L’Afrique du Sud affronte la Nouvelle-Zélande, aujourd’hui à Durban, pour le compte de la 5e journée du tournoi de rugby des Tri-Nations, avec en ligne de mire la confirmation d’un renouveau entrevu cette année, alors que les All Blacks espèrent faire un grand pas en direction du titre de champion de l’hémisphère Sud. Une victoire des Néo-Zélandais, revanchards après leur défaite d’un souffle (14-16) contre les Australiens à Sydney, leur permettrait de prendre la tête du classement des Tri-Nations et de mettre la pression sur les Wallabies, qui rencontreront l’Afrique du Sud, le 17 juillet à Johannesburg. « Nous avons mal », concédait le capitaine All Black, Reuben Thorne, après le « rêve brisé » de Sydney, où une pénalité dans les arrêts de jeu les a empêchés de ravir la Bledisloe Cup, propriété des Wallabies depuis 1998. « Une victoire en sol sud-africain serait le parfait remède », ajoutait Thorne, qui était toujours incertain pour la rencontre, hier. Côté sud-africain, l’ambition est d’un autre ordre. Malgré des défaites en Nouvelle-Zélande (41-20) et en Australie (38-27), l’équipe des « Bambinos Boks » (leur surnom récent), rajeunie par le nouveau sélectionneur Rudolf Straeuli, a secoué avec culot ses vis-à-vis et produit plus de volume de jeu qu’aucun autre XV Springbok depuis quatre ans. Mathématiquement tout est possible Mais l’impatient public sud-africain ne se satisfait guère de défaites prometteuses, malgré son faible évident pour Straeuli, le grognard du sacre de 1995, aux airs bourrus et au verbe rare, cachant une vraie malice tactique. « La victoire n’est plus négociable. Le temps des belles paroles est fini », admet pourtant Straeuli, qui connaît la tradition physique des rencontres entre Springboks et All Blacks, et a rappelé un deuxième ligne agressif (AJ Venter), un demi de mêlée accrocheur (Neil de Kock) et le musculeux ailier Dean Hall, son « Lomu » à lui, à la place de Terblanche. Et même s’ils n’en parlent guère, les Springboks savent qu’ils peuvent encore, mathématiquement, remporter le Tri-Nations, à condition de battre All Blacks et Wallabies, de les priver de points-bonus (pour 4 essais marqués ou une défaite de 7 points ou moins), et d’en engranger eux-mêmes un maximum. Hypothétique certes, mais pour l’Afrique du Sud, qui sort d’un hiver rugbystique (dernier du Tri-Nations 1999, 2000, 2001, battus par la France et l’Angleterre), un succès probant suffirait à les relancer dans la hiérarchie mondiale, à un an de la Coupe du monde.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’Afrique du Sud affronte la Nouvelle-Zélande, aujourd’hui à Durban, pour le compte de la 5e journée du tournoi de rugby des Tri-Nations, avec en ligne de mire la confirmation d’un renouveau entrevu cette année, alors que les All Blacks espèrent faire un grand pas en direction du titre de champion de l’hémisphère Sud. Une victoire des Néo-Zélandais, revanchards après leur défaite d’un souffle (14-16) contre les Australiens à Sydney, leur permettrait de prendre la tête du classement des Tri-Nations et de mettre la pression sur les Wallabies, qui rencontreront l’Afrique du Sud, le 17 juillet à Johannesburg. « Nous avons mal », concédait le capitaine All Black, Reuben Thorne, après le « rêve brisé » de Sydney, où une pénalité dans les arrêts de jeu les a empêchés de ravir la Bledisloe Cup, propriété...