Le boxeur canadien Kirk Johnson, après neuf années d’attente et 33 combats, veut saisir sa première chance mondiale en s’attaquant au titre WBA des lourds détenu par l’Américain John Ruiz, ce soir à Las Vegas (Nevada). Bien que challenger, Johnson est donné favori face à Ruiz, un adversaire qui n’a jamais vraiment convaincu, même après ses 36 reprises (3 confrontations) face à son compatriote et ancienne tête couronnée, Evander Holyfield. « C’est le rêve d’une vie et je vais tout faire pour le réaliser, affirme Johnson, 30 ans. C’est l’occasion pour moi de faire valoir mes capacités et mon talent. » « Cela ne me dérange nullement de ne pas être favori. Au contraire, cela me motive, assure pour sa part Ruiz, également un trentenaire. Ce combat s’annonce très dur, mais je suis plus que prêt à montrer ce que je vaux. » Johnson a défendu les couleurs canadiennes aux Jeux olympiques de Barcelone en 1992. Passé pro, il a conclu 23 de ses 32 victoires avant la limite, palmarès entaché d’un match nul. Ce boxeur-puncheur, qui s’appuie sur un excellent jab, a obtenu sa chance mondiale en dominant l’Américain Larry Donald l’été dernier. En cas de succès face à Ruiz, le Canadien aimerait poursuivre son ascension face à... « Mike Tyson, Lennox Lewis ou Evander Holyfield ». Ruiz, au style plus bagarreur, est aussi resté dans l’ombre jusqu’à ce que le Britannique Lennox Lewis soit déchu du titre en 2000 pour avoir préféré Michael Grant à Ruiz. Ce dernier s’est alors lancé dans une série de trois combats avec Holyfield, concédant une défaite très contestée en avril 2000, remportant la deuxième manche en mars 2001 et conservant son bien à l’issue d’un match nul contestable en décembre dernier. À la même affiche, l’Américain Tim Austin (24 victoires pour 1 nul) défend son titre IBF des coq face au Mexicain Adan Vargas (37v, 3d, 1n), tandis que l’Américain Byron Mitchell (24-1-1) met en jeu sa couronne WBA des super-moyens face à son compatriote Julio Cesar Green (25-4-1). Holmes : le retour du quinquagénaire Argent, famille, palmarès... À 52 ans, l’Américain Larry Holmes a tout pour savourer sa retraite sportive, et pourtant l’ancien roi des lourds a décidé de remonter sur le ring pour affronter son compatriote Eric Esch, ce soir à Norfolk (Virginie). « À ceux qui se demandent pourquoi je combats encore, la réponse est simple : parce que j’aime cela, affirmait Holmes à l’orée de son 75e combat. C’est vrai que j’ai l’argent, les investissements... mais je veux encore combattre parce que je m’en sens encore capable. J’ai encore l’un des meilleurs jabs du gauche. » Mais ce qui le chiffonne le plus, c’est le manque de reconnaissance pour celui qui a gagné ses 48 premiers combats, est devenu champion du monde en 1978 en battant son compatriote Ken Norton. Titre qu’il a défendu durant neuf ans contre les meilleurs du moment, même Muhammad Ali certes en déclin. « Ils parlent des grands boxeurs sans jamais mentionner Larry Holmes. Peut-être qu’ils le feront une fois que tout le monde sera mort dans dix ans », plaisante-t-il, ajoutant plus sérieusement : « Je n’aurai jamais le respect qui m’est dû. » Holmes recevra un chèque de 250 000 dollars pour le combat de son troisième retour sur le ring (« vraiment le dernier », a-t-il assuré), confrontation qu’il veut conclure rapidement pour signer sa 45e victoire avant la limite. « Trois ou quatre reprises. Pas plus », affirmait-il. À 35 ans, Esch, un ancien des compétitions de « dur à cuire » dont il a conservé le style bagarreur, est rarement allé au-delà des quatre reprises, ce qui a valu le surnom de « roi des 4 rounds » en 49 combats (46v, 1d, 2n).
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le boxeur canadien Kirk Johnson, après neuf années d’attente et 33 combats, veut saisir sa première chance mondiale en s’attaquant au titre WBA des lourds détenu par l’Américain John Ruiz, ce soir à Las Vegas (Nevada). Bien que challenger, Johnson est donné favori face à Ruiz, un adversaire qui n’a jamais vraiment convaincu, même après ses 36 reprises (3 confrontations) face à son compatriote et ancienne tête couronnée, Evander Holyfield. « C’est le rêve d’une vie et je vais tout faire pour le réaliser, affirme Johnson, 30 ans. C’est l’occasion pour moi de faire valoir mes capacités et mon talent. » « Cela ne me dérange nullement de ne pas être favori. Au contraire, cela me motive, assure pour sa part Ruiz, également un trentenaire. Ce combat s’annonce très dur, mais je suis plus que prêt à...