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Londres savait que des attentats étaient imminents avant le 11 septembre

Les services de renseignements britanniques, tout comme les américains, savaient avant le 11 septembre que des attentats organisés par Oussama Ben Laden étaient « imminents », mais « ignoraient leur nature et leur cible », selon un rapport parlementaire diffusé hier. « Des attentats, probablement contre des intérêts américains, étaient imminents, mais on ignorait leur nature et leur cible », affirme ce document de la commission parlementaire pour les Affaires de sécurité et de renseignements. La commission relève « les angoisses considérables » exprimées lors d’une réunion conjointe des services américains et britanniques en juin 2001. « Des informations et des analyses sont échangées sur une base régulière » entre les États-Unis et la Grande-Bretagne, notent les parlementaires dans leur rapport. « Le niveau de préoccupation était tel, en juin 2001, que des discussions sur Oussama Ben Laden et son organisation ont occupé une partie considérable du temps pendant ce sommet conjoint », selon ce rapport. « Un rapport du JIC (Joint Intelligence Committee, organisme regroupant les trois services de renseignements britanniques) a suggéré en juillet 2001 que des attentats organisés par Oussama Ben Laden étaient dans leur phase finale de préparation », écrit la commission dans son rapport. « Des intérêts américains ou israéliens étaient les cibles les plus probables, mais des intérêts britanniques étaient également en danger, y compris comme dommages collatéraux d’attaques contre des cibles américaines », poursuit le document. « Ce manque de renseignements sur une cible aussi difficile à repérer signifiait que le Royaume-Uni et les États-Unis ne savaient pas qui allait commettre ces attentats, comment ces attentats allaient être lancés, ou l’endroit où ils devaient avoir lieu », toujours selon ce rapport. Attentats de 1998 en Afrique : les victimes réclament 100 millions de dollars Les familles des victimes des attentats de 1998 contre les ambassades américaines en Afrique ont intenté une action en justice à hauteur de 100 millions de dollars en dommages et intérêts contre les instigateurs de ces attaques, a annoncé hier l’un de leurs avocats. « Nous avons lancé une procédure contre (Oussama) Ben Laden et 106 autres parties qui ont participé dans ce complot visant à tuer des Américains », a indiqué John Eaves, contacté par téléphone à Jacksonville (Floride). La procédure a été intentée devant le tribunal fédéral du district de Columbia où se trouve la capitale fédérale, Washington. M. Eaves, qui représente les 102 familles des victimes, a précisé que la procédure a été motivée par la conviction des survivants et des parents des victimes que le chef du réseau el-Qaëda est le responsable de ces attentats. Il a indiqué que les parties visées par la procédure figuraient non seulement des individus en fuite comme le mollah Mohammed Omar, fondateur du régime des talibans, mais aussi des organisations et des gouvernements, comme celui du Soudan, l’Iran, l’Irak et l’Afghanistan. Les islamistes marocains démentent tout lien avec l’organisation de Ben Laden Réaffirmant leur rejet de la violence, les mouvements fondamentalistes marocains ont nié hier tout lien avec les trois Saoudiens soupçonnés d’appartenir au réseau el-Qaëda, arrêtés récemment dans le royaume. Une douzaine de formations, rassemblées au sein de Justice et Charité (al-Adl wal Ihsane), mouvement interdit, et du Parti de la justice et du développement (PJD), sont actives au Maroc et notamment dans les grandes agglomérations telles que Fes, Tétouan, Tanger, Oujda, Marrakech, Casablanca et Rabat. « Notre mouvement a une position claire (...). Dans nos propos comme dans nos pratiques, nous démontrons que nous n’avons pas de lien avec le groupe el-Qaëda », a assuré Abdelouahed al-Moutaouakil, chef de file de Justice et Charité. Selon la presse marocaine, l’enquête en cours au sujet des trois Saoudiens aurait révélé l’existence de liens entre l’organisation d’Oussama Ben Laden et certains mouvements islamistes locaux. Arrestation au Soudan d’un membre présumé d’el-Qaëda soupçonné d’avoir voulu abattre un avion militaire US Les autorités soudanaises ont arrêté un suspect, membre présumé d’el-Qaëda, qui avait tiré un missile sol-air près d’une