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Les Anglais veulent prendre leur revanche sur la Coupe du monde

Les Anglais, affreusement déçus après leur élimination vendredi de la Coupe du monde de football, refusent de ranger leurs petits drapeaux et comptent désormais sur une victoire du numéro un britannique Tim Henman au tournoi de tennis de Wimbledon. « Nous avons peut-être perdu vendredi nos illusions footballistiques face au Brésil dans le cadre de la Coupe du monde, mais nous pouvons maintenant recommencer comme si de rien n’était à Wimbledon », notait lundi en première page The Independent. « Les espoirs du pays se tournent vers Henman », titrait de son côté le Guardian le jour du début du tournoi de Wimbledon, plus grand tournoi sur gazon au monde. « L’optimisme disproportionné du pays a quitté l’Extrême-Orient et les footballeurs anglais pour se placer à l’ouest de Londres, sur les épaules de Tim Henman et Greg Rusedski », poursuivait-il. La reine Elizabeth II, qui fête cette année son jubilé d’or (50 ans de règne), « a son emploi du temps libre » le week-end de la finale messieurs, dans deux semaines, pour une éventuelle remise du trophée de Wimbledon à un Britannique, croyait savoir pour sa part le Daily Telegraph. Le Telegraph rappelait que, pour son jubilé d’argent (les 25 ans de son couronnement) en 1977, la reine avait remis le trophée à la Britannique Virginia Wade. Ce fut la dernière victoire d’un ou d’une Britannique à Wimbledon... La « Henmanmania » En 48 heures, la « Beckhamania » a été comme par magie remplacée par la « Henmanmania ». L’an dernier, les fans de Tim Henman avaient baptisé « Henman Hill » (la colline Henman), une pelouse de Wimbledon face à laquelle étaient retransmis les matchs sur écran géant. Vendredi matin, l’un d’eux, Frances Burgess, 42 ans, originaire de Evesham (ouest de l’Angleterre), était en tête de file à Wimbledon pour obtenir un billet. « J’aimerais vraiment voir Tim Henman remporter enfin une victoire », a-t-elle expliqué. Henman, que les maisons de paris placent favori à 4 contre 1, n’a jamais été placé dans d’aussi bonnes conditions que pour cette 116e édition du tournoi, selon les experts. L’Américain Pete Sampras (n° 6), qui l’arrêta deux fois en demi-finales (en 1998 et 1999), n’est plus ce qu’il était. Et le Croate Goran Ivanisevic, qui fit de même l’an dernier avant de s’emparer du titre, n’a plus à courir après la consécration de son talent singulier. L’Australien Pat Rafter, deux fois finaliste malheureux en 2000 et 2001, a pris une retraite anticipée. Quant à un autre Australien, Lleyton Hewitt (n° 1), atteint par un virus, il a été contraint d’abandonner à Bois-le-Duc (Pays-Bas). Le Times consacrait même un éditorial à Wimbledon et soulignait que « Henman devrait cette fois épargner au pays une agonie inutile ». « Il est de son devoir soit de remporter le tournoi, de préférence sans perdre un seul set, soit, si cela n’est pas possible, d’avoir la décence de perdre dès le premier tour », ajoutait l’éditorialiste. En attendant, les Anglais gardaient leurs petits drapeaux blancs à croix rouge accrochés aux antennes-radio de leur voiture et un dessinateur humoristique du Guardian représentait l’un d’eux disant à un autre : « Je le garde jusqu’à ce que Henman se fasse sortir... »
Les Anglais, affreusement déçus après leur élimination vendredi de la Coupe du monde de football, refusent de ranger leurs petits drapeaux et comptent désormais sur une victoire du numéro un britannique Tim Henman au tournoi de tennis de Wimbledon. « Nous avons peut-être perdu vendredi nos illusions footballistiques face au Brésil dans le cadre de la Coupe du monde, mais nous pouvons maintenant recommencer comme si de rien n’était à Wimbledon », notait lundi en première page The Independent. « Les espoirs du pays se tournent vers Henman », titrait de son côté le Guardian le jour du début du tournoi de Wimbledon, plus grand tournoi sur gazon au monde. « L’optimisme disproportionné du pays a quitté l’Extrême-Orient et les footballeurs anglais pour se placer à l’ouest de Londres, sur les épaules de Tim Henman...