Offres et demandes du dollar se sont équilibrées hier à Beyrouth, dans un climat très calme et dépourvu d’initiatives à l’achat et à la vente. Dans ce contexte, la BDL n’a pas été contrainte de se manifester sur le marché malgré qu’elle ait maintenu sa fourchette d’intervention entre 1501 et 1514 LL. Cela étant, le billet vert continuait à être fixé au même taux moyen indicatif de 1507,50 LL pendant qu’il se négociait dans les transactions interbancaires à 1514 LL, mais en dehors de la BDL Quant au volume des échanges, il n’aurait pas dépassé quelque 6 millions de dollars entièrement placés à l’achat et à la vente par les établissements de crédit. À l’étranger, le dollar a fait preuve de résistance aux influences dépri-mantes en provenance de la rechute de Wall Street et du Nasdaq. À cela aurait contribué la publication d’un bon chiffre de l’emploi aux États-Unis montrant que le chômage a baissé de 0,2 point à 5,8 % de la population active en mai consécutivement à la création de 41 000 emplois non agricoles. Pourtant, ces chiffres n’ont pas pu changer le sentiment du marché à l’égard des placements en actifs américains toujours affectés par les dé-boires des géants de la technologie, comme Intel et Texas Inst., et d’autres scandales qui ont miné la confiance des investisseurs qui auraient décidé de placer leur argent ailleurs qu’aux États-Unis. Plus tôt dans la matinée, l’euro avait faiblement réagi aux bons chiffres du chômage allemand en mai (voir ailleurs). Cela étant, le dollar a dû finalement se négocier à New York sans tendance déterminée à 0,9440 pour un euro contre 0,9460 la veille, à 1,4595 pour un sterling contre 1,4605, à 1,5570 FS contre 1,5580 et à 124,40 yens contre 124,20. L’effet Intel et Tyco accentue la déprime des Bourses mondiales En Bourse, les marchés américains des valeurs mobilières, dans le rouge jusqu’au milieu de la journée, sont parvenus à recouvrer une partie du terrain qu’ils avaient cédé sur des rachats du découvert et une chasse aux bonnes affaires. Ce mouvement leur a permis d’échapper aux liquidations massives attendues après la mise en garde d’Intel sur ses résultats au second trimestre. Toutefois, la poursuite des scandales dans le monde des affaires, avec l’élargissement hier à Tyco de l’enquête sur les délits de son PDG démis, ainsi que les préoccupations géopolitiques ont contribué à entretenir un sentiment toujours négatif sur la cote. Celle-ci, qui semble avoir ignoré le bon rapport sur l’emploi, a donc eu du mal hier à redresser la tête, se montrant incapable de faire beaucoup de progrès en clôture. De l’autre côté de l’Atlantique, les Bourses européennes ont terminé en nette baisse, entraînées par les technologiques, notamment Nokia et les semi-conducteurs qui ont souffert de l’avertissement sur le chiffre d’affaires d’Intel. D’autres secteurs ont connu aussi des pressions, surtout les fabricants de logiciels et les équipementiers de télécoms. À la Bourse de Beyrouth, la tendance a été dictée hier par le repli de 857 certificats de dépôts de la Blom Bank de 17 à 16 3/4 $, 4 542 actions A de Solidere et 13 420 actions de Holcim-Liban s’étant maintenues à 4 1/4 $ et 19/32 $ respectivement. Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Offres et demandes du dollar se sont équilibrées hier à Beyrouth, dans un climat très calme et dépourvu d’initiatives à l’achat et à la vente. Dans ce contexte, la BDL n’a pas été contrainte de se manifester sur le marché malgré qu’elle ait maintenu sa fourchette d’intervention entre 1501 et 1514 LL. Cela étant, le billet vert continuait à être fixé au même taux moyen indicatif de 1507,50 LL pendant qu’il se négociait dans les transactions interbancaires à 1514 LL, mais en dehors de la BDL Quant au volume des échanges, il n’aurait pas dépassé quelque 6 millions de dollars entièrement placés à l’achat et à la vente par les établissements de crédit. À l’étranger, le dollar a fait preuve de résistance aux influences dépri-mantes en provenance de la rechute de Wall Street et du Nasdaq. À cela...