Rechercher
Rechercher

Actualités

L’Onu entrevoit une occasion unique de briser le marché de l’héroïne

La chute de la production d’opium en Afghanistan en 2001 offre une occasion unique de briser le marché mondial de l’héroïne dont l’offre se raréfie, estiment les Nations unies. La possibilité d’assécher le marché suppose cependant que la production d’opium ne reprenne pas à grande échelle en Afghanistan ou que ce pays ne soit pas remplacé rapidement par d’autres producteurs, a averti le Pnucid. Le directeur du Pnucid s’est cependant montré optimiste pour l’Afghanistan. Avec le nouveau gouvernement, « la culture illicite du pavot reculera parce qu’elle n’a pas sa place dans l’Afghanistan tel que nous le concevons », a-t-il dit lors d’une conférence de presse. L’interdiction de la culture de l’opium par les talibans en 2000 a entraîné une réduction des deux tiers de la production mondiale, relève l’agence de l’Onu basée à Vienne dans son rapport annuel sur les tendances mondiales du marché de la drogue. La hausse des prix des opiacés (opium, morphine et héroïne) qui s’en est suivie et la pureté moindre des produits disponibles pourraient avoir pour conséquence « une diminution rapide et sensible des utilisateurs d’opiacés ». « Celle-ci pourrait offrir l’occasion de déclencher une spirale descendante pour réduire à presque rien un marché en contraction constante », ajoute le Pnucid en appelant la communauté internationale à poursuivre la lutte contre la production et la consommation d’opium. S’appuyant sur l’exemple de l’Australie, où le démantèlement de réseaux de trafiquants a asséché l’approvisionnement en héroïne depuis décembre 2001, les experts de l’Onu s’attendent à ce que les drogués se tournent vers des produits licites de substitution, comme la méthadone, là où ils sont disponibles. Mais ils craignent aussi des conséquences mortelles dans les pays pauvres mal équipés pour traiter les drogués. Le rapport reconnaît cependant que la production d’opium pourrait redémarrer rapidement en Afghanistan. Avant l’interdiction par les talibans, l’Afghanistan produisait 70 % de l’opium dans le monde. En 2001, la production mondiale est tombée de 4 700 tonnes à 1 600 tonnes. Mais les paysans afghans ont repris la culture de l’opium après la chute des talibans. La récolte entre mars et août de cette année devrait atteindre 1 900 à 2 700 tonnes, avertit le Pnucid. Le gouvernement intérimaire de Hamid Karzaï a mené un programme d’éradication des champs de pavot entre avril et juin, mais moins d’un tiers des champs ont été arrachés moyennant compensation financière.
La chute de la production d’opium en Afghanistan en 2001 offre une occasion unique de briser le marché mondial de l’héroïne dont l’offre se raréfie, estiment les Nations unies. La possibilité d’assécher le marché suppose cependant que la production d’opium ne reprenne pas à grande échelle en Afghanistan ou que ce pays ne soit pas remplacé rapidement par d’autres producteurs, a averti le Pnucid. Le directeur du Pnucid s’est cependant montré optimiste pour l’Afghanistan. Avec le nouveau gouvernement, « la culture illicite du pavot reculera parce qu’elle n’a pas sa place dans l’Afghanistan tel que nous le concevons », a-t-il dit lors d’une conférence de presse. L’interdiction de la culture de l’opium par les talibans en 2000 a entraîné une réduction des deux tiers de la production mondiale,...