Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Italie Berlusconi accusé de se tailler une justice sur mesure

Poursuivi pour corruption de magistrats et faux en bilan, le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, est à nouveau sous les feux des critiques à cause d’un projet de loi autorisant le transfert d’un procès en cours en cas de soupçons sur l’impartialité du juge. « Vergogna (honte) », ont hurlé mercredi soir devant le Sénat à Rome le cinéaste Nanni Moretti et plusieurs milliers de personnes venues dénoncer cette nouvelle disposition « taillée sur mesure pour le chef du gouvernement et certains de ses amis ». « Depuis son arrivée au pouvoir, Silvio Berlusconi légifère (...) pour se construire un sauf-conduit qui lui permette de se soustraire à la justice », a affirmé jeudi Ezio Mauro, le directeur du quotidien La Reppublica, proche de la gauche. Pour étayer son accusation, il a cité la dépénalisation du délit de faux en bilan, les obstacles sur les commissions rogatoires internationales « pour rendre inefficaces les éléments de preuve recueillis par le parquet de Milan sur les comptes bancaires ouverts à l’étranger » et la tentative de faire voter une loi accordant une immunité à tous les élus pendant leur mandat. Magnat des médias et homme d’affaires, Silvio Berlusconi, 65 ans, est poursuivi depuis 1996 pour corruption de magistrats et faux en bilan dans le rachat en 1985 de la société alimentaire SME par son groupe, la Fininvest. L’affaire est jugée par un tribunal de Milan et ses avocats ont déjà demandé le transfert du procès devant une autre cour, à Brescia, en dénonçant le parti pris des magistrats milanais. La sentence du tribunal de Milan est attendue pour le mois d’octobre. Les Italiens sont en droit de savoir si Silvio Berlusconi « est coupable ou non de délits graves (...), sévèrement sanctionnés à l’étranger (...) afin de mettre un terme à un soupçon intolérable pour un chef de gouvernement », a souligné Ezio Mauro.
Poursuivi pour corruption de magistrats et faux en bilan, le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, est à nouveau sous les feux des critiques à cause d’un projet de loi autorisant le transfert d’un procès en cours en cas de soupçons sur l’impartialité du juge. « Vergogna (honte) », ont hurlé mercredi soir devant le Sénat à Rome le cinéaste Nanni Moretti et plusieurs milliers de personnes venues dénoncer cette nouvelle disposition « taillée sur mesure pour le chef du gouvernement et certains de ses amis ». « Depuis son arrivée au pouvoir, Silvio Berlusconi légifère (...) pour se construire un sauf-conduit qui lui permette de se soustraire à la justice », a affirmé jeudi Ezio Mauro, le directeur du quotidien La Reppublica, proche de la gauche. Pour étayer son accusation, il a cité la dépénalisation...