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Iran Vif rappel à l’ordre des Pasdarans aux réformateurs

Le corps d’élite iranien des Pasdarans a lancé hier un rappel à l’ordre indirect mais vifr aux réformateurs, leur reprochant de vouloir laïcisier le régime et de faire le jeu des États-Unis. « On constate, dans une tendance forte pour la laïcité et le sécularisme, la volonté de séparer l’islam de l’État et d’affaiblir le Velayat-é-faghi » (la prédominance du religieux sur le politique), corps d’élite des forces armées. « Le danger actuel, c’est l’infiltration d’un courant suspect au sein des forces révolutionnaires ; un courant qui peu à peu veut changer les fondements et les valeurs de la révolution et donner de l’espoir à l’ennemi (les États-Unis) » ajoute le communiqué par allusion à certains dirigeants réformateurs qu’il ne cite pas. La mise en garde, au surlendemain d’imposantes manifestations antiaméricaines, survient alors que la tension politique est grande entre les conservateurs, qui détiennent de larges pouvoirs, dont la justice et l’armée, et les réformateurs, majoritaires au Parlement. L’imam de Qom critique vivement la démission de Tahéri L’imam de la prière de la ville sainte chiite de Qom, l’ayatollah Ali Mechkini, a vivement critiqué la récente démission de l’imam réformateur d’Ispahan Jalaleddine Tahéri, l’accusant de vouloir « créer la division » parmi les Iraniens. Cité dimanche par le quotidien Iran, l’ayatollah Mechkini, un conservateur, a affirmé que « cette démission a pour but de créer la division entre le peuple et le système islamique ». M. Mechkini, 77 ans, préside l’Assemblée des experts composée de religieux élus au suffrage universel qui désignent ou révoquent le guide de la République islamique. M. Tahéri, un ayatollah de 76 ans proche du président Mohammed Khatami et de l’ancien ministre de l’Intérieur Abdollah Nouri, emprisonné pour « propagande anti-islamique », avait démissionné le 9 juillet pour protester contre la « situation chaotique » régnant dans le pays. Le guide, l’ayatollah Ali Khameneï, a accepté cette démission et demandé à la population d’Ispahan de « garder le calme afin d’éviter tout débordement ». Khatami en visite à Kuala Lumpur Le président iranien Mohammed Khatami est arrivé hier à Kuala Lumpur pour une visite de trois jours en Malaisie destinée à renforcer les liens entres ces deux pays musulmans, a annoncé un responsable du ministère des Affaires étrangères. Le président iranien a été accueilli par le ministre malaisien des Affaires étrangères Syed Hamid Albar, a déclaré ce responsable, Syed Hamid. Aujourd’hui, M. Khatami doit se rendre au Parlement malaisien avant des entretiens plus tard dans la journée avec le Premier ministre Mahathir Mohammed, qui devraient notamment porter sur la question palestinienne, selon Syed Hamid. M. Mahathir avait stigmatisé l’appel du président américain George W. Bush à écarter du pouvoir le président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat. La lutte contre le terrorisme devrait également figurer au programme des entretiens, selon Syed Hamid. « Je suis certains qu’ils discuteront de ce que doivent faire les pays musulmans, de son impact sur l’islam et dans le cadre de l’OCI » (l’Organisation de la conférence islamique), a dit le représentant du ministère. Kuala Lampur doit assurer l’an prochain la présidence tournante de l’OCI, dont l’Iran est membre. L’Iran et la Malaisie doivent signer cinq protocoles de coopération, notamment dans les domaines du tourisme, des technologies de l’information et de la double imposition.
Le corps d’élite iranien des Pasdarans a lancé hier un rappel à l’ordre indirect mais vifr aux réformateurs, leur reprochant de vouloir laïcisier le régime et de faire le jeu des États-Unis. « On constate, dans une tendance forte pour la laïcité et le sécularisme, la volonté de séparer l’islam de l’État et d’affaiblir le Velayat-é-faghi » (la prédominance du religieux sur le politique), corps d’élite des forces armées. « Le danger actuel, c’est l’infiltration d’un courant suspect au sein des forces révolutionnaires ; un courant qui peu à peu veut changer les fondements et les valeurs de la révolution et donner de l’espoir à l’ennemi (les États-Unis) » ajoute le communiqué par allusion à certains dirigeants réformateurs qu’il ne cite pas. La mise en garde, au surlendemain d’imposantes...