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Action judiciaire de 25 banques pour geler un crédit à WorldCom

Vingt-cinq banques américaines tentent d’obtenir de la justice le gel d’un crédit de 2,65 milliards de dollars accordés en mai au groupe WorldCom, ce qui pourrait le forcer à se placer sous la protection de la loi sur les faillites, a rapporté le New York Times. Les banques affirment que le géant des télécommunications a fraudé en tirant sur cette ligne un mois avant de dévoiler des irrégularités comptables en 2001 et au début 2002 portant sur 3,8 milliards de dollars, a indiqué un avocat du groupe cité par le New York Times. La juge Helen Freedman de la Cour suprême de l’État de New York a refusé de trancher, mais a accepté d’examiner de nouveau la requête des banques demain, a indiqué Joseph Allerhand, du cabinet Weill, Gotshal and Manges. La détermination d’un aussi grand nombre de banques à empêcher WorldCom d’avoir accès à ces fonds augure mal de la possibilité pour le groupe d’obtenir des financements bancaires frais sans se restructurer sous la protection de la législation sur les faillites (chapitre 11), estiment plusieurs avocats et conseillers du groupe cités par le quotidien. Le PDG de WorldCom, John Sidgmore, avait déjà jugé jeudi « beaucoup plus difficile » d’éviter la faillite, dans un entretien avec le Wall Street Journal après que le deuxième groupe américain de communications à longue distance eut annulé le versement de 72 millions de dollars en dividendes à MCI, une compagnie de téléphone qu’il a rachetée. John Sidgmore avait dit que WorldCom avait d’intenses discussions avec ses créanciers sur les moyens d’éviter de se mettre sous la protection de la loi sur les faillites, tout en précisant qu’au moins deux des quatre options examinées prévoient le recours à cette procédure. La dette accumulée par WorldCom ces dernières années avec ses multiples acquisitions de sociétés est estimée à environ 30 milliards de dollars. WorldCom avait révélé fin juin à la suite d’un audit interne demandé par la nouvelle direction la plus grosse fraude comptable de l’histoire américaine, avec 3,8 milliards de dollars de dépenses courantes comptées comme des investissements pendant cinq trimestres. Cette tactique avait permis à WorldCom de déclarer des bénéfices pendant cette période au lieu de pertes. Le chapitre 11 permet à une société ne pouvant plus faire face à ses obligations financières d’obtenir la protection d’un juge contre les poursuites de ses créanciers, le temps qu’elle se réorganise.
Vingt-cinq banques américaines tentent d’obtenir de la justice le gel d’un crédit de 2,65 milliards de dollars accordés en mai au groupe WorldCom, ce qui pourrait le forcer à se placer sous la protection de la loi sur les faillites, a rapporté le New York Times. Les banques affirment que le géant des télécommunications a fraudé en tirant sur cette ligne un mois avant de dévoiler des irrégularités comptables en 2001 et au début 2002 portant sur 3,8 milliards de dollars, a indiqué un avocat du groupe cité par le New York Times. La juge Helen Freedman de la Cour suprême de l’État de New York a refusé de trancher, mais a accepté d’examiner de nouveau la requête des banques demain, a indiqué Joseph Allerhand, du cabinet Weill, Gotshal and Manges. La détermination d’un aussi grand nombre de banques à empêcher...