souscrire à l’accord conclu par l’Autorité palestinienne avec Israël sur la fin des attentats en échange d’un retrait partiel israélien des secteurs autonomes réoccupés risque d’entraîner des troubles interpalestiniens, estiment des analystes. « Les conditions non annoncées dans ce plan prévoient que l’Autorité collecte toutes les armes aux mains des groupes armés, interpellent et emprisonnent les activistes, ce qui risque d’aiguiser les tensions interpalestiniennes », estime l’analyste palestinien Abdallah Hourani, ancien membre du Comité exécutif de l’OLP, qui craint même un danger de guerre civile. Pour Iyad Sarraj, activiste palestinien des droits de l’homme, le Jihad et le Hamas « doivent arrêter la violence et se transformer en mouvements politiques...
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