Dans n’importe quelle Coupe du monde passée, l’Allemagne aurait pu considérer sa demi-finale contre la Corée du Sud comme un sésame pour la finale, mais pas cette fois. Car ce n’est pas seulement une équipe qu’affronte aujourd’hui, à 14h30 heure de Beyrouth, l’Allemagne, mais tout un pays, qui ne doute plus de pouvoir offrir à son nationalisme la tête d’un triple champion du monde, après celles de l’Italie et de l’Espagne. Première sélection asiatique à passer le cap des quarts de finale d’un Mondial, la Corée ajoute désormais à une condition physique hors norme une confiance sans borne, insufflée par 47 millions de cœurs qui ne battent plus depuis trois semaines qu’au rythme de la KT, la Korean Team. « L’euphorie en Corée du Sud est impressionnante. Toute la nation est derrière son équipe qui agit avec une passion exemplaire, a constaté le sélectionneur allemand Rudi Voeller. Ce doit être le rêve de tout joueur de disputer un match dans cette ambiance face au pays hôte. » Après l’incroyable parcours des Coréens qui ont battu successivement le Portugal, l’Italie et l’Espagne ces trois dernières semaines, la demi-finale est devenue pour l’Allemagne le match de tous les dangers. Que la Mannschaft se retrouve en demi-finale n’est pas une surprise, puisque c’est la 10e fois en 17 éditions, mais concernant la Corée, qui n’avait jamais remporté un seul de ses 14 matchs disputés lors de ses cinq participations précédentes, sa qualification pour le dernier carré du Mondial dépasse l’entendement. Plus incroyable encore, les Coréens abordent cette demi-finale avec la conviction absolue de pouvoir battre les triples champions du monde allemands et de rencontrer ensuite soit le Brésil, soit la Turquie en finale de la Coupe du monde. « Une fois de plus, nous allons aborder ce match comme si nous étions une meute de jeunes chiens », a prévenu le sélectionneur de la Corée du Sud Guus Hiddink, devenu un héros national dans son pays d’adoption. « Nous sommes allés si loin que nous n’avons plus rien à perdre. Nous allons jouer exactement comme nous aimons le faire. » C’est-à-dire, au vu des matchs fournis par la Corée jusque-là, avec de la vitesse, des passes précises, et une circulation de balle incessante qui s’appuie sur une condition physique hors du commun. Succès majeur Hiddink répète d’ailleurs depuis le premier jour qu’il ne veut pas se contenter de gagner en honorabilité. Alors que le pays fêtait dans une liesse indescriptible la première victoire 2-0 contre la Pologne, le Néerlandais avait déclaré : « Je veux qu’ils aient envie d’autres victoires. En tout cas, moi j’en ai envie. » Les Polonais ont donc été les premiers à avoir été emportés par la vague rouge des supporters sud-coréens qui ont joué un rôle décisif – quoique difficilement quantifiable – dans l’incroyable succès de l’équipe nationale. L’Italie et l’Espagne, respectivement battues par la Corée du Sud en huitième et en quart de finale, ont d’ailleurs affirmé que cette démonstration de force des Diables rouges, du nom des supporters coréens, avait souvent fait pencher la balance arbitrale en leur défaveur. Mais s’il existe une équipe capable de faire abstraction de la pression de la foule pour se concentrer sur ses propres points forts, c’est bien l’Allemagne. Incroyablement réguliers, les Allemands sont désormais à deux doigts de disputer leur septième finale de Coupe du monde, et ne se laisseront probalement pas déconcerter par les supporters ou par leurs remuants adversaires, qui devraient ressentir quelque fatigue après avoir disputé deux prolongations épuisantes ces derniers jours. Pour que l’Allemagne l’emporte et ne soit pas la cinquième victime européenne de l’enthousiasme coréen, elle devra impérativement élever son