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Le Portugal doit briser le rêve sud-coréen(photo)

Quarante-huit millions de Coréens espèrent que leur équipe obtiendra au moins un nul, aujourd’hui à Incheon, et se qualifiera pour les 8es de finale aux dépens d’un Portugal qui doit prendre les trois points s’il ne veut pas dépendre d’une défaite des Américains. Une défaite des États-Unis contre la Pologne, déjà éliminée, ferait en effet diablement les affaires de la Corée du Sud comme du Portugal qui s’affrontent lors de la dernière journée du groupe D. Ce cas de figure qualifierait automatiquement les Asiatiques alors que les Européens n’auraient besoin que d’un nul. En revanche, en cas de nul des Américains, les Portugais doivent gagner pour passer alors que les Coréens ont alors besoin d’un nul. Les contre-performances des Polonais, déjà éliminés, et les bons résultats américains incitent donc Portugais et Coréens à se concentrer sur le match plutôt que jouer avec une oreille sur la radio. Défaits par ces mêmes Américains lors de la première journée (3-2), les Portugais se sont repris contre la Pologne (4-0) et ne comptent pas commettre le même péché d’orgueil que lors de leur match d’ouverture. « Ce ne sera pas facile, la Corée joue bien. C’est une première finale à disputer », estime Luis Figo. Les Portugais pourront en outre compter sur l’efficacité retrouvée de leur buteur de Bordeaux, Pauleta, auteur d’un triplé contre la Pologne, mais aussi sur l’arrière droit de Liverpool, Abel Xavier, qui devrait effectuer son retour après avoir manqué les deux premiers matchs en raison de problèmes aux adducteurs. Côté coréen, les supporteurs dont plusieurs centaines ont campé sur le parvis du stade d’Incheon pour tenter d’obtenir les derniers billets disponibles, s’inquiètent pour la cheville gauche de Park Ji-sung, remplacé en fin de première période contre les États-Unis (1-1) et élément clé du secteur offensif asiatique. Son absence serait un coup dur pour l’entraîneur néerlandais Guus Hiddink, qui promet un jeu offensif, mais demande plus de réalisme à ses attaquants et notamment à ses deux titulaires Seol Ki-hyeon et et Hwang Sun-hong, auteur d’un but contre la Pologne et qui devrait fêter sa 100e sélection aujourd’hui : « Nous n’avons plus peur des grandes équipes, mais dans le football moderne, avoir cinq ou six occasions de but en un match, c’est beaucoup. Si vous voulez gagner, il faut en transformer quelques-unes en buts. » Les Américains sur la bonne voie Classés derniers du Mondial 98 de football, les États-Unis se retrouvent quatre ans plus tard en position de favoris pour la qualification en huitièmes de finale, un échelon qu’ils n’avaient plus atteint depuis 1994, chez eux. Coleaders du groupe D avec la Corée du Sud, les Américains affrontent lors de leur dernier match du premier tour, aujourd’hui à Daejeon, la Pologne déjà éliminée avec deux défaites au compteur, battue 2-0 par la Corée puis 4-0 par le Portugal. Vainqueurs-surprise (3-2) des Portugais puis auteurs d’un méritoire match nul (1-1) contre le pays coorganisateur, les hommes de Bruce Arena n’ont plus besoin que de partager les points avec les Polonais pour assurer leur qualification. En cas de défaite, seule les sauverait une victoire, aujourd’hui également, des Coréens face à un Portugal qui jouera sa survie dans la compétition. Cette situation favorable n’incite pas pour autant Arena à gérer son effectif. Trois titulaires, les défenseurs Frankie Hejduk et Jeff Agoos ainsi que le milieu de terrain DaMarcus Beasley, ont déjà été avertis et un nouveau carton jaune aujourd’hui entraînerait leur suspension pour le premier match du