Un humanitaire allemand de World Vision a été libéré hier dans le sud du Soudan, selon l’ONG et le ministère allemand des Affaires étrangères, mais le sort de deux de ses collègues, un Allemand et un Kényan, également enlevés lundi par une milice régionale, demeure inconnu. Steffen Horstmeier, âgé de 31 ans, « est arrivé à Lokichoggio », une importante base humanitaire dans le nord du Kenya, près de la frontière soudanaise, a précisé la porte-parole de l’organisation humanitaire, Alison Preston. L’organisation n’a donné aucune nouvelle des deux autres personnes enlevées en même temps que lui, un Allemand et un Kényan. Mais le ministère allemand a assuré que des « efforts intensifs » se poursuivaient en vue de la libération du deuxième otage allemand. M. Horstmeier « avait été séparé des deux autres membres de World Vision depuis l’attaque de lundi matin », a indiqué le président de l’organisation humanitaire, Dean Hirsh, dans un communiqué. « Il travaille à World Vision depuis février 2001 et est responsable d’un programme au Soudan depuis mars dernier », a-t-il précisé, ajoutant que « tous les efforts possibles sont faits » pour faire libérer les deux autres humanitaires. Les humanitaires avaient été enlevés lors de l’attaque lundi du camp de World Vision dans la ville de Waat, située dans la province de l’État du Haut-Nil occidental, près de la frontière éthiopienne. Il s’agit d’une région particulièrement troublée du Soudan, déchiré depuis 1983 par une guerre civile opposant l’armée du régime islamiste de Khartoum aux sécessionnistes du Sud, majoritairement chrétien et animiste. Un diplomate soudanais estimait d’ailleurs hier à 7 000 le nombre de déplacés par les récents combats dans le sud du pays tandis que les rebelles soudanais avançaient le chiffre de 100 000. « Les mouvements de populations se sont principalement effectués de zones sous contrôles de la SPLA (Armée populaire de libération du Soudan, rébellion sécessionniste) vers des zones gouvernementales dans (l’État) du Haut-Nil occidental », a assuré Ahmed Dirdeiry, chargé d’affaires de l’ambassade soudanaise à Nairobi. Un responsable de l’Onu avait indiqué mercredi que les deux Allemands étaient « en bonne santé ». Abdoulaye Balde, le coordinateur adjoint de Operation Lifeline Sudan, une organisation dirigée par l’Onu rassemblant plusieurs organisations humanitaires travaillant au Soudan, avait précisé que les ravisseurs appartenaient à une milice régionale. Selon lui, cette milice est dirigée par un dénommé Simon Gatwich. Il avait toutefois ajouté qu’on ne savait pas si Gatwich étaient actuellement du côté des forces gouvernementales ou des rebelles qui s’affrontent depuis 1983. Selon des sources soudanaises sudistes, basées a Khartoum, Gatwich est le chef d’une milice indépendante, mais progouvernementale, qui a fait scission d’un autre groupe progouvernemental, le South Sudan Defense Force et qui garde le même nom. Un journal de Khartoum, al -Horriya, a assuré que le gouvernement soudanais avait envoyé une équipe dans le sud du pays pour aider à la libération des trois humanitaires. Selon ce journal, une importante rançon a été demandée.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Un humanitaire allemand de World Vision a été libéré hier dans le sud du Soudan, selon l’ONG et le ministère allemand des Affaires étrangères, mais le sort de deux de ses collègues, un Allemand et un Kényan, également enlevés lundi par une milice régionale, demeure inconnu. Steffen Horstmeier, âgé de 31 ans, « est arrivé à Lokichoggio », une importante base humanitaire dans le nord du Kenya, près de la frontière soudanaise, a précisé la porte-parole de l’organisation humanitaire, Alison Preston. L’organisation n’a donné aucune nouvelle des deux autres personnes enlevées en même temps que lui, un Allemand et un Kényan. Mais le ministère allemand a assuré que des « efforts intensifs » se poursuivaient en vue de la libération du deuxième otage allemand. M. Horstmeier « avait été séparé des deux...