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Tous les Brésiliens contaminés par la folie du football

La fièvre du football s’est emparée de tous les Brésiliens – célèbres ou anonymes, fanatiques ou prudents, candidats à la présidence ou électeurs – qui ne rechignent pas à se lever très tôt pour suivre les matches de la Coupe du monde et les évolutions de leur bien aimée « Seleçao » verte et or. Devant de petits écrans de télévision, dans les rues de Rio, cadres en costume et vendeurs ambulants assistent côte à côte à chaque action de leur équipe quatre fois championne du monde, soulignant avec force adjectifs la supériorité du football brésilien et clamant haut et fort que leur équipe décrochera le « penta » (cinquième titre). À les écouter ils seraient peut-être même pour quelque chose dans les buts marqués par Ronaldo et Rivaldo lors des débuts de l’équipe à Ulsan face à la Turquie (2-1). Tout le monde donne son opinion même si hors de la Coupe du monde certains n’assistent pas à un seul match de football. Chacun se promeut spécialiste d’autant plus facilement que les « vrais » experts (journalistes, ex-joueurs) se sont tous trompés sur le match d’ouverture entre la France et le Sénégal. Pour les candidats à la présidence (les élections se tiendront en octobre prochain), le facteur football ne peut être négligé sous peine de sanctions dans les sondages. Il faut montrer qu’on suit cette très sérieuse affaire de près. Tous les candidats se doivent de faire des pronostics sur les résultats de la Coupe, les chances du Brésil ou commenter les choix tactiques de l’entraîneur Luiz Felipe Scolari. Le candidat le mieux placé actuellement dans les sondages, Luiz Inacio Lula da Silva, du Parti des travailleurs (PT, gauche), qui avait prévu un résultat de 3 à 0 face à la Turquie, ne se prononce pas sur les chances du Brésil. Seul un des candidats Anthony Garotinho, ancien gouverneur de l’État de Rio et candidat du Parti socialiste brésilien (PSB, gauche populiste), s’est déclaré sûr et certain d’un cinquième titre pour le Brésil en se trompant cependant lourdement sur le résultat de Brésil-Turquie. Il avait prévu une éclatante victoire (5-0) pour les Brésiliens. Très prudent, le candidat du parti au pouvoir, le Parti de la social-démocratie brésilienne (PSDB) José Serra, avait prévu une victoire par 2 buts à 0. Sur le vainqueur de la Coupe, il s’est contenté de répondre : « J’espère que ce sera le Brésil ». Quant à Ciro Gomes, du Parti populaire socialiste (PPS - ex-parti communiste), il n’a pas hésité à prévoir un deuxième titre pour la France. Tous les candidats, électeur oblige, ont affirmé qu’ils ne manqueraient pour rien au monde un seul match de la Seleçao. De leur côté, la plupart des anciens grands joueurs de football brésiliens ont signé des contrats avec le puissant groupe privé de télévision Globo qui a l’exclusivité de la retransmission des matches au Brésil à travers TV Globo et Sportv (canal sportif par câble). Certains travaillent dans les studios de la chaîne en Corée du Sud ou au Japon, comme Paulo Roberto Falcao, Walter Casagrande, Junior et Rivelino (champion au Mexique en 1970) ou dans les studios brésiliens comme Zagallo (champion du monde comme joueur puis comme entraîneur) ou encore Dario (également champion au Mexique). Tostao est lui aussi en Asie pour la chaîne ESPN et le Jornal do Brasil, tandis que Socrates fait les commentaires pour la chaîne Rede TV. « Sévère sanction » contre Rivaldo s’il récidive La Fédération internationale de football (Fifa) a menacé hier le Brésilien Rivaldo, puni la veille d’une amende de 11 500 francs suisses (moins de 8 000 euros) pour simulation lors du match contre la Turquie du Mondial-2002 le 3 juin (2-1), d’une « sanction sévère » en cas de récidive. Le milieu offensif brésilien, l’une des stars les mieux payées du FC Barcelone (D1 espagnole), avait feint une douleur excessive après avoir été frappé par un ballon expédié violemment, alors que le jeu était arrêté, dans sa direction par le Turc Hakan Unsal. Ce dernier, déjà averti précédemment, avait écopé d’un second carton jaune à la suite de ce geste et été exclu par l’arbitre. «La Fifa veut faire la démonstration que ce genre de simulation ne peut être accepté ni rester impuni», a déclaré M. Keith Cooper, porte-parole de la Fifa, citant une déclaration du président de la commission de discipline, le Suisse Marcel Mathier.
La fièvre du football s’est emparée de tous les Brésiliens – célèbres ou anonymes, fanatiques ou prudents, candidats à la présidence ou électeurs – qui ne rechignent pas à se lever très tôt pour suivre les matches de la Coupe du monde et les évolutions de leur bien aimée « Seleçao » verte et or. Devant de petits écrans de télévision, dans les rues de Rio, cadres en costume et vendeurs ambulants assistent côte à côte à chaque action de leur équipe quatre fois championne du monde, soulignant avec force adjectifs la supériorité du football brésilien et clamant haut et fort que leur équipe décrochera le « penta » (cinquième titre). À les écouter ils seraient peut-être même pour quelque chose dans les buts marqués par Ronaldo et Rivaldo lors des débuts de l’équipe à Ulsan face à la Turquie...