Syrie Arrestations de plusieurs entrepreneurs après la rupture du barrage Zeïzoun
le 13 juin 2002 à 00h00
Plusieurs entrepreneurs ont été arrêtés dans trois compagnies syriennes liées à l’édification du barrage Zeïzoun (nord de la Syrie), qui s’est effondré le 4 juin, a indiqué le Premier ministre syrien Mohammad Moustapha Miro, cité hier par le quotidien officiel Techrine. Mais les Comités de défense des droits de l’homme en Syrie (CDDS) ont estimé que les punitions n’étaient « pas une solution » et ont demandé des « réformes démocratiques » pour faire cesser « la corruption », responsable, selon eux, de la catastrophe de Zeïzoun. Cité par Techrine, M. Miro a dit mardi lors d’un Conseil des ministres qu’une commission d’enquête formée à Hama (à 210 km au nord de Damas) avait « pris la décision d’arrêter plusieurs personnes travaillant dans les compagnies qui ont procédé aux études, à l’exécution des travaux et à la maintenance du barrage ». Ces personnes travaillaient pour la Compagnie générale pour les études hydrauliques (qui a élaboré le projet), pour la société Rima (qui a conduit les travaux de construction du barrage) et pour la Compagnie du bassin de l’Oronte (qui assurait la maintenance des installations), indique Techrine. Nouvelles accusations à l’encontre de trois opposants Trois opposants syriens, dont l’économiste Aref Dalila, ont fait l’objet de nouvelles accusations, en plus de celles qui étaient déjà portées contre eux, lors d’une audience devant la Cour de sûreté de l’État hier, ont indiqué des avocats de la défense. Ces nouvelles accusations portées contre M. Dalila, l’homme d’affaire Habib Saleh et le médecin Walid Bounni, s’appuient sur des enregistrements effectués en prison à leur insu, ont indiqué les avocats. Les trois hommes ont notamment été accusés de « dénigrer le président de la République et le régime », a-t-on ajouté de même source. « Il s’agit d’une preuve illégale et illégitime basée sur la tromperie. C’est une violation de la liberté et de la vie intime », a estimé l’un des avocats, qui a requis l’anonymat.
Plusieurs entrepreneurs ont été arrêtés dans trois compagnies syriennes liées à l’édification du barrage Zeïzoun (nord de la Syrie), qui s’est effondré le 4 juin, a indiqué le Premier ministre syrien Mohammad Moustapha Miro, cité hier par le quotidien officiel Techrine. Mais les Comités de défense des droits de l’homme en Syrie (CDDS) ont estimé que les punitions n’étaient « pas une solution » et ont demandé des « réformes démocratiques » pour faire cesser « la corruption », responsable, selon eux, de la catastrophe de Zeïzoun. Cité par Techrine, M. Miro a dit mardi lors d’un Conseil des ministres qu’une commission d’enquête formée à Hama (à 210 km au nord de Damas) avait « pris la décision d’arrêter plusieurs personnes travaillant dans les compagnies qui ont procédé aux études, à...
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