Peu médiatique mais terriblement efficace, la Turquie, demi-finaliste du Mondial 2002 et dernier quart-de-finaliste de l’Euro 2000 encore qualifié, est, proportionnellement, le pays européen dont le football a le plus évolué au cours de la dernière décennie. «Nous avons fait notre révolution et tout est désormais possible », estime ainsi le sélectionneur Senol Gunes, le « Dino Zoff », qui a raccroché ses gants à l’âge de 45 ans avec Trabzonspor, le club de sa vie. La reprise en main, à la fin des années 80, par de riches hommes d’affaires d’institutions turques comme Galatasaray, Fenerbahçe et Besiktas, a permis de doper ces clubs qui se sont ouverts aux autres cultures footballistiques avec l’arrivée de joueurs étrangers comme les Nigérians Jay-Jay Okocha et Daniel Amokachi, le Roumain Gheorghe Hagi ou le Brésilien Mario Jardel. Une tendance toujours d’actualité comme le prouve la signature lundi de l’international Argentin Ariel Ortega en faveur de Fenerbahçe. La venue de ces étrangers a ainsi permis d’entrebâiller les portes de l’hermétique championnat turc qui, dans le même temps, a développé les écoles de football et s’est mis à son tour à exporter ses meilleurs éléments. Ainsi, sur les 23 joueurs qui participent à l’aventure en Asie, onze d’entre eux évoluent en Italie, en Espagne, en Allemagne bien sûr, et même en Angleterre. Galatasaray Enfin, le véritable détonateur de cette réussite a été l’éclosion au plus haut niveau de Galatasaray, vainqueur de la Coupe de l’UEFA 2000 et de la Supercoupe, mais qui a également su s’y maintenir en réussissant de bonnes campagnes européennes en Ligue des champions. L’an 2000 fut d’ailleurs une année charnière pour le football turc dont l’équipe nationale, alors dirigée par Mustafa Denizli, est arrivée en quarts de finale de l’Euro, s’inclinant finalement (2-0) contre une équipe du Portugal au sommet de son art. Senol Gunes prend alors les rênes de l’équipe et décide de s’appuyer sur l’ossature de Galatasaray. Pas moins de huit joueurs ayant porté, ou portant encore le maillot rouge et jaune du plus vieux club turc, forment ainsi la base de son équipe aux articulations bien rodées. Le bloc défensif notamment est très hermétique et impose un pressing le plus haut possible. Mais en faisant ce choix, Gunes savait qu’il s’exposait aux critiques d’une partie de la presse en raison notamment des partisans des autres clubs, s’estimant lésés par la part belle faite à Galatasaray. Qualifié par le biais d’un match de barrage contre l’Autriche, après avoir échoué sur le fil en raison d’une défaite contre la Suède, Senol Gunes a dû faire face à un véritable tir de barrage où son option défensive et son manque de charisme faisaient alors l’objet de toutes les critiques. Fort du soutien de ses joueurs, Gunes a persisté dans ses choix, et s’est mis à bouder les médias et à imposer le silence radio à ses troupes. La victoire contre le Japon, le deuxième succès contre un pays organisateur après la Belgique à l’Euro 2000, n’a rien changé pour lui. « Avant le début de la Coupe du monde, la presse de notre pays estimait que nous étions incapables de rivaliser avec les plus grandes équipes. Nous leur avons déjà démontré leur erreur. Mais maintenant, nous allons aller jusqu’au bout », a-t-il précisé juste avant de se retirer, toujours rancunier, dans le cocon de son équipe. Ronaldo OK, pas d’inquiétude pour Marcos L’attaquant et « phénomène » du Brésil Ronaldo, légèrement touché à la cuisse gauche, doit pouvoir tenir sa place contre la Turquie demain en demi-finale du Mondial 2002 de football, selon le docteur de la Seleçao qui s’est montré tout aussi rassurant sur les chances de participation du gardien Marcos, touché hier à l’entraînement. « Ronaldo peut tenir sa place dans le onze de départ pour le match », a déclaré le docteur José Luiz Runco. L’attaquant de l’Inter Milan s’est entraîné presque