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Actualités - Chronologie

Argentine Le FMI accepte de négocier en vue d’une reprise de l’aide

Après six mois de blocage, le Fonds monétaire international (FMI) a accepté de négocier « activement » avec l’Argentine en vue d’une reprise rapide de son aide financière à ce pays. Cet accord, annoncé par le directeur-général du FMI, Horst Koehler après deux jours d’entretiens à Washington avec le ministre argentin de l’Économie Roberto Lavagna, devrait normalement permettre de débloquer assez rapidement des crédits internationaux à Buenos Aires. Une mission du FMI se rendra à Buenos Aires dès la semaine prochaine et les discussions avec les autorités argentines « se concentreront sur les questions bancaires et financières », a de son côté indiqué M. Lavagna lors d’une conférence de presse. Les États-Unis se sont « félicités de la reprise des négociations et des progrès constructifs accomplis par le gouvernement argentin dans la conduite de réformes budgétaires et juridique », selon un porte parole du Trésor. La décision du FMI intervient dans un contexte d’aggravation des tensions sociales en Argentine et de détérioration de la situation économique et financière au Brésil, première économie d’Amérique du Sud, mais aussi dans plusieurs autres pays comme l’Uruguay, l’Équateur et le Venezuela. Le chef du gouvernement espagnol Jose Maria Aznar avait estimé jeudi au Canada, à l’issue du sommet du G8, que le FMI devait reprendre son soutien financier à l’Argentine pour éviter une « contagion » économique et politique. Le président argentin Eduardo Duhalde, visiblement excédé par des mois d’infructueuses tractations avec le FMI, avait pris à partie vendredi matin Horst Koehler en lui demandant lors d’une conversation téléphonique si le FMI « avait la volonté ou non » d’accorder une aide à son pays, en insistant sur le fait que son gouvernement « avait rempli les conditions requises ». « La situation est grave et je dois prendre des décisions d’urgence », avait-il ajouté selon des sources gouvernementales argentines. Quelques jours avant, M. Koehler s’était déclaré « déçu » dans un entretien à un journal allemand par le peu d’empressement apparent de Buenos Aires à restructurer le secteur bancaire du pays actuellement bloqué. Mais après ces échanges musclés, les négociations finales sont désormais enclenchées.« L’Argentine et le FMI ont débuté des négociations actives » qui devraient déboucher sur un programme soutenu de reprogrammation de la dette du pays soutenu par des crédits du FMI, a déclaré M. Koehler dans un communiqué. Roberto Lavagna a décidé de prolonger sa visite à Washington jusqu’à samedi, selon son porte-parole. Outre les responsables du FMI, il s’est entretenu avec les dirigeants de la Banque interaméricaine de développement et de la Banque mondiale. Le président de cette dernière, James Wolfensohn, a réitéré à l’issue de ces entretiens « l’engagement de l’institution de développement d’avancer dans la préparation d’un programme substantiel de prêts et d’assistance technique à l’Argentine, particulièrement dans les secteurs sociaux, qui serait débloqué après un accord avec le FMI », selon un communiqué. M. Koehler avait précisé en annonçant la reprise des négociations que les dernières discussions avaient permis de régler deux questions portant sur la réforme de la législation sur les faillites et l’abrogation de la loi sur la subversion économique, des conditions-clés posées par le FMI pour reprendre son aide. Il a précisé que les négociations qui démarrent allaient porter sur quatre sujets : - La finalisation du cadre budgétaire. - Les problèmes du secteur bancaire. - Le renforcement de l’indépendance de la Banque centrale. - Le développement d’un système de référence de la monnaie permettant de garantir la stabilité de la devise argentine, un sujet, a indiqué M. Koehler, sur lequel des experts indépendants pourraient être consultés. M. Lavagna a dit lors de sa conférence de presse qu’une réunion de ces experts pourrait se tenir à Washington, en Europe ou à Buenos Aires, dès la semaine prochaine ou au début de la semaine suivante. Constatant leur désaccord en matière de politique monétaire, le FMI et l’Argentine se sont entendus sur la nécessité de former « un groupe d’experts de très haut niveau qui évaluera l’évolution de la situation monétaire et sa complexité », a expliqué le ministre en refusant de citer des noms. Il a précisé qu’il pourrait s’agir de deux à quatre personnes parmi lesquelles d’anciens gouverneurs de Banque centrale. Buenos Aires espère voir rapidement débloquer un crédit du FMI de quelque 9,5 milliards de dollars gelé en décembre 2001 après que l’Argentine se fut déclarée en défaut de paiement sur ses 141 milliards de dollars de dette extérieure. L’Argentine connaît une grave crise économique après plus de quatre ans de récession.
Après six mois de blocage, le Fonds monétaire international (FMI) a accepté de négocier « activement » avec l’Argentine en vue d’une reprise rapide de son aide financière à ce pays. Cet accord, annoncé par le directeur-général du FMI, Horst Koehler après deux jours d’entretiens à Washington avec le ministre argentin de l’Économie Roberto Lavagna, devrait normalement permettre de débloquer assez rapidement des crédits internationaux à Buenos Aires. Une mission du FMI se rendra à Buenos Aires dès la semaine prochaine et les discussions avec les autorités argentines « se concentreront sur les questions bancaires et financières », a de son côté indiqué M. Lavagna lors d’une conférence de presse. Les États-Unis se sont « félicités de la reprise des négociations et des progrès constructifs accomplis...