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Territoires palestiniens Arafat limoge le chef de la police

Le président de l’Autorité palestinienne, Yasser Arafat, a limogé le chef de la police, le général Ghazi Jabali, dans le cadre des réformes des services de sécurité palestiniens, ont indiqué hier des responsables palestiniens à Ramallah. « Le président Arafat a pris la décision de démettre de ses fonctions Ghazi Jabali dans le cadre des réformes engagées par l’Autorité palestinienne et en particulier des services de sécurité », ont ajouté ces responsables qui ont requis l’anonymat. Le président Arafat a également démis de ses fonctions le chef de la défense civile Mahmoud Abou Marzouk, a-t-on poursuivi de mêmes sources. En septembre 1997, le ministre israélien la Justice de l’époque, Tzahi Hanegbi, avait signé une demande d’extradition à l’encontre de Ghazi Jabali pour son implication présumée dans des attentats anti-israéliens visant notamment des colons. Londres justifie une rencontre entre un membre du gouvernement et Arafat Le nouveau secrétaire d’État britannique au Proche-Orient, Mike O’Brien, devait rencontrer hier Yasser Arafat dans le cadre d’une visite de familiarisation avec la région, malgré la décision des États-Unis de ne plus traiter pour le moment avec le président de l’Autorité palestinienne. Le porte-parole du Premier ministre britannique Tony Blair a justifié hier le principe de la rencontre entre le nouveau secrétaire d’État au Proche-Orient, nommé récemment, et Yasser Arafat. M. O’Brien rencontrera également le ministre israélien des Affaires étrangères, Shimon Peres. « Nous avons dit que nous continuerons à parler avec ces gens qui sont les représentants élus du peuple palestinien, mais comme nous l’avons dit dans le passé, nous voulons voir une réforme de l’Autorité palestinienne », a déclaré le porte-parole. Mohammed Dahlan ne s’opposera pas au chef de l’Autorité L’ancien responsable de la sécurité palestinienne, Mohammed Dahlan, considéré comme un possible successeur de Yasser Arafat, a annoncé hier qu’il ne s’opposera pas au leader palestinien. « Aussi longtemps que les Israéliens sont contre Arafat, je suis avec lui, quelles que soient les réserves que je peux formuler concernant certaines décisions qui ont été prises », a déclaré Mohammed Dahlan dans un entretien au quotidien britannique The Guardian. Mohammed Dahlan, qui a quitté le mois dernier ses fonctions de responsable de la sécurité palestinienne, a souligné que l’intervention du président américain George W. Bush, demandant aux Palestiniens de renverser Yasser Arafat, avait montré, dans un dernier sondage, que neuf Palestiniens sur dix voteraient en faveur d’Arafat lors des prochaines élections prévues en janvier 2003. « Alors que le président (Arafat) est assiégé, ce serait une erreur de le critiquer et cela ne pourrait servir qu’Israël et les États-Unis », a affirmé Mohammed Dahlan, qui estime qu’ « il n’est pas question de changer de responsable dans de telles circonstances ». Le CCG exhorte Bush à agir selon ses paroles, mais pas à décider pour les Palestiniens Les monarchies du Conseil de coopération du Golfe (CCG) ont exhorté les États-Unis, hier, « à appliquer la vision » du président américain George W. Bush pour la paix au Proche-Orient, tout à déniant à celui-ci le droit d’intervenir dans le choix des dirigeants palestiniens. Les États-Unis doivent œuvrer pour « trouver les mécanismes nécessaires pour commencer à appliquer la vision du président Bush pour la paix dans la région, en mettant fin à l’occupation israélienne des territoires palestiniens et arabes aux frontières du 4 juin 1967 », écrit le secrétariat général du CCG dans un communiqué. Les six monarchies du Conseil relèvent « l’importance des éléments contenus dans le discours du président américain (du 24 juin) sur la paix au Proche-Orient, notamment l’établissement d’un État palestinien et l’arrêt des activités de colonisation (juive) dans les territoires occupés ». Les monarchies du Golfe soulignent cependant le droit des Palestiniens à choisir leurs dirigeants, « affaire interne dont seul le peuple palestinien peut décider ». Paris confirme la visite de Villepin au P-O pour étudier une sortie de crise Le ministre français des Affaires étrangères, Dominique de Villepin, doit étudier cette semaine les moyens de sortir de l’actuelle crise au Proche-Orient en se rendant dans trois pays de la région, a indiqué hier le ministère. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valero, a confirmé que M. de Villepin se rendrait à partir de vendredi au Liban, en Syrie et en Jordanie. Le voyage avait été annoncé lundi par une source diplomatique libanaise à Paris. Cette visite intervient dans la foulée de celle que le ministre a effectuée à la fin du mois de juin en Égypte, en Israël, dans les territoires palestiniens et en Arabie saoudite. Présentée par M. Valero comme la poursuite « de prises de contacts », elle se conclura dimanche.
Le président de l’Autorité palestinienne, Yasser Arafat, a limogé le chef de la police, le général Ghazi Jabali, dans le cadre des réformes des services de sécurité palestiniens, ont indiqué hier des responsables palestiniens à Ramallah. « Le président Arafat a pris la décision de démettre de ses fonctions Ghazi Jabali dans le cadre des réformes engagées par l’Autorité palestinienne et en particulier des services de sécurité », ont ajouté ces responsables qui ont requis l’anonymat. Le président Arafat a également démis de ses fonctions le chef de la défense civile Mahmoud Abou Marzouk, a-t-on poursuivi de mêmes sources. En septembre 1997, le ministre israélien la Justice de l’époque, Tzahi Hanegbi, avait signé une demande d’extradition à l’encontre de Ghazi Jabali pour son implication présumée...