normalement sur la pelouse du stade de Saitama, théâtre de la rencontre, alors qu’il avait été laissé au repos lors du décrassage de dimanche après avoir été remplacé vendredi contre l’Angleterre en quarts de finale. « Je vais mieux. J’ai un jour de plus pour me reposer et m’entraîner. Je serai en bonne forme pour le match », a confirmé le joueur. « Il s’est entraîné doucement et ne s’est ressenti de rien. Nous lui avons dit de ne pas faire des sprints puissants », a précisé le docteur Runco. Ronaldo a participé au match d’entraînement dans l’équipe des titulaires probables, puis a été remplacé par Luizao après une vingtaine de minutes. Il a alors couru sur le bord du terrain en solitaire. Pas de triomphalisme Régulièrement blessé depuis la finale du Mondial 98 perdue 3 à 0 contre la France, Ronaldo n’avait fait son retour en Seleçao que début 2002, lors d’un match amical contre la Yougoslavie (1-0). Les Brésiliens ne se font pas davantage de souci pour le gardien Marcos, qui est sorti en boitant après un choc lors du match d’entraînement avec le remplaçant Beletti. « Cela ne semble pas sérieux, selon le docteur. Il devrait être capable de poursuivre l’entraînement demain (mardi). » Lors du match d’entraînement, le sélectionneur Luiz Felipe Scolari a essayé deux joueurs, Juninho Paulista puis Edilson, pour remplacer en milieu de terrain la star du Paris Saint-Germain Ronaldinho, suspendu pour un match après avoir été exclu contre l’Angleterre. Les joueurs brésiliens ont salué à l’envi la qualité de la Turquie, l’un des deux invités-surprises de la demi-finale avec la Corée du Sud : « Nous n’avons jamais dit que nous étions les meilleurs », a déclaré le latéral gauche Roberto Carlos, qui refuse tout triomphalisme. Sur le chemin du « penta » (le cinquième), les quadruples champions du monde doivent encore s’entraîner aujourd’hui dans l’après-midi avant la rencontre de demain à 20h30 heure locale (14h30 heure de Beyrouth). Les Brésiliens rêvent déjà du « penta » La victoire du Brésil face à l’Angleterre vendredi (2-1) a été vécue comme une finale anticipée du Mondial de football et le Brésil veut désormais croire au cinquième titre – le « penta » – de la Seleçao. Il faut pour cela, après la qualification pour les demi-finales, remporter demain le match contre la Turquie, mais tous les Brésiliens veulent y croire. Après tout, disent-ils, la solide rencontre de l’équipe de Scolari contre les Anglais d’Eriksson permet d’ores et déjà d’imaginer des matins heureux la semaine prochaine même si n’est pas à 100 % confirmé et que Ronaldino Gaucho est exclu. « Nous avons franchi un grand obstacle, mais il nous faut de la tranquillité, car nous n’avons pas encore gagné », a averti Cafu, le capitaine des « auriverde ». Mais au Brésil, le cinquième titre est maintenant dans toutes les têtes et les supporteurs se font un devoir d’encourager leur équipe. « L’enthousiasme de nos supporteurs au Brésil nous motive beaucoup », a reconnu le joueur Roberto Carlos au Japon. Timides au début du Mondial, quand la foi en la Seleçao était au plus bas, les traditionnelles décorations de rues deviennent de plus en plus soignées à mesure que le Brésil franchit les étapes : immenses drapeaux tendus aux fenêtres des immeubles, ou petits fanions accrochés aux antennes des voitures (et même celles de police), peintures des murs et des trottoirs, vitrines des boutiques dans le ton des maillots de l’équipe, tout est bon pour montrer sa confiance dans la « course au penta ». Superstitieux et patriotiques, enfants, adolescents et adultes vont travailler avec, qui un tee-shirt, un bandeau ou une casquette aux couleurs du Brésil, enfin n’importe quel gadget ou porte-bonheur susceptible de favoriser une victoire. Non sans oublier les prières dans un pays de 170 millions d’habitants où 80 % se déclarent catholiques. Les petits vendeurs ambulants exultent, ils ne