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Actualités - Reportage

Alzheimer Avance dans le diagnostic(photos)

Maladie déconcertante, aux conséquences tragiques, celle d’Alzheimer fait l’objet à l’heure actuelle de nombreuses recherches, compte tenu de sa gravité et de sa fréquence... Dernière en date, une étude réalisée par des chercheurs américains de Pennsylvanie (École médicale de Philadelphie) vient d’aboutir à la découverte d’un marqueur précoce de cette démence, dans les urines de personnes souffrant déjà d’altérations mineures de la mémoire («MCI» pour «Mild Cognitive Impairment»). Cette altération constitue un indice précurseur de l’Alzheimer, mais aussi de la dépression et des démences vasculaires. On doit préciser que ces «oublis» dont on fait référence ne sont pas les petits actes manqués fréquents à partir d’un certain âge, mais des oublis graves et inexpliqués, tels que, par exemple, ne plus pouvoir s’occuper de ses papiers, ne pas savoir ranger correctement les objets usuels, ranger le fer à repasser dans la baignoire ou le savon dans le réfrigérateur. La découverte américaine est certe importante mais loin d’être fondamentale, du moins à son stade actuel, car elle ne permet pas un diagnostic précoce sûr de cette maladie. Elle est loin de régler, par ailleurs, le problème crucial que pose cette maladie à notre époque: la prise en charge des victimes de cette effroyable descente à l’enfer de l’anéantissement... Sur le plan scientifique, ce test détecte la présence des marqueurs spécifiques (isoprostanes) d’une augmentation du stress oxydatif au niveau des lipides. Or, ces marqueurs sont spécifiques des dommages du cerveau liés à la maladie d’Alzheimer. Ils sont lâchés dans la circulation sanguine, le liquide céphalorachidien et les urines en cas de maladie avérée. Mais comme le dosage d’un tel marqueur peut permettre d’identifier des personnes à haut risque, il aiderait à ralentir l’évolution d’un mal impossible, pour l’instant, de combattre par des moyens plus efficaces... En fait, l’importance de ce nouveau test réside dans le fait qu’il permet de prédire l’éventualité de la survenue de la maladie. Certains individus, en effet, ont des dommages «oxydatifs» (usure) bien avant l’apparition de la maladie et les symptômes de démence. Le dosage d’un tel marqueur pourra donc permettre d’identifier les personnes à haut risque et d’essayer, faute de mieux pour l’instant, de ralentir l’évolution de la maladie. Bouffées de chaleur et préménopause Un des symptômes les plus fréquents de la ménopause sont les bouffées de chaleur accompagnées de rougeur au visage. Elles sont parfois accompagnées de démangeaisons sur la partie supérieure du corps et des palpitations, d’essoufflement, de la sudation abondante, surtout la nuit. Parfois fréquentes ou pénibles, ces manifestations sont mal vécues par le sujet, surtout lorsqu’elles surviennent la nuit, entraînant des insomnies. À l’origine de ces troubles, le cerveau. Et, en particulier, l’hypothalamus. Pour éviter ces crises et ces bouffées de chaleur, il faut éviter les brusques changements de température, porter des vêtements légers et s’éloigner des excitants (café, alcool). Si les bouffées de chaleur sont trop fréquentes ou mal vécues, le gynécologue traitant peut prescrire un traitement approprié (hormonal ou autre). Environnement Quand se casse un thermomètre Un geste, un coup maladroit, le heurt sur un coin de table et voilà le thermomètre cassé... Des petites billes roulent, faites d’un métal lourd neurotoxique: le mercure. La scène, ou plutôt le sinistre, se passe au Liban, car dans les pays développés ce type de thermomètre est interdit à la vente depuis trois ans. Les Libanais sont-ils au courant des risques de ces vieux thermomètres, locataires obstinés des anciennes pharmacies familiales? Voilà trois ans déjà que les thermomètres à mercure sont interdits à la vente dans les pays de la Communauté européenne. Le mercure est une substance dangereuse. En cas de fracture accidentelle, les petites billes qui s’échappent du tube cassé sont des fragments de ce métal lourd neurotoxique. Pour les récupérer, il faut enfiler des gants afin d’éviter toute pénétration de cette substance dans le corps à travers la peau. Il est important de recueillir chaque bille de ce «liquide», sans la toucher, à l’aide d’une feuille de papier ou avec le restant du thermomètre cassé. Recueillies dans un flacon en verre, bien bouché, ces billes ne pourront plus contaminer le sol de la demeure ni les tapis. Dans les pays développés, les thermomètres à mercure ne sont plus autorisés. Ils ont été remplacés par ceux au germanium et au gallium, deux métaux lourds dont la neurotoxicité est inférieure à celle du mercure. Les modèles électroniques sont les plus sûrs, facilitant la prise de température chez les âgées et, en cas de cassure, les conséquences ne présentent pas un danger réel. Guerre au sel... Nous mangeons trop salé et les spécialistes s’accordent pour avertir que c’est mauvais pour la santé... Chez l’adulte, l’âge, le tabac, l’alcool et le surpoids ajoutés à