Rechercher
Rechercher

Actualités

AUDIT Le verdict de culpabilité pourrait sonner le glas d’Andersen

Le verdict de culpabilité pour entrave à la justice tombé samedi sur le cabinet d’audit Arthur Andersen, dans le cadre du scandale Enron, risque fort de sonner le glas de celui qui fut l’un des 5 grands mondiaux de l’audit comptable, estiment les analystes. « Cela va hâter la désintégration de la firme », a prédit Thomas Ajamie du cabinet d’avocats et d’experts en titres boursiers de la firme de Houston (Texas) Schirrmeister Ajamie LLP. Le groupe Andersen « est coupable d’avoir enfreint la loi. C’est très sérieux », a-t-il ajouté. Après 10 jours de délibérations difficiles, douze jurys ont estimé samedi lors d’un procès à Houston (Texas) qu’Andersen s’était rendu coupable d’entrave à la justice en détruisant en une semaine 1,7 tonne de documents relatifs à son client Enron, alors qu’une enquête du gendarme de la Bourse, la SEC, était en cours. Arthur Andersen, cabinet créé il y a 89 ans et basé à Chicago (Illinois), a déjà indiqué aux autorités boursières qu’il cesserait d’auditer des firmes cotées en Bourse à partir de la fin du mois d’août comme l’exigent les requêtes de la SEC à la suite du verdict de culpabilité de samedi. La sentence ne sera toutefois prononcée que le 11 octobre et devrait être suivie du déclenchement d’une procédure d’appel par les avocats du cabinet d’audit. Mais les experts s’attendent aussi à ce que les autorités au niveau des États commencent à poursuivre la firme comptable. Citant la mauvaise conduite d’Andersen dans le cas Enron, dont les pratiques comptables sont apparues hautement contestables dans plusieurs rapports, le Bureau de comptabilité publique du Texas a commencé en mai des démarches pour priver le cabinet d’une licence qui lui permettrait d’exercer dans cet État. Les États d’Arizona, de Floride et du Connecticut devraient faire de même, a indiqué M. Ajamie. Le principal défenseur d’Andersen, l’avocat Rusty Hardin, a assuré qu’il interjetterait appel du jugement aussi rapidement que possible. La firme a déjà perdu environ 600 clients et deux tiers de ses effectifs aux États-Unis au cours des derniers mois. Ses rivaux, les quatre autres grands du secteur dans le monde – Ernst and Young, KPMG, Deloitte and Touche et PricewaterhouseCoopers –, se partagent depuis quelques mois les restes d’Andersen. Pour le département (ministère) de la justice qui poursuit Andersen, le verdict de culpabilité de la firme est d’importance, souligne un professeur de droit à Chicago’s Northwestern University, Stephen Presser. « C’eût été une mascarade » s’il avait perdu, affirme M. Presser. Non seulement les procureurs fédéraux devaient gagner pour justifier leur décision de poursuivre la firme en son entier et non des individus seuls, mais ils avaient aussi besoin d’une victoire pour la suite des événements, c’est-à-dire une éventuelle poursuite du principal intéressé dans l’affaire : le groupe Enron.
Le verdict de culpabilité pour entrave à la justice tombé samedi sur le cabinet d’audit Arthur Andersen, dans le cadre du scandale Enron, risque fort de sonner le glas de celui qui fut l’un des 5 grands mondiaux de l’audit comptable, estiment les analystes. « Cela va hâter la désintégration de la firme », a prédit Thomas Ajamie du cabinet d’avocats et d’experts en titres boursiers de la firme de Houston (Texas) Schirrmeister Ajamie LLP. Le groupe Andersen « est coupable d’avoir enfreint la loi. C’est très sérieux », a-t-il ajouté. Après 10 jours de délibérations difficiles, douze jurys ont estimé samedi lors d’un procès à Houston (Texas) qu’Andersen s’était rendu coupable d’entrave à la justice en détruisant en une semaine 1,7 tonne de documents relatifs à son client Enron, alors qu’une...