base militaire américaine en Arabie saoudite, rapportait hier le Los Angeles Times. Un responsable américain, cité par le journal, qualifie d’« importante » l’arrestation de ce personnage dirigeant une cellule du réseau terroriste d’Oussama Ben Laden. « Ce n’est pas quelqu’un du calibre d’Abou Zoubeida », le lieutenant de Ben Laden arrêté au Pakistan fin mars, « mais il est important. Il est certain que nous voulons mettre à l’ombre un individu cherchant à abattre un avion américain », a-t-il dit. Le général Peter Pace, chef adjoint de l’état-major américain interarmées, a indiqué fin mai qu’un cylindre de projectile tiré par un SA-7 russe avait été trouvé près de la base d’Air Sultan en Arabie, mais sans confirmer qu’il ait servi à viser des appareils américains. « Les forces de sécurité saoudiennes l’ont trouvé il y a environ un mois », mais les enquêteurs américains ne savent pas « si ce genre d’armes a été tiré à cet endroit ou bien si on l’y a laissé », avait-il déclaré, en soulignant que le Pentagone prenait « très au sérieux le fait que nos adversaires aient des missiles sol-air. Nous prenons des précautions au sol comme en l’air à chaque fois que nos appareils arrivent ou décollent », a ajouté le général. Cette découverte a amené le FBI (police fédérale américaine) à mettre en garde les autres agences chargées du maintien de l’ordre aux États-Unis contre l’utilisation potentielle de missiles de ce type contre des avions américains. L’Arabie saoudite sollicite l’accès aux détenus de Guantanamo Les États-Unis doivent autoriser l’Arabie saoudite à entrer en contact avec la centaine de ses ressortissants soupçonnés d’activités terroristes et actuellement détenus dans la base militaire américaine de Guantanamo, a déclaré hier un responsable saoudien. « Malheureusement, nous n’avons pas encore été en mesure de dépêcher sur place des représentants via les États-Unis ou d’avoir des informations de première main concernant (leurs) conditions de détention », a déclaré mercredi soir le prince Ahmad ben Abdul-Aziz, vice-ministre de l’Intérieur, cité par l’Agence de presse saoudienne. Le prince a déclaré avoir rencontré des représentants du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) il y a deux semaines en Arabie saoudite, et leur avoir demandé des nouvelles des ressortissants saoudiens emprisonnés à Guantanamo, où les États-Unis détiennent en tout plus de 400 personnes. Le chef de la CEI regrette le manque de contacts avec la CIA et l’Otan Les services secrets américains et l’Otan ne coopèrent pas avec les structures de la Communauté des États indépendants (CEI) sur l’antiterrorisme, a déclaré hier le chef de cette organisation basée à Moscou, le général Boris Mylnikov, cité par Interfax. « Le centre antiterroriste (de la CEI) n’a aucun contact direct avec les services secrets des États-Unis et avec l’Otan, et ce n’est pas de notre faute », a déclaré le général Mylnikov. « Nous avons annoncé que nous étions ouverts et prêts à l’échange d’informations, (mais) la CIA s’est montrée réservée dans la discussion de la lutte antiterroriste », a-t-il ajouté. Le centre antiterroriste de la CEI (l’ex-URSS moins les trois États baltes), créé en 2000 à l’initiative du président russe Vladimir Poutine, collecte les informations des services des États membres, notamment du FSB russe. Selon Interfax, la Russie transmet ces informations aux services américains dans le cadre de la coopération dans la lutte antiterroriste, à laquelle Moscou a déclaré son soutien après les attentats du 11 septembre dernier aux États-Unis.
Les services de renseignements britanniques, tout comme les américains, savaient avant le 11 septembre que des attentats organisés par Oussama Ben Laden étaient « imminents », mais « ignoraient leur nature et leur cible », selon un rapport parlementaire diffusé hier. « Des attentats, probablement contre des intérêts américains, étaient imminents, mais on ignorait leur nature et leur cible », affirme ce document de la commission parlementaire pour les Affaires de sécurité et de renseignements. La commission relève « les angoisses considérables » exprimées lors d’une réunion conjointe des services américains et britanniques en juin 2001. « Des informations et des analyses sont échangées sur une base régulière » entre les États-Unis et la Grande-Bretagne, notent les parlementaires dans leur rapport. « Le...