niveau de jeu. Le sélectionneur allemand, Rudi Voeller, sait d’ailleurs à quoi s’attendre. « Les Sud-Coréens vont pousser jusqu’à ce qu’ils craquent et nous devrons rester très compacts derrière », a dit Voeller. « Ce sera sans doute un avantage pour nous qu’ils aient dû jouer deux fois en prolongation... mais ils ne m’ont pas l’air trop fatigués. » Mental de vainqueurs Et son adjoint Michael Skibbe d’ajouter : « Ils ont un incroyable mental de vainqueurs, et ils ne connaissent qu’une direction : aller de l’avant. » Grâce à des joueurs tels que Miroslav Klose (cinq buts dans ce Mondial) et Michael Ballack, auteur de la tête victorieuse contre les États-Unis en quart de finale (1-0), l’Allemagne tentera de prendre l’avantage dans les airs, notamment sur les coups de pied arrêtés. Mais le joueur allemand qui s’est montré le plus décisif jusque-là se trouve à l’autre bout du terrain. Le gardien et capitaine Oliver Kahn a signé une superbe Coupe du monde, particulièrement contre les Américains, et s’est dit « impatient » de jouer ce match. « L’émotion et la passion qui entourent cette équipe coréenne sont des choses que je n’avais jamais vues auparavant », a confié Kahn. Le portier du Bayern Munich ne s’inquiète pourtant pas d’un éventuel « effet Diables rouges » sur l’arbitrage. « Nous aurons peut-être une ou deux décisions contre nous, a-t-il déclaré. Mais c’est normal. On appelle cela jouer à domicile. Et si cela nous arrive, il ne faut pas se laisser démoraliser. » Si le sélectionneur allemand ne cesse de répéter qu’il n’y a « plus de petites équipes », l’entraîneur néerlandais des Coréens, Guus Hiddink, pourrait lui rétorquer qu’il n’y en a surtout plus de grandes aux yeux de Coréens euphoriques. « Ils n’ont plus peur de personne, a-t-il déclaré au sujet de ses joueurs. On n’a rien à perdre. La pression était plus forte avant en Coupe du monde et s’il y a encore de la pression, cette équipe ne sera pas paralysée », a affirmé le Batave qui considère toutefois que les Allemands sont les favoris. La stature supérieure des Allemands n’inquiète pas le milieu de terrain Park Ji-sung : « Ils sont grands, mais pas aussi rapides que nous. » Le gardien Lee Woon-jae ne se fait pas davantage une montagne de l’efficacité allemande sur les centres aériens. « Cela ne sera pas difficile pour moi d’intervenir sur ce genre d’attaques », a-t-il assuré. « À Séoul, sur notre terrain, nous n’avons peur de personne », proclame aussi le capitaine Hong Myung-bo, qui honore contre l’Allemagne sa 134e sélection, record d’Asie. L’entraîneur néerlandais a mis en garde ses hommes contre une confiance qui tournerait à l’excès. « La rencontre sera compliquée car l’équipe allemande ne joue peut-être pas très bien, mais est très efficace et bien en place tactiquement. » Les deux équipes devront peut-être faire chacune un changement majeur en milieu de terrain. L’Allemand Dietmar Hamann est toujours en délicatesse avec son genou droit depuis le quart de finale et pourrait laisser sa place au milieu défensif Jens Jeremies. Dans la formation coréenne, Lee Eul-yong pourrait remplacer Kim Nam-il qui a subi un mauvais tacle contre l’Espagne. Le bon mot de la fin est revenu à Michael Skibbe, l’adjoint de Voeller. Interrogé sur ce que l’Allemagne pouvait faire de mieux que l’Italie et l’Espagne, il a répondu : « Gagner. » Les équipes probables Allemagne : Oliver Kahn, Christoph Metzelder, Sebastian Kehl, Thomas Linke, Torsten Frings, Bernd Schneider, Dietmar Hamann (ou Jens Jeremies), Michael Ballack, Christian Ziege, Miroslav Klose, Oliver Neuville. Corée du Sud : Lee Woon-jae, Choi Jin-cheul, Hong Myung-bo, Kim Tae-young, Park Ji-sung, Yoo Sang-chul, Song Chong-gug, Lee Young-pyo, Lee Eul-yong, Ahn Jung-hwan, Seol