Le Royaume-Uni toujours menacé par des terroristes intégristes
le 21 juin 2002 à 00h00
La Grande-Bretagne reste sous la menace d’une attaque de la part d’extrémistes islamistes malgré le renversement du régime taliban en Afghanistan, affirme un rapport des Communes, qui souligne la nécessité de « donner la priorité » aux services de renseignements. Le Premier ministre britannique Tony Blair a eu raison d’évoquer le risque de voir des armes de destruction massive nucléaires, chimiques ou biologiques tomber entre les mains de « terroristes », note ce rapport rédigé par la commission des Affaires étrangères de la Chambre des communes et intitulé « Politique étrangère et guerre contre le terrorisme ». Si une leçon doit être tirée des attentats du 11 septembre aux États-Unis, « c’est que la priorité doit être donnée à la collecte, l’évaluation et l’exploitation de renseignements de qualité », souligne le document. « Sans ces informations, ce pays (la Grande-Bretagne) et ses alliés sont terriblement vulnérables ». Le gouvernement doit indiquer si les services de renseignements britanniques disposent ou non des « ressources humaines, financières et autres dont ils ont besoin pour offrir la meilleure protection possible contre des attaques terroristes au Royaume-Uni ou contre des intérêts britanniques à l’étranger ». Le rapport se félicite de la réponse des gouvernements alliés, notamment américain et britannique, aux attentats du 11 septembre. « La guerre contre le terrorisme est un conflit non programmé et non recherché, indique le document. Mais lorsque le premier avion de ligne a frappé le World Trade Center, la guerre est devenue nécessaire et, une fois déclenchée, la guerre doit être menée vigoureusement, avec tous les moyens nécessaires ». « Nous estimons, ajoute le rapport, que la coalition, spécialement les États-Unis et la Grande-Bretagne, a fonctionné remarquablement bien. Fermeté et détermination ont été conjuguées avec modération et sensibilité ». Le rapport met cependant en garde la Grande-Bretagne contre le risque d’être entraînée dans des opérations militaires non cautionnées par les lois internationales contre ce que le président américain George W. Bush a qualifié d’« axe du mal », c’est-à-dire l’Irak, l’Iran et la Corée du Nord. « La guerre contre le terrorisme n’obtiendra de succès durables que si elle peut rassembler le plus vaste soutien international possible », observe encore le document. Les membres de la commission invitent aussi M. Blair à dire clairement s’il partage l’objectif américain de changer le régime en place à Bagdad et indiquer dans quelles circonstances une frappe préventive contre l’Irak serait justifiée. Le gouvernement britannique devrait également dire s’il est prêt à utiliser l’arme nucléaire à titre préventif contre un État disposant d’armes de destruction massive.
La Grande-Bretagne reste sous la menace d’une attaque de la part d’extrémistes islamistes malgré le renversement du régime taliban en Afghanistan, affirme un rapport des Communes, qui souligne la nécessité de « donner la priorité » aux services de renseignements. Le Premier ministre britannique Tony Blair a eu raison d’évoquer le risque de voir des armes de destruction massive nucléaires, chimiques ou biologiques tomber entre les mains de « terroristes », note ce rapport rédigé par la commission des Affaires étrangères de la Chambre des communes et intitulé « Politique étrangère et guerre contre le terrorisme ». Si une leçon doit être tirée des attentats du 11 septembre aux États-Unis, « c’est que la priorité doit être donnée à la collecte, l’évaluation et l’exploitation de renseignements de...
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