Rechercher
Rechercher

Actualités

Soudan Le président renouvelle la détention d’al-Tourabi

Le président soudanais Omar al-Béchir a décidé hier de maintenir en résidence surveillée l’opposant islamiste Hassan al-Tourabi, pour un an renouvelable, a rapporté l’agence de presse soudanaise Suna. Idéologue islamiste et ancienne éminence grise du président Béchir avant que celui-ci ne l’évince du pouvoir, M. Tourabi avait été arrêté en février 2001 et était assigné à résidence « pour des raisons de sécurité » depuis octobre de cette même année. Une confusion avait régné samedi soir à Khartoum sur le sort de cet opposant islamiste. Un haut magistrat de la Cour constitutionnelle, Ali Yahia, avait annoncé sa libération, ce que le président de la Cour, Jalal Ali Loutfi, avait démenti un peu plus tard. Selon le juge Yahia, la Cour a estimé que la période « prévue par la loi » pour la détention de M. Tourabi avait « expiré » et que les autorités chargées de la sécurité « devaient prendre des mesures pour le libérer ». Mais dans la soirée, M. Loutfi a démenti cette information. « La Cour constitutionnelle a démenti avoir donné des instructions ou des ordres pour la libération du Dr Hassan al-Tourabi », a-t-il déclaré. M. Tourabi a été accusé notamment d’encouragement à la guerre civile, en faisant signer en février 2001 par son parti, le Congrès national populaire, un mémorandum d’entente avec les rebelles de l’Armée populaire de libération du Soudan (SPLA). Or un an et demi plus tard, le gouvernement de Khartoum est lancé lui aussi dans des négociations avec la SPLA. Il a signé le 20 juillet avec la SPLA un protocole d’accord destiné à ramener la paix, après 19 ans de guerre civile. Et un second cycle de pourparlers entre le gouvernement et les rebelles a débuté le 12 août au Kenya.
Le président soudanais Omar al-Béchir a décidé hier de maintenir en résidence surveillée l’opposant islamiste Hassan al-Tourabi, pour un an renouvelable, a rapporté l’agence de presse soudanaise Suna. Idéologue islamiste et ancienne éminence grise du président Béchir avant que celui-ci ne l’évince du pouvoir, M. Tourabi avait été arrêté en février 2001 et était assigné à résidence « pour des raisons de sécurité » depuis octobre de cette même année. Une confusion avait régné samedi soir à Khartoum sur le sort de cet opposant islamiste. Un haut magistrat de la Cour constitutionnelle, Ali Yahia, avait annoncé sa libération, ce que le président de la Cour, Jalal Ali Loutfi, avait démenti un peu plus tard. Selon le juge Yahia, la Cour a estimé que la période « prévue par la loi » pour la détention...