Ki-hyeon. Impossible n’est plus coréen Avec une équipe nationale qui accroche à son tableau de chasse le gros gibier du football européen, les Coréens ne doutent plus de rien et la voient déjà, le jour de sa demi-finale contre l’Allemagne, remporter la Coupe du monde 2002 le 30 juin à Yokohama (Japon). Le gouvernement a décidé hier de déclarer férié le 1er juillet et, le 2, des festivités seront organisées dans tout le pays pour célébrer la réussite du Mondial, le premier à s’être joué en Asie, coorganisé par la Corée du Sud et le Japon. Officiellement, ces dispositions sont indépendantes de l’issue du tournoi, que les Coréens se qualifient ou non pour la finale, qu’ils remportent ou non le trophée. Mais elles témoignent d’un espoir de moins en moins secret de les voir atteindre à ce bonheur suprême. Le chef de l’État Kim Dae-jung avait déjà déclaré au soir du quart de finale remporté par la sélection face à l’Espagne que ce jour était « le plus heureux » depuis la fondation légendaire du pays il y a 5 000 ans. Si l’équipe entraînée par le Néerlandais Guus Hiddink devait poursuivre sur sa lancée, les références historiques pourraient manquer. Rupture de stock Près d’un million de personnes avaient, lors du premier match de poule de la Corée du Sud, face à la Pologne le 4 juin, suivi la rencontre sur les quelque 70 écrans géants installés sur les places publiques des principales villes. Au total, selon les statistiques policières, 13,26 millions de personnes ont assisté de la rue aux cinq premiers matchs (3 matches de poule, huitième et quart de finale) de la sélection. Aujourd’hui, la police estime qu’elles seront sept millions, près de 15 % de la population, toutes revêtues du maillot écarlate des Red Devils, l’association officielle des supporteurs, à suivre la retransmission de la demi-finale sur, cette fois, 400 écrans géants. Pour communier à distance avec les 60 000 privilégiés qui, eux, donneront de la voix, de la trompette et du tambour dans le stade de Séoul. Plus de 30 000 policiers ont été mobilisés en vue d’éviter que la fête tourne au drame. Rien que dans la capitale, quelque 2,5 millions de personnes sont attendues, encadrées par 7 000 agents des forces de sécurité et 5 000 pompiers en alerte. Les fabricants de T-shirts (rouges) ont annoncé être en rupture de stock en dépit des heures supplémentaires imposées à leurs employés. Près de 10 millions de maillots frappés du slogan « Be the Reds » ont été vendus depuis le 31 mai. « Le choc de leur vie » Les téléviseurs, eux, ne manquent pas dans les foyers, mais suivre le match dans la rue permet de se mêler beaucoup plus intimement à la vague de ferveur patriotique sans précédent qui déferle depuis trois semaines et grossit en proportion des exploits de l’équipe. La rue permet aussi de chanter sa joie et sa fierté nationale pendant de longues heures après le coup de sifflet final. Les Red Devils avaient promis l’enfer au Portugal, à l’Italie puis à l’Espagne, trois des principales victimes de la sélection. Ils ont tenu parole. Ils annoncent maintenant que les Allemands vont avoir « le choc de leur vie » en pénétrant sur la pelouse. Les banderoles accrochées aux bâtiments de Séoul ne laissent pas de doute : « En route pour Yokohama. » Il y a trois semaines, les Coréens attendaient de leur équipe qu’elle remporte une victoire en phase finale de Coupe du monde. Viser plus haut leur paraissait utopique. Mais, aujourd’hui, impossible n’est plus coréen. Rudi Voeller sur les traces de Beckenbauer Rudi Voeller, champion du monde comme joueur en 1990, pourrait, pour sa première Coupe du monde de football comme sélectionneur, emboîter le pas à Franz Beckenbauer, devenu champion du monde comme sélectionneur il y a douze ans après