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Actualités - Chronologie

Le Pakistan intensifie les rafles dans la mouvance intégriste

Le Pakistan a intensifié les rafles dans les milieux islamistes après l’attentat meurtrier perpétré la semaine dernière contre le consulat américain de Karachi (sud) et placé sa police en état d’alerte maximum par crainte de nouvelles attaques, a annoncé la police vendredi. Des dizaines de militants de mouvements religieux interdits ont été arrêtés dans les provinces du Sindh (sud) et du Punjab (centre), ont indiqué des sources policières. Selon un responsable du ministère de l’Intérieur, les forces de police pakistanaises ont été placées en « alerte maximum » depuis l’attentat du 14 juin à Karachi. « La police est en état d’alerte et nous ne prenons aucun risque », a ajouté ce responsable. Des forces paramilitaires ont également été déployées pour renforcer la sécurité, a-t-il indiqué. « Les résidences et les lieux de travail des étrangers sont plus étroitement surveillés qu’ils ne l’ont jamais été, du point de vue de la sécurité », a-t-il précisé. Les dernières rafles ont plus spécifiquement porté sur le noyau dur du Lashkar-e-Jhangvi, un groupe sunnite sectaire et du Jaish-e-Mohammad, une organisation militant pour l’indépendance du Cachemire. « Nous interpellons tous ceux qui fournissent de l’aide aux étrangers qui se sont infiltrés au Pakistan et qui veulent déstabiliser le gouvernement du président Pervez Musharraf », a déclaré un responsable de la sécurité. 700 extrémistes arrêtés Selon les services de sécurité, des éléments d’el-Qaëda et des fugitifs talibans qui ont quitté l’Afghanistan se sont alliés avec des organisations sympathisantes et des groupes extrémistes pakistanais interdits pour mener des attaques terroristes contre le ralliement d’Islamabad à la campagne américaine de guerre contre le terrorisme et contre la volonté du président Musharraf de réprimer l’extrémisme dans son pays. Quelque 700 extrémistes présumés avaient déjà été arrêtés après l’attentat au mois de mars contre une église de l’enclave diplomatique d’Islamabad, au cours duquel 5 personnes avaient été tuées, et celui perpétré à Karachi contre un autobus transportant des techniciens français et qui avait coûté la vie à 14 personnes le 8 mai. Mais l’enquête sur les auteurs de ces attentats n’a que peu progressé et aucun de leurs auteurs n’a encore été arrêté. Depuis décembre, le Pakistan a arrêté plus de 300 infiltrés d’el-Qaëda ou talibans dont une quarantaine dans les villes de Faisalabad et Lahore (province du Punjab). Au moins six étrangers suspectés d’appartenir à el-Qaëda ont été détenus à Karachi, capitale du Sindh, depuis l’attentat de vendredi contre le consulat américain de ce grand port du sud du pays, ont annoncé jeudi des sources proches des services de sécurité. L’un des proches lieutenants d’Oussama Ben Laden, Abou Zoubeida, avait été arrêté en mars à Faisalabad et remis aux États-Unis.
Le Pakistan a intensifié les rafles dans les milieux islamistes après l’attentat meurtrier perpétré la semaine dernière contre le consulat américain de Karachi (sud) et placé sa police en état d’alerte maximum par crainte de nouvelles attaques, a annoncé la police vendredi. Des dizaines de militants de mouvements religieux interdits ont été arrêtés dans les provinces du Sindh (sud) et du Punjab (centre), ont indiqué des sources policières. Selon un responsable du ministère de l’Intérieur, les forces de police pakistanaises ont été placées en « alerte maximum » depuis l’attentat du 14 juin à Karachi. « La police est en état d’alerte et nous ne prenons aucun risque », a ajouté ce responsable. Des forces paramilitaires ont également été déployées pour renforcer la sécurité, a-t-il indiqué. « Les...