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Rivaldo, gaucher à l’itinéraire mouvementé

Le génial gaucher brésilien Rivaldo est reconnu comme l’un des meilleurs joueurs du monde, mais son style et sa personnalité ont suscité critiques et débats tout au long de sa carrière. Dernière polémique en date, celle qui l’a opposé au Néerlandais Louis Van Gaal, redevenu entraîneur du FC Barcelone en mai. Après la résiliation du contrat entre le club et le joueur, le 21 juillet, Van Gaal affirme que si Rivaldo avait montré la même attitude et le même engagement (après ses récompenses de 1999, Ballon d’Or et titre de meilleur joueur Fifa, ndlr), il aurait voulu de lui. Ce à quoi le joueur répond : « Van Gaal me fait pitié, il envie Rivaldo parce que j’ai été champion d’un tournoi (le Mondial 2002) où il n’a même pas pu aller », faisant référence à la non-qualification des Pays-Bas, alors entraînés par Van Gaal, pour la Coupe du monde en Asie. Les relations entre les deux hommes étaient déjà tendues en 1999, alors que Van Gaal entraînait le Barça. Et même au Brésil, Rivaldo (30 ans, 66 sélections depuis décembre 1993, 33 buts) a souvent été contesté. Depuis ses débuts, à Santa Cruz (1991-92), Mogi-Mirim (1992-93), aux Corinthians (1993), où il se révèle, puis Palmeiras (1993-96), les Brésiliens lui reprochent son égoïsme sur le terrain et son goût immodéré pour les dribbles. Cette réputation d’individualiste lui vaut de nombreuses polémiques, y compris en sélection où son parcours a souvent été tortueux. Bouc émissaire Déjà contesté, il devient bouc émissaire de tout un peuple après les Jeux olympiques d’Atlanta en 1996. En demi-finale, alors que le Brésil mène 3 à 2 face au Nigeria, Rivaldo perd une balle dont profite Kanu pour égaliser. Le Brésil s’incline 4 à 3 et l’entraîneur d’alors, Mario Zagallo, accable Rivaldo, qui restera éloigné des sélections pendant un an. Outre son jeu, les Brésiliens ont souvent reproché à Rivaldo sa timidité qui peut le faire passer pour distant. Un trait de caractère qui renvoie à son enfance, à Recife, dans le Nordeste, la région la plus pauvre du Brésil. Ses premiers crampons, il ne les acquiert qu’à 15 ans. Avant, il joue au football dans la rue, et, victime de malnutrition, perd même trois dents. Drôle de destin pour celui qui deviendra une énorme vedette, mais n’a pas oublié son passé, au risque d’en nourrir parfois quelques complexes malgré la reconnaissance acquise au Mondial 98, puis 2002. En juin dernier, le n° 10 de la Seleçao a été l’auteur d’un très beau Mondial. Il a fini deuxième meilleur buteur (5 buts) à égalité avec l’Allemand Miroslav Klose, derrière un autre Brésilien, l’astre Ronaldo (8 buts). Pourtant, même là, les polémiques n’ont pas manqué : Rivaldo a reçu une amende de 11 500 francs suisses (7 840 euros environ) pour simulation après Brésil-Turquie (2-1) au premier tour. Le Milan AC est son troisième club européen, après le Deportivo La Corogne (Esp/1996-97) et le Barça (Esp/1997-2002). Avec les Rossoneri, il espère décrocher le titre de champion d’Italie. Pour apporter de nouveau la preuve à ses détracteurs qu’il est bien l’un des joueurs les plus talentueux de la planète.
Le génial gaucher brésilien Rivaldo est reconnu comme l’un des meilleurs joueurs du monde, mais son style et sa personnalité ont suscité critiques et débats tout au long de sa carrière. Dernière polémique en date, celle qui l’a opposé au Néerlandais Louis Van Gaal, redevenu entraîneur du FC Barcelone en mai. Après la résiliation du contrat entre le club et le joueur, le 21 juillet, Van Gaal affirme que si Rivaldo avait montré la même attitude et le même engagement (après ses récompenses de 1999, Ballon d’Or et titre de meilleur joueur Fifa, ndlr), il aurait voulu de lui. Ce à quoi le joueur répond : « Van Gaal me fait pitié, il envie Rivaldo parce que j’ai été champion d’un tournoi (le Mondial 2002) où il n’a même pas pu aller », faisant référence à la non-qualification des Pays-Bas, alors...