avoir enlevé le trophée en 1974 comme joueur. Pour y parvenir, Voeller, 42 ans, doit encore franchir deux obstacles. À commencer par la demi-finale face à la Corée du Sud, aujourd’hui à Séoul, alors que les Reds asiatiques seront soutenus par des millions de supporteurs dans les rues de la capitale sud-coréenne et partout dans le pays. Même si le Brésil est le grand favori pour enlever son cinquième titre mondial, il serait hasardeux de parier contre Voeller, originaire de Hanau, près de Francfort, qui a marqué plus de 250 buts dans différents championnats nationaux avec Stuttgarter Kickers, 1860 Munich, le Werder Brême, l’AS Rome, l’Olympique de Marseille et le Bayer Leverkusen. Voeller, la terreur des défenses des championnats d’Allemagne, d’Italie ou de France pendant plus d’une décennie, a beaucoup en commun avec l’élégant « Kaiser Franz » qui a inventé le rôle du libero moderne. Provisoire puis définitif L’âge du sacre d’abord. Champion du monde le 7 juillet 1974 à Munich, sa ville natale, Beckenbauer avait presque 29 ans (en septembre suivant) alors que Voeller a soulevé la Coupe le 8 juillet 1990 à Rome à l’âge de 30 ans. Beckenbauer, l’éminence grise du Bayern Munich et président du comité d’organisation de la Coupe du monde 2006 en Allemagne, avait pris les rênes de la Mannschaft sans abandonner ses responsabilités au sein du club, quand il a pris la succession de Jupp Derwall en 1984. Voeller, alors qu’il était directeur sportif du Bayer Leverkusen, a hérité de la fonction de sélectionneur tout en étant temporairement entraîneur de l’équipe du géant de la chimie et de la pharmacie du Bayer Leverkusen à la suite de l’affaire de la consommation présumée de cocaïne de Christoph Daum. Daum, l’entraîneur de Leverkusen, devait devenir l’entraîneur de la Mannschaft en 2001, après un Euro 2000 calamiteux avec le sélectionneur Erich Ribbeck, et Voeller assurer l’intérim de juillet 2000 à juin 2001. À la suite des démêlés de Daum, le provisoire est devenu définitif et Voeller a même vu prolonger son contrat par la Fédération allemande (DFB) jusqu’en 2006. Sportif de l’année Un gage de confiance partagé par toute l’Allemagne, qui considère Voeller comme l’homme providentiel, un peu comme quelques années plus tôt le « Kaiser Franz ». « Rudi Voeller est le héros du football allemand comme Franz Beckenbauer l’était il y a quinze ans », a récemment souligné l’assistant de l’actuel sélectionneur, Michael Skibbe. La cuisante défaite face à l’Angleterre (1-5) au stade olympique de Munich le 1er septembre, en qualification du Mondial, n’a pas entamé le crédit de popularité de Voeller, qui a participé à trois Mondiaux, et n’a pas empêché le magazine allemand du football Kicker de le désigner sportif de l’année. Six ans après avoir raccroché les crampons, Voeller, 90 sélections et 47 buts, pourrait même faire mieux que Beckenbauer, 103 sélections et 14 buts, qui a eu besoin de deux essais (1986 et 1990) pour décrocher le titre mondial comme sélectionneur. Si Voeller réussissait, il serait seulement le troisième footballeur avec Beckenbauer et le Brésilien Mario Zagallo à devenir d’abord champion du monde comme joueur, puis comme sélectionneur. La gazette Demi. La France, éliminée au premier tour, sera bien en demi-finale du Mondial de football avec la Corée du Sud et l’Allemagne. Pas sur le terrain bien sûr, mais au bord avec Frédéric Arnault, arbitre assistant, et Gilles Veissière, quatrième arbitre. C’est mieux que rien. Dévouement. La loyauté et le dévouement à l’Angleterre de l’entraîneur de la sélection anglaise, le Suédois Sven Goran Eriksson, dépasse le football. Selon le tabloïd suédois Expressen de dimanche, Eriksson a eu une relation de trois mois avec la présentatrice anglaise de