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Actualités - Chronologie

Italie Immunité parlementaire : revers politique pour Berlusconi

Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi vient de subir un revers politique à cause d’un amendement présenté par un député de son parti, Forza Italia, offrant une très large immunité aux élus italiens. L’opération a provoqué un séisme mercredi. Devant l’ampleur prise par la polémique et les divisions au sein de sa propre majorité, M. Berlusconi est intervenu personnellement pour demander au député Francesco Nitto Palma de retirer son texte. Celui-ci, déposé à la Chambre des députés mardi soir, quasiment à la sauvette à 8 minutes de l’heure limite, prévoyait le « gel » des poursuites contre les parlementaires, les membres du gouvernement et le président de la République pendant la durée de leur mandat. En raison de son caractère rétroactif, son adoption par le Parlement aurait notamment permis d’arrêter les procès en cours contre Silvio Berlusconi, également magnat des médias, poursuivi depuis 1996 pour corruption et faux bilans dans l’affaire SME. Le président de la Chambre des députés, Pier Ferdinando Casini (centriste), a pesé de tout son poids dans la décision de M. Berlusconi. Il a fait valoir mercredi au président du Conseil qu’un tel amendement risquait de « causer plus de dégâts qu’une condamnation », rapporte la presse. La présidence de la République aurait également fait connaître sa réprobation. Mais, surtout, Silvio Berlusconi aurait aussi dû compter avec des défections au sein de sa coalition, car ses alliés d’Alliance nationale (droite) et de la Ligue du Nord (populiste, xénophobe) ont émis des réticences sur le texte. Marco Follini, président du groupe des députés démocrates-chrétiens (CCD), également membre de la coalition gouvernementale, est allé plus loin en annonçant « qu’en conscience », il ne pourrait pas voter un tel texte. Depuis un an qu’il est revenu au pouvoir, M. Berlusconi a déjà été montré du doigt plusieurs fois pour avoir fait voter des lois le favorisant personnellement.
Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi vient de subir un revers politique à cause d’un amendement présenté par un député de son parti, Forza Italia, offrant une très large immunité aux élus italiens. L’opération a provoqué un séisme mercredi. Devant l’ampleur prise par la polémique et les divisions au sein de sa propre majorité, M. Berlusconi est intervenu personnellement pour demander au député Francesco Nitto Palma de retirer son texte. Celui-ci, déposé à la Chambre des députés mardi soir, quasiment à la sauvette à 8 minutes de l’heure limite, prévoyait le « gel » des poursuites contre les parlementaires, les membres du gouvernement et le président de la République pendant la durée de leur mandat. En raison de son caractère rétroactif, son adoption par le Parlement aurait notamment...