deuxième tour. Le sélectionneur américain ne fait pas de ce risque un critère déterminant de ses choix. « Nous devons aligner notre meilleure équipe. Les cartons sont un élément, mais nous allons aussi considérer la forme des joueurs et, bien sûr, les forces et faiblesses de l’adversaire », a-t-il affirmé hier. Arena craint beaucoup un sursaut polonais, pour l’honneur. Jerzy Dudek, le gardien de la sélection polonaise et de Liverpool n’en dit pas moins. « Nos hôtes nous ont extrêmement bien accueillis et nous devons faire un cadeau au peuple coréen avant de partir », a-t-il déclaré hier. Bruce Arena ne doute pas que les Polonais auront la faveur du public coréen. « Je n’ai aucune raison de penser que le public nous soutiendra face à la Pologne, a-t-il admis. Nous aurons nos supporteurs, mais je m’attends à ce que les spectateurs coréens présumés neutres encouragent de toutes leurs forces les Polonais ». Belgique-Russie : se qualifier pour faire taire les critiques La Belgique et la Russie, décevantes depuis le début de la compétition dans le groupe H, se disputent une place en huitièmes de finale du Mondial 2002 de football, aujourd’hui à Shizuoka (9h30 heure de Beyrouth), pour faire taire les critiques parfois virulentes. Les Russes (3 points) partent avec l’avantage de pouvoir se contenter d’un nul, tandis que les Belges (2 pts) sont condamnés à gagner pour ne pas quitter prématurément le premier Mondial asiatique. Une tâche qui s’annonce apparemment peu aisée pour les Diables Rouges, qui éprouvent les pires difficultés lorsqu’ils ont l’obligation de faire le jeu, comme ce fut le cas face à la Tunisie (1-1), lundi à Oita. Et le climat qui règne depuis quelques jours au sein de la délégation belge est loin d’être au beau fixe. Un journaliste flamand influent, François Collin du Nieuwsblad, a réclamé mercredi le départ immédiat de l’entraîneur Robert Waseige, lequel aurait perdu toute autorité sur son groupe – « Les joueurs en ont marre de sa dictature », titrait le quotidien Het Nieuwsblad. Les Diables préparent donc leur match décisif dans les pires conditions psychologiques et ont décidé de ne plus parler à la presse. Ils devront pourtant laisser aux vestiaires leur mauvaise humeur et faire preuve d’audace sur le terrain. Mostovoï de retour Mais d’audace réfléchie. Car, les Russes ne devaient pas se contenter de défendre le but gardé par Ruslan Nigmatullin. La meilleure façon pour les hommes d’Oleg Romantsev de franchir le cap du premier tour sera « de marquer le premier but de la rencontre face aux Belges », a indiqué l’entraîneur adjoint Mikhail Gershkovich. Le jeune attaquant Ruslan Pimenov, 20 ans, et le maître à jouer Alexander Mostovoï, un moment incertains, ont été déclarés aptes pour le match décisif. Selon l’encadrement technique russe, le milieu de terrain du Celta Vigo jouera. « Face au Japon, nous avons éprouvé des difficultés à conserver le ballon. Nous avons pourtant eu plusieurs occasions de marquer, mais nous avons manqué de réussite. Il faudra absolument que ce ne soit pas le cas contre la Belgique. Et alors, nous aurons de grandes chances de nous qualifier », a poursuivi Gershkovich. Voilà les Belges prévenus. « Le fait de devoir gagner a au moins un avantage : nous n’aurons pas à tergiverser. Je crois dur comme fer à notre qualification », a assuré pour sa part le capitaine belge Marc Wilmots, chargé par sa fédération de ramener le calme au sein du groupe. Le Japon sur une voie royale face à la Tunisie Le Japon, premier du groupe H, peut se contenter d’un résultat nul ou d’une défaite par un but d’écart, face à la Tunisie, aujourd’hui à Osaka, afin d’obtenir sa qualification pour les