cessent de vendre le « kit » du parfait supporteur : maillot, pétards ou sifflets. Les bars qui s’inquiétaient de l’horaire trop matinal des matchs se rattrapent maintenant sur les commémorations des quarts de finales et tablent déjà sur celles des demi-finales. Analystes et commentateurs sportifs rappellent que lors du match d’entrée au Mondial 2002 du Brésil contre la Turquie, la Seleçao l’avait emporté (2-1) « grâce à un penalty controversé » de l’arbitre Young Joo-Kim, mais ils estiment que le Brésil « a grandi dans l’adversité ». Confiants, ils affirment à la radio et à la télévision que « la sélection turque est appliquée et disciplinée, mais plus prévisible, donc moins dangereuse, que ne l’aurait été celle du Sénégal ». Arbitrage : place à l’élite La désignation des arbitres pour les demi-finales du Mondial 2002 de football préfigure ce qui, aux yeux du président de la Fédération internationale (Fifa) Joseph Blatter, doit être le corps arbitral des prochaines Coupes du monde de football : une élite formée à l’école européenne. Sur les huit hommes choisis pour officier aujourd’hui et demain lors des deux rencontres dont sortiront les finalistes du tournoi, sept sont ressortissants de pays d’Europe et le huitième est un Américain nourri à la tradition anglo-saxonne. Et, pour la finale qui se jouera le 30 juin à Yokohama, près de Tokyo, l’Italien Pierluigi Collina et le Suédois Anders Frisk ne paraissent pas devoir être concurrencés par le Béninois Coffi Codjia. Dénoncé par deux des plus influentes nations de football, l’Italie et l’Espagne, l’arbitrage en phase finale de Coupe du monde devrait, si le patron de la Fifa est suivi, exclure désormais la plupart des directeurs de jeu officiant en saison dans les « petits » championnats d’Afrique, d’Asie ou d’Amérique latine, le tiers-monde footbalistique. Tiers-monde Bien que partisan déclaré de l’universalité de son sport, le Suisse, triomphalement réélu, à la veille de ce Mondial, pour quatre ans à la tête de la plus puissante instance sportive du monde, n’est plus décidé à appliquer ce principe aux arbitres. « Nous devrons changer le système de sélection, de préparation et de choix des arbitres pour le prochain Mondial. Un Mondial accueillant les meilleurs joueurs et les meilleures équipes doit être dirigé dans l’absolu par les meilleurs arbitres, indépendamment de leur nationalité », a-t-il expliqué. « Il faut intensifier les séminaires dans le tiers-monde, mais, plus que des cours théoriques, il faut de la pratique. Il est indispensable que, comme les joueurs et les entraîneurs, les arbitres puissent aussi émigrer, même temporairement », a ajouté le secrétaire général de la Fifa Michel Zen-Ruffinen, qui cessera ses fonctions le 4 juillet. Le match de quart de finale entre l’Espagne et la Corée du Sud, qui a fait hurler au voleur les Espagnols, éliminés aux tirs au but (0-0, 5/3), était arbitré par l’Égyptien Gamal Ghandour assisté par l’Ougandais Ali Tomusange et le Trinidadien Michael Ragoonath, le quatrième arbitre étant le Koweïtien Saad Nane. Amateurs Le huitième de finale entre la Corée du Sud et l’Italie, éliminée (1-0) au but en or, qui avait allumé la mèche de la contestation, était dirigé par l’Équatorien Byron Moreno avec pour assistants l’Argentin Jorge Rattalino et le Hongrois Ferenc Szekely et pour quatrième homme le Marocain Mohammed Guezzaz. Pour la demi-finale entre l’Allemagne et la Corée du Sud aujourd’hui, c’est le Suisse Urs Meier qui sera au sifflet, les drapeaux de touche étant confiés au Français Frédéric Arnault et au Tchèque Evzen Amler. Un autre Français, Gilles Veissière, fera le quatrième. Pour Brésil-Turquie demain, la triplette de terrain sera constituée du Danois Kim Milton Nielsen, du Polonais Maciej Wierzbowski et du Slovaque Igor Sramka avec en réserve l’Américain Brian Hall. La Fifa n’ignore pas la difficulté pour les arbitres