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CYCLISME - La justice française critiquée Rumsas prépare sa défense

Me Jean-Marc Varaut assurera la défense du coureur cycliste lituanien Raimondas Rumsas et de son épouse, incarcérée depuis mardi après la découverte de produits dopants dans sa voiture. Me Varaut a précisé hier à Reuters qu’il se rendrait en Italie demain pour y rencontrer le coureur cycliste lituanien, qui ne s’était pas présenté mercredi devant la police judiciaire de Lyon comme il s’y était engagé. « Nous allons étudier le dossier », a ajouté l’avocat, précisant qu’il ferait savoir lundi, à son retour, si son client décidait de revenir en France pour s’expliquer ou non. « Je n’ai pas de conseils à lui donner avant d’avoir vu le dossier », a ajouté Me Varaut, un ténor du barreau qui a assuré la défense de Maurice Papon et intervient dans le dossier Rumsas à la demande de l’ambassade de Lituanie en France. Jean-Marc Varaut a souligné avoir associé son fils, Alexandre, qui est également avocat, à la défense du couple. Ce dernier s’est ainsi rendu hier à Bonneville (Haute-Savoie) pour rencontrer l’épouse du coureur, Edita. La veille déjà, l’ambassadeur de Lituanie en France avait rendu visite à Edita Rumsas en prison. Dans un communiqué, la diplomate, Asta Skaigiryte Liauskienne, a souligné qu’elle n’avait pas à « commenter les décisions de justice » et jouait un rôle normal d’assistance consulaire. Raimundas Rumsas, qui a terminé troisième du Tour de France, avait reporté sa venue à Lyon en expliquant vouloir attendre la rencontre entre la diplomate lituanienne et sa femme. Le procureur de la République de Bonneville, Vincent Le Pannerer, a cependant exprimé l’impatience des autorités judiciaires, soulignant que le coureur risquait de faire l’objet d’un mandat d’arrêt s’il ne regagnait pas rapidement la France. Un quotidien lituanien accuse la France de « crucifier » son coureur national D’autre part, le plus important quotidien lituanien a accusé hier la justice et les médias français de vouloir « crucifier » le coureur cycliste Raimondas Rumsas pour se venger de sa troisième place au Tour de France. « L’opération menée contre la seule femme de ce coureur cycliste ressemble à une tentative de le crucifier, en particulier parce qu’il vient d’un pays peu influent, la Lituanie », écrit l’éditorialiste du quotidien Lietuvos Rytas. Edita Rumsas, détenue depuis dimanche à Bonneville (Haute-Savoie), est poursuivie pour « trafics de produits dopants en bande organisée » et risque sept ans de prison et 150 000 euros d’amende. 40 substances différentes ont été trouvées en sa possession. Pour Lietuvos Rytas, ces accusations sont fausses, et le journal se demande d’ailleurs pourquoi seule l’équipe italienne Lampre à laquelle Rumsas appartenait a-t-elle été fouillée pour rechercher des preuves de dopage et pourquoi n’y a-t-il pas eu de témoin lors de la découverte présumée de substances interdites en possession de l’épouse du coureur lituanien. « On ne peut s’empêcher de soupçonner que quelqu’un doit avoir subi une sérieuse perte financière avec la victoire en troisième place de cette course prestigieuse », ajoute le journal. Raimondas Rumsas a affirmé que ces médicaments étaient destinés à sa belle-mère et les tests effectués sur lui durant la course n’ont montré aucune trace de dopage, avait-on affirmé il y a deux jours à l’AFP. Lietuvos Rytas en veut particulièrement à la presse française pour son manque de neutralité envers l’épouse du cycliste. « Les journaux français qualifient Edita Rumsas de menteuse, mais que diraient-ils si la femme de quelque personnalité française était emprisonnée en Lituanie ? », s’interroge le journal.
Me Jean-Marc Varaut assurera la défense du coureur cycliste lituanien Raimondas Rumsas et de son épouse, incarcérée depuis mardi après la découverte de produits dopants dans sa voiture. Me Varaut a précisé hier à Reuters qu’il se rendrait en Italie demain pour y rencontrer le coureur cycliste lituanien, qui ne s’était pas présenté mercredi devant la police judiciaire de Lyon comme il s’y était engagé. « Nous allons étudier le dossier », a ajouté l’avocat, précisant qu’il ferait savoir lundi, à son retour, si son client décidait de revenir en France pour s’expliquer ou non. « Je n’ai pas de conseils à lui donner avant d’avoir vu le dossier », a ajouté Me Varaut, un ténor du barreau qui a assuré la défense de Maurice Papon et intervient dans le dossier Rumsas à la demande de l’ambassade de...