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Un ancien coordinateur de l’Onu opposé à une attaque

Un ancien coordinateur de l’action humanitaire des Nations unies en Irak a estimé hier qu’une attaque éventuelle des États-Unis contre l’Irak n’était « aucunement justifiée ». « Une attaque préventive est contraire au droit international, et je ne pense pas que Washington obtiendra un mandat du Conseil de sécurité des Nations unies », a déclaré Hans Von Sponeck, ancien assistant du secrétaire général de l’Onu dans une interview à la radio publique autrichienne. « La décision de faire la guerre a pu être prise sur le papier, mais la stratégie des États-Unis en cas de chute du président irakien Saddam Hussein n’est pas claire », a-t-il ajouté. M. Von Sponeck, qui avait démissionné en 2000 pour protester contre les sanctions de l’Onu envers l’Irak, estime qu’il faudrait assurer à Bagdad que les inspecteurs en désarmement des Nations unies « ne seront pas de nouveau utilisés comme espions ». « Ce n’est plus un secret que les inspecteurs de l’Onu, qui auraient dû être neutres, étaient utilisés par les services secrets américains et britanniques », a-t-il déclaré. L’Irak refuse jusqu’à présent le retour des inspecteurs en désarmement, qui avaient quitté le pays en prévision de frappes aériennes. Le diplomate allemand s’en est pris à la politique étrangère américaine, déclarant qu’à Washington, « personne, hormis le secrétaire d’État Colin Powell, ne comprend la situation au Moyen-Orient ».
Un ancien coordinateur de l’action humanitaire des Nations unies en Irak a estimé hier qu’une attaque éventuelle des États-Unis contre l’Irak n’était « aucunement justifiée ». « Une attaque préventive est contraire au droit international, et je ne pense pas que Washington obtiendra un mandat du Conseil de sécurité des Nations unies », a déclaré Hans Von Sponeck, ancien assistant du secrétaire général de l’Onu dans une interview à la radio publique autrichienne. « La décision de faire la guerre a pu être prise sur le papier, mais la stratégie des États-Unis en cas de chute du président irakien Saddam Hussein n’est pas claire », a-t-il ajouté. M. Von Sponeck, qui avait démissionné en 2000 pour protester contre les sanctions de l’Onu envers l’Irak, estime qu’il faudrait assurer à Bagdad que les...