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L’UE veut une conférence internationale sur la paix cet automne

Une conférence internationale sur la paix au Proche-Orient « devrait avoir lieu de préférence cet automne », a estimé hier le ministre danois des Affaires étrangères, Per Stig Moeller, dont le pays assure la présidence tournante de l’Union européenne. Dans un message aux participants d’un séminaire des Nations unies organisé à Copenhague, M. Moeller a estimé « nécessaire de convoquer bientôt une conférence internationale de paix pour confirmer les paramètres d’une solution politique et pour établir un calendrier réaliste et bien défini pour la création d’un État palestinien indépendant ». « Cette conférence devrait avoir lieu de préférence cet automne afin d’avoir un impact positif sur les élections (palestiniennes) prévues en janvier 2003 », a-t-il souligné. Ce séminaire sur « La fin de la confrontation et la construction de la paix au Proche-Orient » réunit depuis hier et jusqu’à aujourd’hui des personnalités israéliennes, palestiniennes, jordaniennes, européennes et américaines. M. Moeller, qui se trouvait actuellement à New York, a appelé Israéliens et Palestiniens à « prendre des mesures importantes afin de faire avancer le processus de paix ». « Israël doit immédiatement se retirer de ses positions avancées (dans les territoires palestiniens) afin de permettre la réalisation de réformes palestiniennes et la tenue des élections, et prendre aussi des mesures concrètes pour améliorer la situation dans les zones palestiniennes », a-t-il affirmé. Il a exhorté également les Palestiniens à « mettre en œuvre de véritables réformes » et « à mettre un terme aux activités terroristes contre des Israéliens innocents ». Le ministre de l’Information palestinien, Yasser Abed Rabbo, a quant à lui, plaidé en faveur de la tenue, « le plus tôt possible, d’une conférence internationale de paix », soutenant l’idée « qu’elle ait lieu cet été ou au maximum au début de l’automne ». « Mais nous avons besoin de voir, avant, un retrait d’Israël des villes palestiennes, car, sans ce retrait, une conférence internationale ne serait juste qu’un pas cosmétique qui ne mènera nulle part », a-t-il déclaré, en marge du séminaire de l’Onu. Il a souligné « la nécessité du retrait des troupes israéliennes qui paralysent la vie ordinaire des Palestiniens » pour pouvoir organiser « des élections libres sous supervision internationale », sans immixion de l’extérieur, faisant référence à l’appel du président américain George W. Bush à écarter le président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat du pouvoir. « C’est un précédent très dangereux dans les relations internationales qu’au début du troisième millénaire, une superpuissance demande le changement d’un dirigeant d’un pays par des voies non démocratiques », a-t-il noté. L’ancien ministre travailliste israélien, Yossi Beilin, un des intervenants à ce séminaire, s’est rallié sur ce point à M. Rabbo, qualifiant l’exigence du président Bush « d’enfantine ».
Une conférence internationale sur la paix au Proche-Orient « devrait avoir lieu de préférence cet automne », a estimé hier le ministre danois des Affaires étrangères, Per Stig Moeller, dont le pays assure la présidence tournante de l’Union européenne. Dans un message aux participants d’un séminaire des Nations unies organisé à Copenhague, M. Moeller a estimé « nécessaire de convoquer bientôt une conférence internationale de paix pour confirmer les paramètres d’une solution politique et pour établir un calendrier réaliste et bien défini pour la création d’un État palestinien indépendant ». « Cette conférence devrait avoir lieu de préférence cet automne afin d’avoir un impact positif sur les élections (palestiniennes) prévues en janvier 2003 », a-t-il souligné. Ce séminaire sur « La fin de la...