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Le tennis sous l’emprise du dopage, selon un responsable australien

Le recours aux stéroïdes illicites et à d’autres produits dopants est devenu très répandu dans le tennis professionnel, a estimé hier le directeur de l’agence antidopage australienne, qui accuse les autorités sportives concernées de fermer les yeux sur le phénomène. « Le tennis est fortement sous l’emprise du dopage et (les autorités) se mentent à elles-mêmes si elles ne l’acceptent pas », déclare John Mendoza au journal The Australian. Longtemps tabou, le dopage commence à faire surface dans le tennis. Le Français Nicolas Escudé a notamment livré son sentiment sur le sujet pendant Roland-Garros, déclarant que le tennis « clean » (propre) est une utopie. Parallèlement, deux joueurs disputant les Internationaux de France, mais dont on ignore le nom, ont subi un contrôle positif. Pour John Mendoza, le problème est particulièrement aigu dans le tennis féminin. L’usage de produits dopants y est tellement répandu que le sport s’achemine vers une crise majeure semblable à celle traversée par la natation lors des Mondiaux de Rome en 1994, ou par celle du cyclisme sur le Tour de France ces dernières années. Le tennis est avec le football et le handball un des rares sports à ne pas effectuer de contrôles inopinés. Les joueurs sont contrôlés systématiquement sur les quatre tournois du grand chelem mais John Mendoza reste sceptique. « Les joueurs peuvent prendre des stéroïdes à effet court qu’ils associent à une hormone de croissance. Cela produira de la masse musculaire et une énorme puissance. Et même s’ils peuvent arrêter juste avant un tournoi pour être en règle lors du contrôle, leur performance continuera de profiter des effets des médicaments. »
Le recours aux stéroïdes illicites et à d’autres produits dopants est devenu très répandu dans le tennis professionnel, a estimé hier le directeur de l’agence antidopage australienne, qui accuse les autorités sportives concernées de fermer les yeux sur le phénomène. « Le tennis est fortement sous l’emprise du dopage et (les autorités) se mentent à elles-mêmes si elles ne l’acceptent pas », déclare John Mendoza au journal The Australian. Longtemps tabou, le dopage commence à faire surface dans le tennis. Le Français Nicolas Escudé a notamment livré son sentiment sur le sujet pendant Roland-Garros, déclarant que le tennis « clean » (propre) est une utopie. Parallèlement, deux joueurs disputant les Internationaux de France, mais dont on ignore le nom, ont subi un contrôle positif. Pour John Mendoza, le...