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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Le dollar déprimé par de mauvaises statistiques américaines

Le dollar n’a pas pu se soustraire aux influences baissières de l’économie américaine hier, cédant davantage du terrain face à l’euro, qui est parvenu à préserver l’essentiel de ses gains de la journée. Il s’est ressenti en un premier temps de la nouvelle baisse de 2,7 % des mises en chantier en logements aux États-Unis le mois dernier, pour souffrir ensuite du recul de l’indice de confiance des consommateurs établi par l’Université du Michigan à 87,90 points en août. L’annonce d’une faible hausse de 0,1 % des prix à la consommation en juillet, excluant l’existence de toute pression inflationniste susceptible d’empêcher la Fed d’assouplir sa politique monétaire, ne devait avoir aucun impact positif sur le dollar. Il en est de même des inondations en Europe, qui n’ont eu aucun effet déprimant sur l’euro. Au contraire, certains analystes ont estimé hier que cela pourrait fournir un nouvel élan à l’économie européenne, notamment en raison des travaux de reconstruction envisagés dans plusieurs pays, surtout en Allemagne. Cela étant et compte tenu aussi de l’irrégularité de Wall Street, le dollar est resté généralement sous pression hier, se négociant finalement à New York à 0,9845 pour un euro contre 0,9825 la veille, à 1,5395 pour un sterling contre 1,5355, à 1,4895 FS contre 1,4890, mais à 117,75 yens contre 117,25. Volatilité des Bourses mondiales En Bourse, les marchés américains des valeurs mobilières ont évolué irrégulièrement, Wall Street affichant en clôture une perte de 0,45 % et le Nasdaq, un gain de 1,19 %. Selon les professionnels, la publication de statistiques décevantes aux États-Unis a été compensée par les expirations mensuelles d’options sur les indices et les actions qui ont incité les opérateurs à se livrer à des opérations d’habillage de portefeuilles. Mais il n’en demeurait pas moins que les titres des banques d’investissement restaient déprimés après la dégradation de leurs notes par S&P la veille et la démission hier d’un analyste de Salomon Smith Barney, Jack Grubman. Celui-ci avait continué à recommander l’achat de titres des télécoms jusqu’au moment où de nombreuses sociétés du secteur ont fait faillite. Pourtant le secteur de la haute technologie a trouvé appui dans les bons résultats trimestriels de Dell dont les bénéfices ont augmenté de 16 %. Pour ce qui est des Bourses européennes, elles ont dans l’ensemble terminé presque inchangées, au terme d’une journée en dents de scie. C’est ainsi qu’après un bon départ à l’ouverture, elles n’ont pas tardé à devenir moins unanimes à la hausse en clôture après les statistiques américaines, malgré la meilleure tenue du secteur des télécoms. Celui-ci a trouvé appui dans les propos rassurants du PDG de Deutsche Telekom sur les résultats du groupe au premier semestre. À Beyrouth, le marché des changes était très calme au lendemain du chômage de l’Assomption, le dollar continuant à être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié entre 1 512,75 et 1 513,25 LL dans les échanges interbancaires. Même phénomène à la Bourse de Beyrouth où on a relevé hier la stabilité de 7 392 actions A de Solidere à 4 1/2 $, de 1 168 actions C de la Byblos Bank à 1 8/32 $ et de 3 000 certificats de dépôt de la Blom Bank à 17 $. Élie KAHWAGI
Le dollar n’a pas pu se soustraire aux influences baissières de l’économie américaine hier, cédant davantage du terrain face à l’euro, qui est parvenu à préserver l’essentiel de ses gains de la journée. Il s’est ressenti en un premier temps de la nouvelle baisse de 2,7 % des mises en chantier en logements aux États-Unis le mois dernier, pour souffrir ensuite du recul de l’indice de confiance des consommateurs établi par l’Université du Michigan à 87,90 points en août. L’annonce d’une faible hausse de 0,1 % des prix à la consommation en juillet, excluant l’existence de toute pression inflationniste susceptible d’empêcher la Fed d’assouplir sa politique monétaire, ne devait avoir aucun impact positif sur le dollar. Il en est de même des inondations en Europe, qui n’ont eu aucun effet déprimant...