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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Dollar fragilisé par les mauvais chiffres américains

L’euro s’est davantage renforcé à la fin de la semaine sur les marchés des changes internationaux, faisant une brève incursion au-dessus du seuil de 0,99 $, juste après la publication de chiffres décevants de l’emploi aux États-Unis en juillet (voir par ailleurs). Cela d’autant que les opérateurs venaient d’apprendre aussi que les commandes à l’industrie américaine auraient chuté de 2,4 % en juin au lieu de 1,4 % comme attendu, témoignant du net affaiblissement de la première économie mondiale. Pourtant, le dollar devait trouver un certain appui dans la hausse de 0,5 % des dépenses de consommation des ménages américains en juin grâce à une nette progression de 0,6 % de leurs revenus, laissant croire à la thèse d’une reprise de l’économie aux États-Unis. Il est parvenu ainsi à recouvrer une partie du terrain qu’il avait perdu plus tôt, profitant de l’annonce par la Commission européenne d’une baisse de la confiance économique dans la zone euro, pour le 2e mois consécutif, de 99,6 points en juin à 99,4 pts en juillet. Ce développement, qui est venu neutraliser la hausse de l’indice du climat des affaires dans cette même région de -0,45 en juin à -0,35 en juillet, a donc permis au dollar de bien résister aux influences baissières en provenance de l’économie américaine et de Wall Street. Il s’est finalement négocié à New York sur un ton faible mais hésitant à 0,9875 pour un euro contre 0,9845 la veille, à 1,57 pour un sterling contre 1,5615, à 1,47 FS contre 1,4725 et à 119,05 yens contre 119,35. Rechute de Wall Street et du Nasdaq En Bourse, les marchés américains des valeurs mobilières ont vacillé hier sous le poids de mauvaises statistiques sur le chômage et les commandes industrielles aux États-Unis. Ils ont souffert aussi des nouvelles de presse selon lesquelles United Airlines, confrontée à un alourdissement de ses dettes et qui risque de se trouver à court de liquidités, a engagé des avocats spécialistes des faillites. Il en est de même de l’annonce par Walt Disney C° d’une forte baisse de ses résultats trimestriels, prenant les investisseurs par surprise. Les inquiétudes qui planent sur les perspectives économiques américaines ont desservi surtout les valeurs tehnologiques, industrielles et de l’aviation. En effet, Wall Street a finalement reperdu 2,27 % et le Nasdaq 2,51 % en clôture. De leur côté, les Bourses européennes ont connu un accès de faiblesse passager hier, après la publication de mauvais chiffres américains avant de redevenir indécises. Les investisseurs, préférant chercher refuge dans les valeurs défensives et pétrolières, ont permis donc à la plupart des indices boursiers de passer finalement dans le vert. À Beyrouth, le marché des changes a accueilli avec soulagement hier l’issue qu’avait donnée le Conseil des ministres au problème litigieux de la téléphonie mobile. En effet, l’offre du dollar s’est un peu développée, permettant à la BDL de l’acheter par moments à des cours variant entre 1 512,25 et 1 512,75 LL, soit au-dessus de son taux moyen indicatif fixé à 1 507,50 LL. À la Bourse de Beyrouth, la tendance était partagée hier entre la hausse de 9 201 actions A de Solidere de 4 1/8 à 4 1/4 $ et la baisse de 6 196 actions C de la Byblos Bank de 1 8/32 à 1 6/32 $, alors que 3 181 certificats de dépôt de la Blom Bank se maintenaient toujours à 17 $. Élie KAHWAGI
L’euro s’est davantage renforcé à la fin de la semaine sur les marchés des changes internationaux, faisant une brève incursion au-dessus du seuil de 0,99 $, juste après la publication de chiffres décevants de l’emploi aux États-Unis en juillet (voir par ailleurs). Cela d’autant que les opérateurs venaient d’apprendre aussi que les commandes à l’industrie américaine auraient chuté de 2,4 % en juin au lieu de 1,4 % comme attendu, témoignant du net affaiblissement de la première économie mondiale. Pourtant, le dollar devait trouver un certain appui dans la hausse de 0,5 % des dépenses de consommation des ménages américains en juin grâce à une nette progression de 0,6 % de leurs revenus, laissant croire à la thèse d’une reprise de l’économie aux États-Unis. Il est parvenu ainsi à recouvrer une partie...