huitièmes de finale du Mondial 2002 de football, ce qui constituerait une première dans l’histoire du ballon rond nippon. Les « Aigles de Carthage », derniers du groupe, doivent pour leur part s’imposer par deux buts d’écart s’ils ne veulent pas être éliminés. Le combat apparaît très déséquilibré. Les troupes du pays du Soleil Levant, emmenées par l’entraîneur français Philippe Troussier, sont galvanisées par leur premier point dans une phase finale de Mondial, contre la Belgique (2-2), puis leur première victoire devant la Russie (1-0). « Nous avons 80 % de chances de nous qualifier », a assuré le technicien français, qui a comparé son équipe à un « volcan ». « Soyez fiers, soyez beaux (...) faites de ce jour un jour de gloire », sont quelques unes des paroles que Troussier adressera à ceux qu’il appelle ses « samouraïs » avant ce match. Rien ne semble pouvoir les stopper, dans le sillage de la révélation nippone, le poupin blond Junichi Inamoto (qui pourrait être laissé libre par Arsenal), auteur de deux buts. Sans compter la ferveur de tout un peuple qui prend des proportions inquiétantes pour les autorités, visiblement surprises par un tel raz-de-marée. De quoi faire trembler une formation tunisienne qui n’arrive pas à se remettre de sa dernière Coupe d’Afrique des nations, soldée par une élimination cuisante au premier tour sans marquer le moindre but. « Le Japon, c’est une très bonne équipe qui évolue devant un public incroyable », reconnaît l’entraîneur tunisien Ammar Souayah. Les Maghrébins sont apparus bien pâles lors de leurs deux précédentes prestations, une défaite contre la Russie (2-0) et un nul devant la Belgique (1-1). Leur seule chance réside dans leurs individualités, comme Slim ben Achour, Zoubeir Beya ou Ziad Jaziri pour faire la différence en un-contre-un. Le milieu de terrain Mourad Melki, lui, a déjà adopté la méthode Coué, martelant que sa formation peut gagner « 2-0 ou 3-0. » Mais les Japonais savent à quoi s’attendre. « Beaucoup de joueurs tunisiens se reposent sur leur technique individuelle. Dans ce contexte, c’est à nous de ne pas les laisser développer leur jeu », analyse ainsi le milieu de terrain Hiroaki Morishima, qui connaît la ville d’Osaka pour y évoluer en club (Cerezo Osaka). Le programme d’aujourd’hui Premier tour Groupe Lieu Heure Tunisie-Japon (H) Osaka 9h30 Belgique-Russie (H) Shizuoka 9h30 Portugal-Corée du Sud (D) Incheon 14h30 Pologne-États-Unis (D) Daejeon 14h30 Les résultats d’hier Groupe C Brésil-Costa Rica 5-2 Turquie-Chine 3-0 Groupe G Mexique-Italie 1-1 Croatie-Équateur 0-1. Le point des groupes C et G Groupe C Pts J G N P Bp Bc Diff 1. Brésil 9 3 3 0 0 11 3 +8 2. Turquie 4 3 1 1 1 5 3 2 3. Costa Rica 4 3 1 1 1 5 6 -1 4. Chine 0 3 0 0 3 0 9 -9 Groupe G 1. Mexique 7 3 2 1 0 4 2 +2 2. Italie 4 3 1 1 1 4 3 +1 3. Croatie 3 3 1 0 2 2 3 -1 4. Équateur 3 3 1 0 2 2 4 -2
Quarante-huit millions de Coréens espèrent que leur équipe obtiendra au moins un nul, aujourd’hui à Incheon, et se qualifiera pour les 8es de finale aux dépens d’un Portugal qui doit prendre les trois points s’il ne veut pas dépendre d’une défaite des Américains. Une défaite des États-Unis contre la Pologne, déjà éliminée, ferait en effet diablement les affaires de la Corée du Sud comme du Portugal qui s’affrontent lors de la dernière journée du groupe D. Ce cas de figure qualifierait automatiquement les Asiatiques alors que les Européens n’auraient besoin que d’un nul. En revanche, en cas de nul des Américains, les Portugais doivent gagner pour passer alors que les Coréens ont alors besoin d’un nul. Les contre-performances des Polonais, déjà éliminés, et les bons résultats américains incitent...