l’alimentation bien (lire «copieusement») salée augmentent les risques de maux cardio-vasculaires. Le sel cache • Un bol de 40 g de corn flakes = 0,96 g de sel • 1 BN au chocolat = 0,14 g de sel • 1 quart de baguette = entre 1 et 1,34 g de sel • 1 bol de 25 cl de soupe aux poireaux en brique = 1,78 g de sel • 150 g de jeunes carottes extrafines en conserve = 1,14 g de sel • 150 g de jardinière de flageolets, carottes et pommes de terre en conserve = 1,49 g de sel • 100 g d’escalope cordon bleu = 2,32 g de sel • 1 tranche de saumon fumé = 1,51 g de sel • 50 g de cacahuètes grillées = 1,23 g de sel • 1 canette (33 cl) de cola = 0,03 g de sel • 1 yaourt velouté nature = 0,13 g de sel • 1 croque-monsieur = 1,17 g de sel • 1 crêpe au jambon = 1,25 g de sel. Gynécologie Le lien entre le corps et l’esprit Stérilité, mycoses, cystites, arrêt des règles, ennuis divers, frigidité... Autant de problèmes où l’esprit et le corps s’imbriquent et s’enchevêtrent pour installer un état pathologique. La gynécologie actuelle reconnaît la part importante du lien psychosomatique dans la survenue ou l’évolution des affections exclusivement féminines. En gynécologie psychosomatique, un choc émotionnel important peut entraîner un arrêt ou l’absence d’ovulation. Au niveau du cerveau profond, le système limbique, impliqué dans les émotions, se trouve en relation directe avec l’hypothalamus, une glande qui régit de nombreuses autres glandes, dont l’hypophyse. Or, c’est cette glande qui commande l’ovulation au niveau des ovaires et c’est elle aussi qui intervient directement sur le cycle menstruel. Un choc émotionnel violent, ou simplement important, entraîne un message à l’hypophyse, qui va perturber l’équilibre de la relation hypothalamus-hypophyse-ovaire. Résultat: les cycles (trop rapprochés, trop distants ou espacés) vont refléter cette perturbation. Il arrive que ce trouble entraîne une absence d’ovulation ou même, dans certains cas moins fréquents, des fausses couches répétées... Il est fréquent qu’un syndrome prémenstruel survienne juste avant les règles: tension au niveau des seins, gonflement abdominal ou des doigts, anxiété, etc. Comme aussi une baisse sensible de la libido due à une influence hormonale sur la sexualité... Cystites et mycoses gynécologiques Certaines femmes sont victimes endolories de ces affections, provoquées généralement par des germes, tandis que leurs examens de laboratoire s’avèrent négatifs. Ces cystites «à urines claires» et les mycoses du même genre, récalcitrantes toutes aux antibiotiques et aux antimycosiques, peuvent avoir des causes non organiques ou plutôt des raisons psychologiques. Certains spécialistes analysent très minutieusement le mal en question en donnant un sens à la douleur (quand survient-elle? dans quelles circonstances? quel contexte?...). Cette analyse-recherche permet au sujet, dans bon nombre de cas, de mieux se comprendre, de mieux se soigner et de découvrir les véritables motifs psychologiques qui contribuent à son état afin d’établir le lien direct entre ceux-ci et son mal. Les médicaments prescrits aideront à casser le lien entre crise et motif, et à espacer les crises. Au niveau du nerf irrité, les antidépresseurs (certains) agissent contre la douleur au niveau du nerf impliqué. Dans des cas plus sérieux ou plus persistants, les méthodes «psychologiques» (psychotérapie, relaxation mentale et autres) renforcent l’efficacité des traitements médicaux. L’ail, un vrai ami du cœur? L’ail a la réputation d’être bon pour le cœur, notion qui n’est nullement sans fondement. Plusieurs études scientifiques indiquent, en effet, que l’ail combat l’athérome en réduisant la synthèse du cholestérol. Il aurait aussi un effet antioxydant et contribuerait au traitement de fond des troubles lipidiques ainsi qu’à l’amélioration de la viscosité sanguine. Un à deux grammes d’absorption quotidienne d’extrait d’ail abaisse légèrement la tension artérielle et améliore considérablement la microcirculation, notamment au niveau des extrémités. Même si ces effets ne sont pas totalement démontrés, ils peuvent inciter à une consommation régulière d’ail qui ne connaît, par ailleurs, aucune contre-indication particulière. Seul inconvénient: la transmission de son odeur, mais là les palliatifs sont faciles à trouver au marché.
Maladie déconcertante, aux conséquences tragiques, celle d’Alzheimer fait l’objet à l’heure actuelle de nombreuses recherches, compte tenu de sa gravité et de sa fréquence... Dernière en date, une étude réalisée par des chercheurs américains de Pennsylvanie (École médicale de Philadelphie) vient d’aboutir à la découverte d’un marqueur précoce de cette démence, dans les urines de personnes souffrant déjà d’altérations mineures de la mémoire («MCI» pour «Mild Cognitive Impairment»). Cette altération constitue un indice précurseur de l’Alzheimer, mais aussi de la dépression et des démences vasculaires. On doit préciser que ces «oublis» dont on fait référence ne sont pas les petits actes manqués fréquents à partir d’un certain âge, mais des oublis graves et inexpliqués, tels que, par...