d’échapper à la contestation lorsque, face aux ralentis et aux « replays » sous tous les angles de la télévision, ils doivent, eux, décider dans la seconde avec, seulement, leurs yeux et jambes d’humains. Mais l’énormité des enjeux financiers du football moderne semble avoir convaincu le gouvernement de ce sport qu’il ne pouvait plus s’en remettre aux amateurs et bénévoles qui ont été à l’origine de sa richesse. Luis Enrique annonce sa retraite internationale L’international espagnol du FC Barcelone, Luis Enrique, a annoncé dimanche qu’il prenait sa retraite internationale, après l’élimination de son pays par la Corée du Sud samedi en quarts de finale de la Coupe du monde 2002 de football. Le match contre la Corée du Sud aura été sa « dernière apparition avec la sélection espagnole », a affirmé le milieu de terrain, 32 ans et 62 sélections, sur l’antenne de Radio Catalogne. Luis Enrique a assuré « avoir pris sa décision bien avant le Mondial » et a expliqué qu’il avait averti depuis la veille le président de la Fédération espagnole, Angel Maria Villar, ainsi que le sélectionneur national, Antonio Camacho. Luis Enrique, qui a disputé trois Coupes du monde avec l’Espagne (1994, 1998, 2002), a déclaré qu’il souhaitait « laisser la place aux jeunes », et qu’il voulait consacrer le temps qu’il lui reste à jouer à son club. « Maintenant, quand je regarderai les matchs de la sélection, je pourrai prendre du repos pour me consacrer au Barça. C’est à notre tour d’aller sur la place Sant Jaume pour célébrer un titre », a déclaré Luis Enrique, faisant allusion aux deux dernières années, au cours desquelles le Barça n’a plus remporté le moindre titre. Luis Enrique présente la particularité d’être conspué sur presque tous les terrains d’Espagne, même quand il joue avec le maillot de l’équipe nationale. Il est ainsi sifflé par le public d’Oviedo parce que c’est un ancien joueur du club rival, le Sporting Gijon, ou à Madrid parce qu’il a osé, crime suprême, troquer le maillot blanc du Real pour celui du FC Barcelone en 1996 après 5 années passées à Madrid. Le sang chaud de l’Asturien, en particulier dans sa jeunesse, ses nombreuses exclusions et ses coups de gueule n’ont pas non plus contribué à sa popularité. Son palmarès est pourtant éloquent : Luis Enrique a remporté le titre olympique en 1992 avec l’Espagne, une Coupe des coupes, trois championnats d’Espagne et trois Coupes d’Espagne, et le sélectionneur français Roger Lemerre avait même voté pour lui lors de l’élection du meilleur joueur Fifa de la planète en 2001. Juninho Paulista, la Coupe du monde enfin C’est le plus petit joueur du Mondial 2002 de football. Par la taille (1,65 m). Pour le reste, Juninho Paulista, appelé à remplacer Ronaldinho suspendu en demi-finale demain contre la Turquie, savoure des joies et des émotions qu’il aurait dû connaître dès 1998 sans une terrible blessure quelques mois avant le rendez-vous en France. Coup de chance pour lui cette fois-ci, l’ancien dribbleur de poche du Vasco de Gama a été appelé au dernier moment par Luiz Felipe Scolari pour donner de la percussion au milieu offensif : « Maintenant, quand nous attaquons, nous sommes trois pour mener des actions rapides et pour démarquer un quatrième. Aussi bien Rivaldo que Ronaldinho et moi, nous bougeons beaucoup. Et devant il y a toujours Ronaldo », détaille celui qui ne fait pas ses 29 ans avec ses airs de lutin un rien goguenard. Titulaire au premier tour, mais pas contre l’Angleterre en quart de finale, Juninho était dans l’équipe des titulaires probables hier à l’entraînement à la place de Ronaldinho. « L’entraîneur m’a placé en position un peu plus avancée sur le terrain. Cela ne change pas beaucoup mon rôle car depuis le début du Mondial, j’ai toujours joué au-delà du milieu de terrain. Mais je crois que ce nouveau poste me permettra de moins me fatiguer et d’être plus rapide », résumait-il. « Anéanti » en 1998 « Nous devons attaquer et chercher à marquer. C’est ce que nous faisons le mieux », poursuit Juninho, pour l’instant en ballottage favorable contre Denilson pour commencer face à la Turquie. L’ex-joueur de l’Atletico Madrid et de Middlesbrough savoure ce qu’il est convenu d’appeler une douce revanche sur l’existence. Il y a quatre ans, alors que le petit feu follet formait un duo d’enfer avec l’Italien au physique de bûcheron Christian Vieri sous les couleurs de l’Atletico Madrid, il avait raté la Coupe du monde en raison d’une blessure à une cheville en février, quatre mois avant le Mondial en France. « J’ai été anéanti. Ce fut la première blessure sérieuse que j’ai eue dans toute ma vie », se souvient le « Paulista », à ne pas confondre avec Juninho Pernambucano, le joueur de Lyon. Après la Coupe du monde, Juninho devrait remettre le cap vers l’un de ses deux ports d’attache en Europe, avec une préférence pour les brumes de Middlesbrough plutôt que pour le soleil de Madrid : « J’espère revenir en Premier League. Là, c’est mon cœur qui parle. Mais j’ai toujours un contrat avec l’Atletico Madrid. Ce contrat se termine en juillet, mais j’ai encore une option pour une autre année. Bref, je ne sais pas ce qui se passera », explique celui qui a dû saisir la justice l’automne dernier pour réclamer cinq millions de dollars d’arriérés de salaire au Vasco de Gama. Stig Toefting arrêté dans un restaurant Stig Toefting, le milieu de terrain de l’équipe de football du Danemark, a été arrêté dans la nuit de samedi à dimanche et inculpé pour coups et blessures, après une rixe dans un restaurant huppé à Copenhague, a-t-on appris hier de source policière. Le joueur de Bolton, qui a annoncé son retrait de l’équipe nationale après l’élimination en 8e de finale face à l’Angleterre (3-0), aurait frappé deux employés de l’établissement où était réuni un groupe de joueurs de la sélection danoise au Mondial 2002, selon la direction du restaurant, le Ketchup. Selon des témoins, Toefting aurait envoyé un uppercut à la face de l’un, et donné un coup de tête à l’autre. Il a cependant adressé ses excuses, le lendemain, aux deux employés malmenés, Michael Wilson et Patrik de Neef, qui les ont acceptées. Ces derniers ont « considéré l’incident clos », souligne le restaurant dans un communiqué. Le dîner au restaurant avait été organisé par le chef cuisinier de l’équipe nationale de football, Per Thoestesen, mais celui-ci n’a pas été agressé, contrairement à ce qu’indiquaient les premières informations de sources policières, précise ce communiqué du restaurant. Le milieu de terrain, connu pour son caractère bouillonnant, a été relâché après un interrogatoire au cours duquel il a nié les faits qui lui étaient reprochés. Il est inculpé de coups et blessures et risque une peine maximale de 18 mois de prison, a-t-on appris de source policière. En septembre 1999, il avait été condamné à 20 jours de prison avec sursis pour avoir frappé un client d’un café, qui l’avait nargué, à Aarhus.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Peu médiatique mais terriblement efficace, la Turquie, demi-finaliste du Mondial 2002 et dernier quart-de-finaliste de l’Euro 2000 encore qualifié, est, proportionnellement, le pays européen dont le football a le plus évolué au cours de la dernière décennie. «Nous avons fait notre révolution et tout est désormais possible », estime ainsi le sélectionneur Senol Gunes, le « Dino Zoff », qui a raccroché ses gants à l’âge de 45 ans avec Trabzonspor, le club de sa vie. La reprise en main, à la fin des années 80, par de riches hommes d’affaires d’institutions turques comme Galatasaray, Fenerbahçe et Besiktas, a permis de doper ces clubs qui se sont ouverts aux autres cultures footballistiques avec l’arrivée de joueurs étrangers comme les Nigérians Jay-Jay Okocha et Daniel Amokachi, le Roumain Gheorghe Hagi ou...