Depuis 1975, une cinquantaine d’attentats à la bombe ou à la roquette
le 19 juillet 2002 à 00h00
L’organisation terroriste du 17 Novembre est responsable depuis 1975 de 23 assassinats et d’une cinquantaine d’attentats à la bombe ou à la roquette dans l’agglomération d’Athènes-Le Pirée. Ayant longtemps joui d’une grande popularité en Grèce, due au choix de cibles « impérialistes » – essentiellement des représentants des États-Unis, qui avaient ouvertement soutenu la dictature des colonels (1967-1974) – , le 17 novembre affiche une idéologie alliant marxisme et nationalisme, dans des tracts ou longues déclarations écrites, longtemps intégralement publiées dans la presse. Ce groupe, insaisissable pendant 27 ans et qui tire son nom de la révolte des étudiants grecs contre la dictature des colonels réprimée dans le sang le 17 novembre 1973, a fait son apparition en décembre 1975 en assassinant le chef d’antenne de la CIA en Grèce, Richard Welch. Il a depuis cette date assassiné des diplomates et militaires américains et turcs, des Grecs comme l’armateur Costas Peratikos en 1997, et plus récemment l’attaché militaire britannique à Athènes, le général Stephen Saunders en juin 2000. Le groupe a également revendiqué en 1998 une série de six attentats antiaméricains, à la bombe ou à la roquette, causant des dégâts matériels aux cibles choisies, deux Mac Donalds, des bureaux de la société General Motors, des concessionnaires Opel et Chrysler. Ce groupe est considéré comme l’un des plus dangereux d’Europe par Washington qui n’a jamais retiré le 17 Novembre de sa liste des organisations terroristes, et qui a renouvelé en 1997 la prime de 2 milliards de dollars offerte en 1984 à tout informateur permettant l’arrestation des responsables de ce groupe. Il figure aussi sur la « liste noire » officielle de l’UE. De son côté, le gouvernement grec a promis en août 2000 une récompense de 1,5 milliard de drachmes (près de 4,5 millions d’euros). Dans les années 1970, 80 et 90, l’organisation a assassiné entre autres quatre fonctionnaires américains, deux diplomates turcs et un député conservateur grec, Pavlos Bakoyannis, gendre de l’ancien Premier ministre Constantin Mitsotakis. Le groupe a également volé en décembre 1989 dans une caserne de l’armée à Sikourio près de Larissa (centre) un stock de roquettes antichars.
L’organisation terroriste du 17 Novembre est responsable depuis 1975 de 23 assassinats et d’une cinquantaine d’attentats à la bombe ou à la roquette dans l’agglomération d’Athènes-Le Pirée. Ayant longtemps joui d’une grande popularité en Grèce, due au choix de cibles « impérialistes » – essentiellement des représentants des États-Unis, qui avaient ouvertement soutenu la dictature des colonels (1967-1974) – , le 17 novembre affiche une idéologie alliant marxisme et nationalisme, dans des tracts ou longues déclarations écrites, longtemps intégralement publiées dans la presse. Ce groupe, insaisissable pendant 27 ans et qui tire son nom de la révolte des étudiants grecs contre la dictature des colonels réprimée dans le sang le 17 novembre 1973, a fait son apparition en décembre 1975 en assassinant le...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.