la télévision érotique britannique Fantasy Channel, Jayne Connery. C’est Jayne qui a avoué avoir rencontré Eriksson dans la salle VIP du club Chelsea au stade de Stamford Bridge en novembre 2001. Prévisible. Le président du Venezuela Hugo Chavez avait prévu l’élimination de l’Espagne du Mondial. « Mon fils l’avait annoncée », a-t-il dit lors de sa causerie radiodiffusée hebdomadaire « Alo Presidente ». Dans la foulée, Chavez a pronostiqué la victoire finale du Brésil en Coupe du monde, notamment parce qu’il le soutient. Au passage, il a quand même envoyé « un salut amical » aux Espagnols. Piscine. Les Brésiliens restent cool avant leur rencontre en demi-finale contre la Turquie demain. À l’entraînement, dimanche, manquaient pratiquement tous les ténors de la Seleçao : Ronaldo, blessé, mais aussi Rivaldo, Cafu, Roberto Carlos, Lucio, Edmilson et Roque Junior, qui, comme il pleuvait, ont préféré se mouiller dans la piscine de leur hôtel. Kim. Le nom le plus courant parmi les journalistes et photographes accrédités au Mondial en Corée-Japon est Kim. Il y en a 145, pour 87 Lee, 36 Park et seulement 5 Smith. C’est vraiment une Coupe du monde asiatique. Men only. Est-ce le journalisme sportif qui n’intéresse pas les femmes ou le milieu du journalisme sportif qui est macho, toujours est-il qu’il n’y a vraiment pas beaucoup de consœurs parmi les confrères qui couvrent la Coupe du monde. Sur 4 200 journalistes, il n’y a que 232 femmes, dont la majorité vient du Japon, de Corée et des États-Unis. La palme de l’exclusion revient au Brésil : 155 journalistes accrédités et seulement 3 femmes. Réservations. La Fifa met des places supplémentaires à la disposition des supporteurs des équipes demi-finalistes. Il y en a 2 400 disponibles pour les fans du Brésil et le même nombre pour les spectateurs turcs. De plus, les fédérations de chaque pays disposeront de 1 000 places en plus. D’une façon générale, la Fédération internationale réserve 8 % des places pour chacune des équipes qui se rencontrent. Ce qui fera environ 5 800 (sur 73 000) pour les Coréens au stade de Yokohama (Japon). S’ils atteignent la finale du 30 juin. Jeunesse. La valeur n’attend pas le nombre des années, mais la révélation faite hier matin par le porte-parole de la Fifa a de quoi étonner. Selon les listes de la Fédération internationale, le journaliste accrédité le plus jeune pour le Mondial asiatique est un Bolivien de 14 ans, né, selon les formulaires qu’il a remplis, le 4 janvier 1988. Il s’appelle José Miguel Arabilla. La Fifa récompensera l’équipe la plus spectaculaire L’équipe la plus spectaculaire de la Coupe du monde de football 2002 recevra, pour la première fois, une récompense au terme de la compétition. La Fédération internationale de football a annoncé que cinq prix seraient décernés après la finale du Mondial, dimanche à Yokohama : – le Soulier d’or pour le meilleur buteur. S’il y a des joueurs ex aequo, leurs passes décisives seront prises en compte pour les départager ; – le Ballon d’or pour le meilleur joueur, décerné par les journalistes qui ont suivi la phase finale du Mondial – à ne pas confondre avec la désignation du meilleur joueur européen de l’année par le magazine France Football ; – le prix du Fair Play pour l’équipe sanctionnée par le moins grand nombre de cartons jaunes et rouges. Le comportement général de la sélection sera également pris en compte. La Belgique semble favorite devant la Suède ; – le prix pour l’équipe la plus spectaculaire, décerné par les supporters sur le site FIFAworldcup.com. – le Trophée Yachin pour le meilleur gardien, en hommage à l’ancien portier russe Lev Yachin, décerné par le groupe des études techniques de la Fifa.
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