Rechercher
Rechercher

Actualités

Terrorisme Rumsfeld envisage des actions secrètes hors Afghanistan

Le secrétaire américain à la Défense, Donald Rumsfeld, envisage d’avoir recours aux forces chargées des opérations spéciales pour capturer ou tuer des dirigeants du réseau islamiste el-Qaëda en dehors de l’Afghanistan, rapporte le New York Times. Ces opérations secrètes pourraient avoir lieu dans des pays où les États-Unis ne sont pas déjà déployés – contrairement à l’Afghanistan – et, le cas échéant, dont les gouvernements ne seraient pas informés de leur présence, ajoute le quotidien américain, citant des responsables du Pentagone et des services de renseignements. D’éventuelles activités clandestines seraient justifiées, selon le département de la Défense, par la nécessité de « préparer le terrain ». Mais, précise le Times, il ne s’agit pour l’instant que d’hypothèses, qui ne doivent pas encore être soumises au président George W. Bush. Anthrax : dénégations virulentes d’un expert soupçonné par le FBI Le Dr Steven Hatfill, un ancien expert de l’armée américaine soupçonné par le FBI dans l’alerte au bacille du charbon l’an dernier aux États-Unis, s’est élevé avec virulence contre ces accusations. Ce scientifique, spécialisé dans la guerre bactériologique, a convoqué les journalistes en compagnie de son avocat pour répondre aux « fuites » des médias et du gouvernement le présentant comme lié à la propagation par voie postale du bacille appelé « anthrax » aux États-Unis. « Je n’ai rien à voir dans toute cette affaire et il est tout à fait erroné pour qui que ce soit d’affirmer ou de suggérer le contraire », a-t-il dit. « Je n’ai jamais travaillé sur le bacille du charbon et je ne connais rien à ce sujet. » Il s’est déclaré « révolté » par le « terrorisme biologique » qui a frappé les États-Unis dans le sillage des attentats-suicide du 11 septembre, qui s’est manifesté par l’envoi de lettres ou colis contenant des spores de bacille du charbon à des parlementaires du Capitole et des journalistes. Le nom du Dr Hatfill a été évoqué en relation avec l’envoi des lettres au bacille de charbon. Son domicile a été perquisitionné à deux reprises par des agents fédéraux. Trois combattants présumés d’el-Qaëda capturés en Afghanistan Trois membres supposés du réseau el-Qaëda ont été capturés par les forces spéciales américaines dans le sud-est de l’Afghanistan, et étaient interrogés lundi sur la base aérienne de Bagram, au nord de Kaboul, a annoncé un porte-parole. Des explosifs et des munitions ont été saisis lors de l’opération qui a abouti à l’arrestation des trois hommes, samedi dans la province de Khost, a déclaré à la presse le porte-parole de la coalition internationale, le lieutenant-colonel Roger King. Les trois hommes « ont été transportés sur la base de Bagram pour être interrogés », a-t-il ajouté. 200 mètres de fil à détonateur, dix charges explosives, 100 dispositifs de mise à feu, cinq grenades et 82 obus de mortier ont été découverts, a indiqué le porte-parole. Les soldats de la coalition internationale contre le terrorisme, menée par les États-Unis, concentrent dans les provinces de Khost, Paktika et Paktia, dans le sud-est de l’Afghanistan, la plupart de leurs opérations à la recherche des restes de la milice des talibans et du réseau el-Qaëda d’Oussama Ben Laden. Des membres du réseau terroriste remis à Ryad par le Yémen et les Émirats Des dizaines des Saoudiens soupçonnés d’appartenir au réseau d’el-Qaëda ou d’avoir combattu aux côtés des talibans en Afghanistan ont été remis par le Yémen et les Émirats arabes unis à Ryad, rapporte lundi le journal arabe al-Hayat. Citant « des sources informées », al-Hayat affirme que des dizaines d’autres Saoudiens soupçonnés de s’être livrés à des activités similaires en Afghanistan ont et continuent de regagner leur pays de leur propre gré. Ces Saoudiens sont soumis à un interrogatoire par les autorités qui libèrent ceux parmi eux dont l’appartenance à el-Qaëda d’Oussama Ben Laden n’est pas prouvée, ajoute le quotidien. Le chef de la diplomatie saoudienne, le prince Saoud al-Fayçal avait affirmé dans une interview publiée dimanche par le Washington Post que les autorités iraniennes avaient extradé secrètement vers l’Arabie saoudite 16 combattants saoudiens du réseau el-Qaëda qui avaient trouvé refuge en Iran depuis l’Afghanistan voisin. Enquête sur 500 entreprises arabes soupçonnées d’activités criminelles Les autorités américaines enquêtent sur 500 petites entreprises dirigées par des ressortissants arabes soupçonnés de faire parvenir des fonds obtenus par des activités criminelles aux États-Unis à des groupes terroristes, selon le Washington Post de lundi. Les enquêtes sur ces activités commerciales, parmi lesquelles de nombreuses sociétés-écrans, ont été lancées après les attaques terroristes du 11 septembre 2001 aux États-Unis. Plusieurs dizaines de millions de dollars issus de petits trafics en tout genre, du vol de numéro de carte bancaire au trafic de drogue, sont transmis chaque année à des groupes terroristes, selon les autorités américaines. Des fonds auraient alimenté des groupes armés palestiniens comme le Mouvement de la résistance islamique Hamas ou le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), auteurs d’attentats-suicide contre la population israélienne, selon les enquêteurs américains. D’après le Washington Post, depuis le 11 septembre, plusieurs centaines d’enquêteurs ont été affectés à ces réseaux de financement du terrorisme, dont certains sont actifs aux États-Unis depuis plusieurs dizaines d’années.
Le secrétaire américain à la Défense, Donald Rumsfeld, envisage d’avoir recours aux forces chargées des opérations spéciales pour capturer ou tuer des dirigeants du réseau islamiste el-Qaëda en dehors de l’Afghanistan, rapporte le New York Times. Ces opérations secrètes pourraient avoir lieu dans des pays où les États-Unis ne sont pas déjà déployés – contrairement à l’Afghanistan – et, le cas échéant, dont les gouvernements ne seraient pas informés de leur présence, ajoute le quotidien américain, citant des responsables du Pentagone et des services de renseignements. D’éventuelles activités clandestines seraient justifiées, selon le département de la Défense, par la nécessité de « préparer le terrain ». Mais, précise le Times, il ne s’agit pour l’instant que d’hypothèses, qui ne...